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 le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)

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MessageSujet: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   18.06.14 11:18

Danny Cohen-Zhang Valentin Klements
le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange
Participants ✦ Danny & Valentin.
Statut ✦ privé.
Lieu ✦ quelque part dans les environs de Fairbanks.
Date ✦ juin.
Moment ✦ soirée.
Météo ✦ temps clair.
Prévention -18 ✦ non, il ne se passera rien.
PNJ ✦ comme vous voulez.


Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau.
Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau On aura mis deux éléments contraires, Comme tu vois être le feu et l'eau Entre éléments les deux plus adversaires : Je t'avertis qu'ils sont très nécessaires Pour te montrer par signes évidents Que si en moi ont été résidents Larmes et feu, bataille âprement rude : Qu'après ma mort encores ci dedans Je pleure et ars pour ton ingratitude. - blackheart & Maurice Scève.  
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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   18.06.14 11:19

Valentin se met à courir de toutes ses forces, oubliant que la journée a été longue, qu'il a beaucoup marché et qu'il n'a qu'une seule envie : s'allonger dans son lit. Il avance à toute vitesse avec angoisse. Pourvu qu'il y arrive. Il lui reste encore une centaine de mètres avant d'arriver, et ce chemin lui paraît tout à coup extrêmement long. Quelle idée aussi, de faire une expédition en dehors de Fairbanks, dans un coin de nature paumé. Pourquoi en a-t-il eu envie, déjà ? Il ne s'en souvient plus du tout. Le jeune homme finit par arriver à l'arrêt de bus et pousse un soupir de soulagement. Il en profite donc pour accélérer un peu, et atteint l'abribus isolé, qui dessert une petite route peu fréquentée. Il tourne la tête vers la gauche... pour se rendre compte que le bus qu'il comptait prendre vient de passer, et qu'il ne peut pas courir pour tenter de le rejoindre vu qu'il est déjà loin. Valentin pousse un cri de colère. Mais pourquoi est-ce qu'il a tant de poisse ? Il va donc consulter les horaires pour voir quand passe le prochain autobus. En attendant, il peut toujours rester assis là, vu qu'il y a un banc, certes dans un état qui laisse un peu à désirer, mais assez solide pour le soutenir sans se briser. Nouveau coup dur pour Valentin : ce bus était le dernier de la journée. Le prochain passera le lendemain matin à 9h37. Sauf qu'il ne peut pas passer la nuit-là, il n'a rien pour se protéger du froid - le froid est une véritable obsession pour Valentin, qui associe l'Alaska au froid sibérien, et qui a du mal à croire qu'il puisse faire chaud en été. Et en plus, avec toutes ces histoires glauques en ce moment, passer la nuit dehors, où il serait vulnérable, ne le tente pas du tout. Pas envie de se faire tuer bêtement. Il pourrait toujours faire du stop, mais dans la mesure où presque aucune voiture ne circule, cela lui semble compromis. Heureusement, il y a un peu de réseau dans le coin, faible mais suffisant pour appeler une personne. Qui pourrait-il appeler à l'aide ? Il pourrait demander à Zoey, mais n'a pas tellement envie de subir ses remontrances et ses recommandations. Quand on a vingt-et-un ans, c'est parfois difficile à supporter. Une seule solution, du coup : s'en remettre à Danny, même s'il n'utilise pas souvent sa voiture. Au moins, il en a une. Il compose donc son numéro. « Danny ? C'est Val. J'ai un petit problème, tu pourrais venir me chercher ? » Valentin est soulagé d'avoir réussi à le contacter, après tout, il pourrait avoir d'autres choses à faire. Il sait cependant que Danny viendra, après tout, ça roule très bien entre eux. Valentin ne sait pas trop pourquoi, mais il s'entend bien avec lui. C'est naturel, mais il le comprend à l'instinct, et pour Danny c'est pareil. Il ne pensait pas que c'était possible de trouver quelqu'un avec qui il serait tout simplement sur la même longueur d'onde. Danny ayant accepté de venir, Valentin lui décrit l'endroit où il est, donnant également le nom de l'arrêt de bus au cas où Danny le connaîtrait. Lui-même ne saurait pas du tout où il allait, il ne connaît pas les noms locaux. Son ami, lui, habite à Fairbanks depuis des années, il doit mieux savoir à quoi ça correspond.

Valentin finit par raccrocher et part s'asseoir. Il ne se sent tout de même pas très rassuré. Le coin lui fait tout de même un peu peur, et il pourrait y faire de mauvaises rencontres. Inquiet, il garde le téléphone à la main, prêt à dégainer si quelqu'un approche trop près de lui. Finalement, il aperçoit les phares d'une voiture et sent son souffle se couper. Il n'arrive pas à distinguer le véhicule, mais espère que ce soit Danny. Il n'a d'ailleurs jamais vu sa voiture, vu qu'il ne l'utilise presque pas. L'automobile s'arrête, et quelqu'un en sort. Valentin, toujours aveuglé par les lumières, n'arrive pas à distinguer quelque chose de cette personne, il devine plutôt sa présence par les sons qu'elle fait. Le Français reste tendu.
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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   18.06.14 19:26

« Zhang ! Bouge ton cul putain ! Allez merde ! Bouge-toi !! » Il serre les dents, il a envie de le tuer son coach en ce moment. Depuis le match de la vieille où il a clairement merdé, il s’en prend plein dans la tête de sa part. Okay, il est capitaine, il devrait être à 200% et même s’il essaye en ce moment, la fatigue l’empêche d’être ce qu’il a envie. Il soupire et arrive à marquer un trois points. Souriant, il se tourne vers un de ses coéquipiers pour lui taper dans la main. « Tu te fous de ma gueule Zhang ! Tu aurais dû faire ça hier ! T’es content de toi alors qu’on est en entraînement ! Tu me fais trente tours de terrain ! Les autres, à la douche. » Il a envie de le tuer mais réellement. Il retire son maillot trempé de sueurs et le jette plus loin le temps de reprendre son souffle. Il a mal partout… Quatre heures de cours le matin, deux heures de boxe, une heure d’escrime, deux heures d’entraînement maintenant. Tout ce dont il a envie, c’est de rejoindre son lit et de geeker quelques heures avant de pouvoir pioncer. Mais visiblement, ce n’est pas la peine d’y penser. Heureusement, il a pris sa voiture aujourd’hui, trop de choses à faire. Comme souvent mais bon. Il se met à courir et à faire ses trente tours même si tous ses muscles lui crient d’arrêter cette torture. Une fois en paix, il va dans les vestiaires, les gars sont déjà en train de s’habiller. Il se pose sur un banc et prend de quoi aller se doucher dans son placard, mais le coach semble ne pas en avoir fini avec lui. « Tu vois ça ? » Il lui montre le chariot des serviettes sales et celui du ménage. « Quand tout le monde a fini, tu ramasses tout et tu nettoies tout. » « Mais coach. » « Y’a pas de mais Zhang ! T’as merdé ! T’assumes, t’es Capitaine non ? Alors prouve le et bouge ton putain de cul ! » Il va dans son bureau en claquant la porte, Danny frappe violemment la porte de son placard, assez pour la déformer en partie. Il dégage à la douche pour se sentir un peu mieux et soulager ses douleurs avant d’affronter le chantier. Les gars ont été sympa avec lui au moins, ils n’ont pas trop tout dégueulassé. Il passe une grosse heure à tout ranger, tout nettoyer, à la fin, il va voir le coach dans le bureau. « C’est fini, je rentre. » « Assis. » Il serre ses poings en roulant des yeux, il déteste qu’on lui parle comme à un chien. Fatigué, il obéit quand même mais en lui faisant bien comprendre qu’il l’emmerde au plus haut point. « Les matchs durant les vacances ne servent qu’à vous maintenir en forme ! T’as envie de conserver ta place l’année prochaine ? alors tu te réveilles et tu bouges ton cul ! Si tu me refais un match comme hier, j’te vire Zhang ! » « C’est la première fois où j’ai pas été très bon, c’est un peu exagéré non ? » « On s’est pris une branlée à cause de toi ! J’me fais rire au nez par mes collègues alors non c’est pas exagéré ! Dégage maintenant. » Il soupire longuement et se redresse, partant de là le plus vite possible. A peine dehors, son téléphone sonne, il a envie de raccrocher, mais quand il voit que c’est Val, il décroche rapidement, écoutant ce que le jeune homme a à lui dire. « Oh… Ouais, j’vais venir Buddy. » Il se masse la nuque en fermant ses yeux, la journée n’est pas prête de se finir visiblement. Il l’écoute attentivement, au début l’endroit ne lui disait rien, mais le nom de l’arrêt lui illumine le cerveau. « J’vois c’est où, j’arrive. » Il raccroche rapidement et balance son sac dans le coffre de sa voiture avant de grimper au volant. Il démarre rapidement et roule sans trop réfléchir, se massant les tempes à cause d’un mal de crâne qui revient encore. Il met une bonne demi-heure à arriver à l’endroit voulu, la nuit tombe mais comme les jours polaires commencent, il n’a pas besoin de ses phares. Il voit Valentin et se gare. Arrêtant le moteur, il sort de sa voiture pour le regarder. « T’as vraiment la poisse toi quand tu t’y mets ! » Il rit doucement en le saluant à leur manière. « Allez grimpe qu’on se tire d’ici en plus j’ai la dalle, je rêve d’une pizza. On bouffe ensemble ? » Ils comatteront sûrement sur le canapé mais c’est pas grave. Il monte à nouveau dans son engin et essaye de la démarrer. Sans succès. « What ? » Il essaye encore et encore, mais rien à faire. « Putain ! » il frappe le volant avant de sortir et d’ouvrir le capot pour regarder le moteur. « J’crois que j’ai plus de batterie… comment je peux ne plus avoir de batterie… » Il le referme avec rage avant de se mettre à moitié assis dessus et de prendre son téléphone qui se retrouve sans réseau et avec une batterie dans le rouge. « Et merde putain ça fait chier… » Il se masse le front doucement avant de soupirer longuement en regardant son pote.


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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   24.06.14 21:20

Il s’avère que la voiture en question n’est nulle autre que celle de son pote Danny. Valentin retient le soupir qui lui venait et s’approche de la bagnole. Joli modèle. Valentin n’a jamais été un grand fan de voitures, mais il sait en reconnaître une belle quand il en voit une. Par belle, il faut entendre une voiture qui est coûteuse pour le commun des mortels – et pour lui désormais – mais d’un prix tout à fait acceptable pour une personne aisée. Et il remarque aussi que cette voiture n’a pas beaucoup servi. A vrai dire, il lui semble bien que Danny a plutôt l’habitude de se balader à pied en ville. C’est plus pratique pour se garer. Enfin, Danny descend et lui propose de manger pizza s’il le veut. Il ne dit jamais non à une bouffe avec son pote. Surtout quand il a faim comme maintenant, il n’a pas encore dîné et son estomac crie famine. Souriant, il répond : « J’dis pas non si c’est toi qui payes. » Ouais, pour que Valentin en soit à ce point et ne discute même pas sur le fait qu’il doit être assez grand pour se débrouiller tout seul et trouver une façon pour que la nourriture finisse dans son assiette, c’est que sa faim est vraiment trop grande et qu’il a juste envie de se poser quelque part et de se sustenter. Il monte dans la voiture de Danny et attend que celui-ci démarre. Sauf que Danny n’y arrive pas. Au départ, Valentin éclate de rire. « T’es pas franchement doué avec une voiture, en fait. » Il commence cependant à s’inquiéter lorsqu’il se rend compte que c’est plus sérieux que cela. Danny est en effet sorti et qu’il s’énerve face à son véhicule. Et pour le téléphone, ça semble compromis aussi. Problème de batterie, apparemment. Le jeune homme ne peut pas l’aider : la mécanique n’est pas son domaine. Quand il était en France, il apportait son véhicule au garage en cas de besoin, ou plutôt faisait venir un garagiste à son domicile. Depuis qu’il est à Fairbanks, il n’a plus de voiture et se débrouille très bien comme cela. Il n’a pas la moindre idée de ce à quoi peut ressembler un moteur.

Danny lui lance un long regard et Valentin comprend. « Attend. Ça veut dire qu’on est coincés là ? » Il déglutit. Le problème c’est qu’il n’y a plus de bus à cette heure-là, c’est bien pour cela que Valentin l’a appelé à la rescousse… Et il ne voit pas trop qui d’autre il pourrait appeler, à part Zoey, et encore, il n’a pas particulièrement envie qu’elle le dispute et lui reproche son manque de prévoyance. Sinon, il ne voit pas qui il pourrait appeler. De toute façon, la voiture de Danny resterait seule dans la nature, ce ne serait pas une très bonne solution. « Mon portable doit fonctionner, tu veux que j’essaie d’appeler un dépanneur ? Enfin, s’il y a quelqu’un de disponible à cette heure de la journée… » En fait, Valentin n’en sait rien du tout, il a toujours mené une jeunesse idyllique sans être confronté aux vrais problèmes de la vie. IL n’a pas eu à surmonter des obstacles à part ses problèmes d’argent, et encore, c’était un problème interne, en quelque sorte. Il n’a pas la moindre idée de l’horaire auquel les dépanneurs arrêtent de travailler, mais il est sûr d’une chose : il n’a pas du tout envie de rester ici pour la nuit, ou de se rendre jusqu’à Fairbanks à pied. Donc il vaudrait mieux pour eux qu’ils trouvent vite une solution…
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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   01.07.14 0:11

Il affiche un rictus snob et blasant à la remarque de Valentin avant de soupirer longuement et de regarder le moteur. Seulement le regarder d’ailleurs, il faut bien avouer, il est tout sauf doué pour ça… Aish, si seulement il avait plus écouté les cours optionnels de mécanique au lycée qu’on lui avait collé de force pendant un trimestre. A part changer une roue, il est bon à rien dans les cas là. De plus, il refuse clairement de se salir les mains en les plongeant dedans. Non pas qu’il soit chochotte, mais merde à la fin, il n’a juste pas envie de les retrouver pleines de cambouis. Il entend alors la voix paniquée de Valentin qui commence enfin à comprendre qu’il n’est pas juste nul avec une voiture mais qu’elle a bel et bien décidée de faire complètement chier. Il referme alors le capot de rage en le claquant un peu violemment, mais il faut avouer que niveau journée pourrie, on ne peut pas vraiment rivaliser pour le coup. Il soupire en posant ses mains sur la tôle le temps de réfléchir un peu, sans compter que même son téléphone lui fait le même coup. Bah oui, sinon c’est loin d’être marrant après tout. Val essaye de trouver une décision, Danny affiche un air terriblement sérieux en regardant le vide avant d’aller vers lui. « T’as raison, j’vais appeler l’assurance, ils doivent m’envoyer quelqu’un normalement. » Il rentre dans la voiture. « Viens au chaud. » Il récupère les papiers du véhicule pour y trouver le numéro à contacter, le réseau est faible mais malgré tout, il arrive les appeler. Restant environ cinq minutes au téléphone avec eux, il raccroche prêt à balancer le GSM de son poto avant d’arrêter son geste et de lui rendre. « La dépanneuse sera pas là avant au moins… 2 ou 3 heures, elle est sur un accident plus loin depuis à peine cinq minutes et c’est la seule de garde. Il soupire avant de donner un coup dans le volant. « J’dois avoir une centaine de contacts dans mon téléphone et personne à prévenir en cas de problèmes pareils. » Demander à son père ? No way, par fierté, il ne le fera pas. Tiffany ? Sans voiture. Morgan ? En service ! Les gurlz ? Trop chochotte pour arriver jusqu’ici en vie et sans pisser dans leurs culottes. Il se masse le front avant d’attraper une couverture sur le siège arrière et de la donner au jeune français. « Tiens. Il va vite faire froid et moi j’ai des vêtements chauds. » Il s’inquiète pour lui, même si les jours polaires ont commencés, il fait encore trop froid et dans cette partie de la ville, il fait malgré tout assez sombre à cause du paysage et des arbres qui les bordent par centaine. « La prochaine fois, je viens directement te chercher au boulot, on sera moins lost si une connerie pareille arrive encore. » Il se repasse la main dans les cheveux en murmurant pour lui-même. « Mais comment j’peux ne plus avoir de batterie… » Ça reste un grand mystère dans son cerveau. Il finit par attraper son sac de sport et fouiller dedans à la recherche de choses à grignoter. « Bingo. » Il lui tend une barre de céréales aux fruits et une autre pour lui ainsi qu’une bouteille d’eau. « J’ai toujours faim en sortant du sport. » Il lui sourit et pose la bouteille entre eux. « On a trois solutions : une, on attend la dépanneuse, deux, on prie pour qu’une voiture arrive et nous aide, trois, on rentre à pieds. J’t’avoue que la dernière ne me tente pas, j’ai passé la journée à courir ça m’a suffi. »


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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   02.07.14 11:57

Voilà une situation inédite pour le Français : une panne de voiture. La sienne, quand il en avait encore une, ne tombait jamais en panne. En même temps, vu le prix, il aurait râlé si cela arrivait. Et puis, il ne roulait pas tant que cela, parce que conduire à Paris n'est pas des plus agréables. Et à Fairbanks, acheter une voiture est devenu au dessus de ses moyens. Le temps commence à se rafraîchir, aussi Danny propose-t-il à Valentin de rentrer dans la voiture. Le jeune homme s'assoit sur le siège passager et regrette de ne pas avoir prévu un vêtement plus chaud pour la nuit. Il n'a pas vraiment prévu qu'il serait coincé dehors, à vrai dire, à cette heure-là, il pensait être rentré dans son appartement miteux et allongé sur son lit. Danny appelle son assurance, et revient en lui annonçant qu'ils en ont pour encore deux à trois heures d'attente. Valentin soupire, horrifié à l'idée de devoir rester perdu en pleine nature avec son ami alors qu'ils n'ont même pas de quoi manger – son ventre commence à le torturer un peu, en fait. « C'est pas vrai... fallait vraiment que ça tombe sur nous. » : grommelle le Français en serrant ses bras contre son torse, dans une tentative de conserver un peu de sa chaleur. Il maudit les accidents, les voitures en panne, les dépanneuses qui sont seules en service et, plus généralement, toutes les contrariétés du monde. Comme cela l'agace ! « Et moi qui ne connaît pas grand-monde ici, je ne peux pas vraiment appeler quelqu'un. » : fait remarquer Valentin, dépité. Zoey pourrait peut-être, mais il compte trop sur elle et elle doit certainement être en train de travailler. Aller aider comme ça risque d'être difficile. Sinon, il y a Harper, mais elle a assez de problèmes comme cela, il ne va pas lui demander de sortir pour lui. Et le dernier, Danny, est déjà avec lui. Il n'est pas assez proche des autres pour leur demander un tel service...

Danny s'est peut-être rendu compte que Valentin avait froid, car il attrape une couverture et la lui tend. Le jeune homme s'enroule dedans avec délice, frissonnant légèrement. Bon sang que ça fait du bien. Il était en train de devenir un vrai glaçon, là. « Merci, mon pote, décidément, j'm'habituerai jamais aux températures d'ici... » S'il y a bien une chose que Valentin regrette de chez lui, c'est le climat. A cette même période, le soir serait un peu frisquet mais on pourrait rester dehors sans problème. L'Alaska, un état de fou. Il aurait pu choisir un autre coin pour s'exiler. Mais là où il fait beau, les prix sont trop chers, et il est certain qu'ici, personne ne viendra l'embêter. Avant de venir, il ne savait même pas qu'il y avait des villes en Alaska, c'est dire sa situation... Danny fouille dans son sac et finit par trouver un tout petit encas. Au moins, il y a de l'eau, c'est mieux que rien. Valentin réfléchit. « La dernière ne me tente pas non plus, je déteste vraiment marcher dans la campagne. On n'a qu'à attendre, trois heures, c'est pas si long, non ? » Il s'emmitoufle un peu dans la couverture, se faisant la réflexion que trois heures dans un tel froid serait au contraire affreusement long... « On n'a qu'à faire un jeu en attendant... dans des moments comme ça, j'avais l'habitude de jouer à Action ou vérité, ça te dit ? Même si pour l'action, faut rester soft vu qu'on est un peu perdus au beau milieu de nulle part... » Il rit un peu, et constate avec soulagement qu'il a encore assez d'énergie pour pouvoir le faire, c'est déjà une bonne chose. De toute façon, maintenant, il ne leur reste qu'à tuer le temps, ce ne sera pas chose facile...
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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   12.07.14 4:23

Dan’ se masse le front quand le jeune homme lui dit qu’il n’a pas grand monde à appeler. Il s’en doute à vrai dire. Il est là depuis si peu de temps. Ce n’est pas pour autant que le chinois risque de lui en vouloir, au contraire. C’est à lui d’agir, mais il a les mains liées pour une fois. Il soupire doucement avant de se mettre dans le font de son siège, pris dans une intense réflexion. Sérieusement, comment a-t-il pu tomber en panne comme ça ? Elle va bien pourtant sa voiture. Il n’a plus qu’à faire réparer ce qui devra être réparé, encore de l’argent foutu en l’air pour une connerie. C’est bien pour ça qu’il préfère utiliser ses pieds que cet engin de malheur. Il remarque finalement que le français semble avoir froid. Il lui offre la couverture qu’il a à l’arrière, après tout, lui va bien. Il a des vêtements chauds sur le dos. Il sourit en coin quand Valentin parle des températures de l’Alaska. « C’est sûr que d’où tu viens, ça doit pas être si froid. J’ai toujours connu ça moi. » Les hivers en Chine savent être glaciaux même s’il n’en a connu que peu, il se souvient surtout de ceux de Toronto. Une bonne préparation à la vie ici, il faut l’avouer tout de même. Il lui propose les solutions possibles pour s’en sortir. Heureusement que les jours polaires sont tombés, ils n’auront pas à affronter la vraie nuit, mais quand même. Avec les meurtres qui se sont enchaînés récemment, ce n’est pas non plus rassurant d’être coincés dans une voiture aussi loin de tout. « Si c’est long, mais j’admire ton faux optimisme ! » Il le regarde dans les yeux avant de rire légèrement et d’ouvrir sa barre de céréales avant de commencer à la croquer sans ménagement, il a tellement faim il faut dire. Il appuie sur un bouton pour ouvrir la première partie du toit de la voiture, laissant la vitre en place pour que le froid ne les pénètre pas. Il aime regarder le ciel. Il allonge son siège, laissant Val’ faire de même s’il en a envie. « Action ou vérité…. Ça fait des lustres que j’y ai pas joué. » Il sourit en coin avant de mettre son avant-bras sous sa nuque pour la soutenir, continuant de manger par la même occasion. « Ça me va, du moment que personne ne finit à poils ! J’ai un match dans quelques jours et aucune envie de tomber malade. » C’est loin d’être par pudeur qu’il demande ça, il a confiance en son corps, mais réellement, il ne veut pas tomber malade, ses maux de tête lui prennent déjà assez le chou comme ça à vrai dire. Il baille finalement avant de terminer son encas et de jeter le papier dans le cendrier qui lui serre de petite poubelle vu qu’il ne fume pas. « Okay, je commence. Action ou Vérité ? » Il tourne sa tête pour regarder le frenchy. « J’ai déjà des questions en tête, prépare-toi à souffrir. » Il le dit en faisant craquer ses doigts avant de rire légèrement. Autant détendre un peu l’atmosphère.


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MessageSujet: Re: le ciel vert, au couchant, de pourpre et d'or se frange. (danny)   13.07.14 19:38

Son pays... Valentin se sent nostalgique rien que d'y penser. Ce n'est pas seulement le climat qui lui manque, même si à ce moment-là, il lui manque terriblement. C'est un mode de vie complètement différent. Une vie où il avait de l'argent, de l'aisance, un avenir. Forcément, ça change de cet Alaska monotone, où les températures sont gelées tout le temps, on dirait. Il hausse les épaules, s'efforçant de ne pas tomber dans la tristesse. Il n'y changera rien, et cela ne contribuera qu'à le blesser. Et puis, il se sent mal à l'aise de regretter la France alors qu'il est à côté d'un type aussi génial. Il est si différent de Cléon, Danny. Avec lui, ça va tout seul, il ne voit pas ce qu'il pourrait faire pour le blesser. Cela ne l'empêche pas de regretter Cléon, même s'il le déteste. Et de savoir que Danny lui manquerait beaucoup s'il partait. Compliqué, le gars. « C'est vrai, on avait des hivers doux. » : répond Valentin sur un ton parfaitement neutre, comme s'il ne regrettait pas vraiment ce temps pourtant parfait. Il rit quand il lui parle de son faux optimisme. En même temps, depuis qu'il est ici, il a l'impression qu'il marche à cela, que son optimisme n'est jamais qu'une façade. Il n'est jamais provoqué que par une joie éphémère, au fond, il est plutôt désespéré, il n'a pas vraiment envie de croire en l'avenir. Peut-être même qu'il est dépressif, allez savoir.

Ils sont donc partants pour une partie d'action ou vérité, même si Valentin est bien d'accord, mieux vaut éviter que l'un d'entre eux finisse à poil, il fait trop froid pour cela. Il hoche donc la tête, puis réfléchit quand Danny lui posa la question fatidique. « Je vais dire vérité, j'ai bien envie de savoir ce que tu vas me poser comme question. » Valentin croise les bras, puis ajoute : « Mais j'te préviens, si tu me demandes où en est ma vie sentimentale, je te demanderai de te foutre à poil, moi. » Ce n'est pas qu'elle soit à cacher, simplement, elle en est au point mort et il n'a pas très envie de l'admettre à voix haute, même si Danny le sait très certainement. Juste que cela ne le fait pas, pour quelqu'un comme lui qui a toujours été très orgueilleux et qui considère qu'être célibataire n'est pas très glorieux.
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