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 L'Espagne, douce piqure de rappel.

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MessageSujet: L'Espagne, douce piqure de rappel.   25.06.14 19:23

Mila Roseburry Natanael Blondel
L'Espagne, douce piqure de rappel.
Participants ✦ Mila Roseburry, Natanael Blondel
Statut ✦ Privé.
Lieu ✦ Cleworth Ranch
Date ✦ Juin 2014
Moment ✦ 15 h enviroon
Météo ✦ 11°C, couvert
Prévention -18 ✦ /
PNJ ✦Non merci =)
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   25.06.14 19:25

    La vie à Fairbanks est un coup de main à prendre. Aller chercher son service le matin, quitter son service le soir, faire la fête avec des gens plutôt branchés… Plus fêtards que je ne l’imaginais. Et tout cela sans oublier de dormir, ou de manger. Oui, la vie à Fairbanks est agréable lorsqu’on trouve de quoi occuper ses journées.

    Ce matin, les 11°C me permettent d’ouvrir la fenêtre au réveil, pour mon unique jour de repos de la semaine. La soirée a été rude, et la jeune femme roulée en boule sous la couette en est le témoin. Je ne connais ni son nom, ni son âge… Ni sa nationalité, d’ailleurs, mais hier soir a du être encore bien arrosé.

    Une tasse de café bien noir (à l’italienne, il ne faut pas déconner, les anglo-saxons n’ont pas le savoir-faire d’un bon café) à la main, j’allume mon téléphone, gentiment balancé sur le lit hier soir -seul souvenir encore non-altéré, j’avoue. Quinze messages, mon cœur manque un battement. Ma chère et tendre sœur a encore frappé. Mais cette fois, c’est pour la bonne cause. Mila Roseburry est en Alaska, elle vend ses chevaux exceptionnels dans un haras à proximité… Et une annonce en particulier devrait m’intéresser.

    J’avale une longue gorgée du breuvage noir, légèrement dubitatif. Elle qui connait mon métier aurait-elle oublié mon salaire ? Est-ce qu’un simple gardien pourrait se payer un cheval de concours, appartenant à cette femme d’une notoriété impossible à nier ? Je décroche un rire jaune, qui fait sursauter la petite dans les draps. Ah oui, la petite. J’aimerais bien qu’elle s’en aille.

    Je décide tout de même de jeter un œil à l’annonce, puisque qu’Eloïse a usé de son forfait international pour me faire partager son enthousiasme… plutôt incroyable pour une femme qui ne monte plus à cheval. Mon Dieu, ce que c’est difficile de ne pas faire de bruit pour allumer un ordinateur… Oups, il semblerait que cette chère demoiselle se soit réveillée. Je souris, l’air innocent.

    « Bonjour ? Hello ? Wilkommen ? » Dis-je, ne sachant pas tellement en quelle langue m’exprimer.


    Je ne lui laisse cependant pas le temps de me répondre… L’annonce s’est affichée sous mes yeux, et voilà que mes yeux la parcourent religieusement. Ouuuuh, oui, cette religion qu’est l’équitation…

    [i}« Vango, étalon ibérique Pure Race Espagnole, 9 ans, excellentes compétences. »[/i]

    Ces quelques mots ne doivent pas suffire à attirer ma curiosité. Pourtant, une photo, [url=lien]cette photo[/url], me laisse admiratif. Belle bête. Jolie vendeuse, aussi… Mais pourquoi vendre cette beauté ? Hein ? Et à quel prix ? Le désir d’en savoir plus est bien trop intense…

    « …Me escuchas ? »


    Loupé, elle est espagnole. Je soupire, lâchant l’image des yeux. Je me retourne vers la créature se prélassant dans mon lit, lui réponds que je n’ai jamais cessé de l’écouter… Mais pendant ce temps je saute dans mes vêtements, la pousse à faire de même, et donne un coup de fil au numéro indiqué. Il faut que je vérifie.

    Il est dans les environs de quinze heures, ciel voilé… Et les bruits des sabots martelant le sol me rappellent de doux souvenirs. Je n’ai pas vu de chevaux depuis quelques semaines, ma tranquillité a donc été mise à rude épreuve.

    Il me faut une bonne dizaine de minutes pour atteindre l’accueil du centre équestre. J’ai l’impression qu’on ne me prend pas au sérieux. Je prends mon plus beau sourire, hausse le sourcil droit avec mesquinerie, et dans un petit rire jaune, j’annonce :

    « Je ne suis pas là pour groomer mais pour monter. Où sont mes palefreniers ? »


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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   26.06.14 4:44

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Je remercie Léo pour le café et m'excuse de devoir déjà la quitter mais l'heure tourne et j'ai un rendez-vous avec un acheteur potentiel dans un quart d'heure, c'est tout juste le temps qu'il me faudra pour me rendre au box de Vango. Tandis que je sors par la porte de derrière car celle de devant n'est pas aménagée pour mon fauteuil, je vois quelques chevaux galoper dans une prairie non loin. Ils sont bien dans ce ranch et je ne regrette pas d'avoir proposé mon aide à la jeune Cleworth pour le retaper. Par contre je culpabilise un peu de vendre ma jument. Mais si je tiens à conserver Frodon malgré mon incapacité à le monter, je ne peux pas me permettre de garder mes trois juments en plus. Déjà car ce serait priver quelqu'un de leur talent et puis j'ai beau avoir de l'argent à revendre, m'occuper d'elles sans qu'elles ne soient plus rentables grâce aux courses commençait à peser sur mon porte monnaie. Je rentre dans les écuries et croise le regard de mon étalon. C'est fou comme il me semble y lire des reproches. Comme s'il incarnait Aaron et qu'il me faisait comprendre par ce regard qu'il avait tout vu. Sauf que ce n'était pas mon époux mais bien mon cheval qui a assisté au baiser que j'ai échangé avec Danny et Frodon n'a donc aucune raison de m'en vouloir. Je pense que c'est ma propre culpabilité qui me donne des hallucinations... Il n'empêche que dans le doute je donne un carotte à mon étalon comme pour m'excuser et m'assurer ses bonnes grâces. Je pose un baiser sur son front et me dirige vers Vango.

Je me souviens assez bien du jour où je l'ai acquise. En même temps qu'Irène sa sœur en fait. Suite à une compétition mon adversaire, une bonne amie s'était blessée assez sévèrement en tombant de son pur sang, une beauté beige je m'en souviens encore! Prenant conscience des dangers de l'équitation elle avait choisit de mettre fin à sa carrière et de revendre tout son haras. A l'époque j'avais voulu respecter son choix sans chercher à comprendre ou à définir ce que moi j'aurais fait à sa place. Et aujourd'hui non plus, malgré mon accident, je ne m'en donne pas le droit. Tout d'abord parce que mon accident n'avait rien avoir à faire le monde équestre je n'ai donc pas été terrorisée par l'idée de chuter. Et puis, deuxièmement parce qu'elle n'avait eu que peu de séquelle et refusait de mettre son corps en danger. Moi que me reste-t-il? Si je tombe, ce qui a peu de chances d'arriver soit dit en passant vu que je monte peu et que quand cela arrive je suis toujours sanglée, je ne peux pas craindre de perdre ma mobilité puisqu'elle n'est déjà plus mienne! Je pourrais redouter un choc crânien et des soucis psychologiques mais aujourd'hui ma tête est déjà assimilable à un ramassis de choses incohérentes qu'au fond je préférerais ne plus pouvoir méditer.

Tandis que je caresse distraitement la jument achetée à cette amie il y a cinq ans de cela, j'entends des voix dans la cour. Les choses semblent quelque peu s'échauffer, je décide donc d'aller voir ce qui se passe. Je vois alors Katharina, la demoiselle présente à l'accueil en alternance avec Léonora qui proteste face à un inconnu. Je pense d'abord à un de ses ex venant la supplier de le reprendre, la demoiselle a un charme certain et un gout prononcé pour les histoires sans lendemain qui ne l'aide pas dans ce genre de situations. Mais elle se tourne vers moi et m'explique avec une ironie telle que j'ai bien du mal à reconnaître la Katharina de d'habitude:" Moooonnnsieur veut des palefreniers et des purs sangs disponibles dans la minute!" Je détaille l'homme du regard avant de briser le silence avec un sourire complice à mon amie:" Monsieur est sur de ne pas vouloir du champagne aussi? Appelles Drue et ne t'en fais plus." Je souris à la demoiselle et tourne les talons enfin, les roues disons. Drue, le ferronnier, un homme d'une corpulence remarquable qui joue au videur à ses heures.
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   26.06.14 11:51

La petite Dame qui tient la réception ne prend pas trois secondes à me répondre. Je souris toujours, avec un regard de provocation comme je les aime tant. Si j’avais l’occasion de la fréquenter plus souvent, elle serait d’un calme olympien. Comme tous mes amis, en fait… Mais celle-ci se jette les deux pieds dans le plat.

« Moooonnnsieur veut des palefreniers et des purs sangs disponibles dans la minute ! » S’exclame-t-elle avec un ton outré. Elle n’a probablement pas l’habitude. C’est drôle, vraiment trop drôle pour que je me taise.

« En fait, je ne monte que des chevaux exceptionnels, et souvent ils sont bien accompagnés, voyez-vous. » Mon ton est totalement sérieux, mais ce petit sourire en coin trahit mon ironie certaine. J’aime me moquer, c’est mon pêché-mignon.

Elle s’apprête à me répondre, bien que son cerveau, déjà en, éruption, soit à la recherche de la parfaite réplique. J’ai envie de lui dire que ce n’est pas la peine, mais c’est vraiment trop amusant. Alors je me tais –ô cette belle et rare occasion. Cependant, ce court moment de silence est rompu par la déclaration amusée d’une autre femme. Je ne la vois pas encore, mais celle-ci capte directement mon attention.

« Monsieur est sur de ne pas vouloir du champagne aussi ? Appelles Drue et ne t'en fais plus. »


Je tourne les talons, sans m’excuser auprès de mon interlocutrice déjà bien agacée –oh Nate, que c’est impoli !-, et me retrouve face à… Mila Roseburry, sans aucune hésitation. Mais une Mila un peu différente… Plus petite que je l’avais imaginée, je dirais. Je commence juste à faire les connections logiques entre la vente d’un cheval exceptionnel et la jeune femme.

Elle est gentiment installée dans un fauteuil roulant, qui n’enlève pourtant rien à son charme naturel. J’ignorais qu’elle s’était blessée, étrangement, j’en viens à être un peu désolé – Nate ? Vas-tu vraiment bien ? Toi ? Désolé ? Oui. On a toujours beaucoup plus de compassion lorsqu’il s’agit d’un camarade cavalier, quel qu’il soit. Lorsqu’on entre dans le monde du cheval, il est impossible d’en guérir. Et comme en témoigne cette championne d’équitation accidentée… Peu de choses nous empêchent de vivre cette passion. Je lui adresse donc un large sourire, à la fois poli et amusé. Oui oui, vous ne rêvez pas, c’est possible !

« Vous savez, de là où je viens, votre proposition de champagne serait plutôt risible… C’est cependant très gentil à vous d’y avoir pensé, je vous en remercie ! »


La France, mon pays… Et l’amour que je lui porte… Nous offre le meilleur Champagne du Monde, et c’est la raison pour laquelle j’ai pu rebondir aisément sur le sujet. Mais mon accent parfaitement britannique ne peut trahir ma double-nationalité, c’est pourquoi elle risque d’avoir du mal à comprendre la subtilité.

« Mila Roseburry… Ravi de faire votre connaissance. Votre palmarès est probablement aussi grand que le miens inexistant ! » Dis-je en lui tendant une poignée de main ferme. « Natanael Blondel, enchanté. »

Je relève les yeux, et un homme plutôt baraqué s’avance vers moi, l’air sévère, comme si le vœu de me voir disparaître avait été entendu… Ne me laissant surtout pas décontenancer, j’incline légèrement la tête pour le saluer. J’ignorais qu’il y avait des vigiles dans les centres équestres en Alaska.

« Un problème, mesdemoiselles ? » Demande-t-il avec sa grosse voix.
« Bonjour Monsieur. Aucun problème, je viens pour l’annonce de Madame Roseburry. Vango m’a tapé dans l’œil. »

[/list]
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   26.06.14 15:10

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Je suis étonnée d'entendre des pas dans mon dos. J'aurais cru que l'inconnu serait parti ou, à la rigueur, aurait tenté de faire du charme à Katharina mais qu'il me suive me parait quelque peu illogique. Ce n'est pas comme si je l'avais accueillit à bras ouverts...Mais la remarque qu'il me fait m'ouvre les yeux, il prend simplement plaisir à nous taper sur les nerfs histoire de voir jusqu'où va notre patiente. Et la mienne est déjà presqu'à bout car je voudrais pouvoir sceller Vango avant l'arrivée de l’acheteur potentiel au cas où il voudrait la monter. Cependant je me retourne et porte mon attention sur sa petite personne aux airs suffisants. Il m'exaspère d'avance. Tandis qu'il remercie avec une touche d'ironie j'incline vaguement la tête préférant cela à la parole car je crains que mon ton soit des plus secs. Je le fixe sans la moindre émotion jusqu'à ce qu'il m’interpelle par mon prénom tout en me tendant la main. Nous échangeons une poignée de mains ferme mais je n'y prête guère attention, trop occupée à définir la ruse dont il a usé pour apprendre mon identité. Mais peut-être est-il connaisseur finalement et son entrée théâtrale n'aurait donc été qu'une façon comme un autre d'attirer l'attention sur lui. Je doute, c'est bien la première fois que l'on me reconnait...Mais d'un autre coté s'il s'agit d'un amateur d'équitation cela reste plausible, j'ai eu mon heure de gloire avant l'accident...Avant de tomber enceinte en fait. Peu importe, Drue arrive et l'homme va donc se trouver obligé de s'expliquer sur sa venue au ranch. Lorsqu'il parle de Vango je reste stupéfaite un instant avant d'adresser un clin d’œil au ferronnier qui tourne les talons sans avoir, d'abord, réconforté notre pauvre Katharina.

Je me dirige lentement vers les écuries incitant l'inconnu à faire de même. Sincèrement ce silence ne ma gêne guère, ça me donne l'occasion d'évacuer un peu de fatigue et de pression accumulées au fil de la journée. On franchit le portail, les box s'alignent face à nous. Natanael Blondel...fis-je pensivement. Sachez Monsieur que je n'abandonne pas mes montures à n'importe qui. Dès lors si votre palmarès est si inexistant que vous semblez le prétendre, nous risquons de nous retrouver confronté à un petit problème. Je lui adresse un sourire distant avant de reprendre ma progression. Je finis par m'arrêter devant le box de Vango. Je regrette sincèrement d'avoir à la vendre et je tiens à ce que son nouveau propriétaire soit compétant. Mais j'admets projeter d'être un rien plus exigeante avec cet inconnu pour venger la pauvre Katharina. Pourriez-vous la sceller? m'enquis-je en indiquant un équipement dans la réserve non loin.
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   26.06.14 16:25

    La jeune femme devient soudain plus froide. Il semblerait qu’au final, elle soit beaucoup moins patiente et indulgente que je l’imaginais lors de ses premières paroles. Mais je ne perds absolument pas mon sang froid et la suit docilement dans son chemin vers les écuries. Les installations sont très belles, vraiment trop propres en comparaison avec ce que j’avais connu en France, dans les petits haras de province. Tout est balayé, grand, pas un crottin sur le sol. J’admire, c’est du bon boulot !

    « Natanael Blondel… Sachez Monsieur que je n'abandonne pas mes montures à n'importe qui. Dès lors si votre palmarès est si inexistant que vous semblez le prétendre, nous risquons de nous retrouver confrontés à un petit problème. »


    Je m’autorise à rire doucement, plus pour moi que pour elle, en fait. Depuis quand doit-on être cavalier de renommée internationale pour être bon ? Mon amour pour les chevaux m’a toujours interdit d’accéder au haut niveau. J’ai fait de la compétition amateur, avec des chevaux exceptionnels qu’on me confiait pour les valoriser avant qu’ils ne passent en niveau pro… Je n’ai jamais eu trop les moyens, en fait, pour ce genre de milieu. Je me contentais de ce qu’on me donnait, et j’avais parfois la chance de monter sur le dos de chevaux exceptionnels.

    « Si par palmarès vous entendez champion d’Europe, ou même simplement d’Alaska… Pardonnez-moi mais je n’ai pas cette prétention… » Je m’interromps doucement, prévoyant de rajouter quelque chose. Mais ma phrase reste en suspens.

    Nous arrivons finalement devant le box du magnifique étalon. Vango... Son nom sonne ibérique, ses longs crins ondulent sur un chanfrein large, très baroque. J’ai eu très peu l’occasion de croiser de si beaux modèles après avoir quitté l’Espagne et le Portugal. De superbes souvenirs me restent en mémoire. Je m’approche, avec lenteur, lui tendant ma main, paume vers le ciel pour la lui faire sentir. Le tout dans l’approche d’un cheval est de lui donner confiance.

    « Pourriez-vous le seller? » Demande-t-elle, plus sur le ton de la provocation qu’autre chose.


    Je me tourne vers elle, doux sourire sur les lèvres. Le cheval me pousse, impatient, dans le dos. Je caresse la peau du bout de son nez, puis attrape le licol qu’elle me tend avant de le lui passer, pour le sortir.

    « N’ayez crainte, Madame. Je m’occupe de chevaux depuis bien des années. J’ai débuté un fils de Papillon Rouge en concours complet pendant quelques années. Je pense que ce sera suffisant pour vous prouver ma bonne volonté de faire. »


    Sur ces quelques paroles prononcées avec un ton totalement indifférent, j’entame la sortie de Vango. Comme tous les ibériques, il est très grand, modèle musclé, tout en force. Je l’attache dans l’allée, et le panse dans sa totalité, ne laissant rien au hasard. L’animal semble apprécier. Finalement, je dépose tapis, amortisseur et selle sur son dos, puis une bride (doubles rênes, embouchure pourtant sévère qui ne me plait pas des masses…) sur sa large tête.

    « Voilà mon bonhomme, tu es fin prêt. » Sans réellement m’en rendre compte, j’ai parlé en français.

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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   29.06.14 10:39

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Je regrette quelque peu ma remarque sur son palmarès. Je n'ai jamais véritablement considéré les cavaliers reconnus comme meilleurs que les amateurs. Je ne saurais donc pas justifier d'où m'est venue cette réflexion. Il faut dire que dès qu'il s'agit de mes quatre bébés je deviens fort exigeante au point d'en perdre, parfois, un raisonnement rationnel pour me contenter d'une réflexion purement subjective. Mais puisque je ne considère pas avoir à me justifier face à cet homme je ne reviens pas sur mes dires et me contente d'écouter vaguement ce qu'il a à me dire tandis que nous approchons lentement du box de Vango. Je suis particulièrement fière d'en avoir fait l’acquisition il y a un certain nombre d'années déjà. Pourtant, s'il est la plus belle de mes montures, la plus remarquable aussi, ce n'est pas lui que j'ai choisi de conserver mais bien Frodon. Ce petit étalon là je ne parviendrais jamais à m'en défaire, il est le seul qui ne m'abandonnera jamais et inversement. Je sais qu'il ne peut pas véritablement partir et que c'est pour cela qu'il est plus simple à conserver que mon mari par exemple, sauf qu'entre Frodon et moi je sais qu'il y a quelque chose de magique, une connexion surnaturelle. Mais je n'en parle pas histoire qu'on ne craigne pas pour ma santé mentale...

Tandis que Natanael Blondel caresse doucement Vango je devine une certaine expérience, il y va sans craintes mais sans brusquer l'animal pour autant. Et il me confirme ses qualifications en me dévoilant avoir travaillé avec Papillon Rouge. Impressionnant. Papillon Rouge, un étalon remarquable et français que je connais donc bien! Enfin, connaitre est un bien grand mot bien entendu puisqu'il eu son heure de gloire fin du siècle dernier. Cependant lors de ma visite à ma famille française je suis passée par le manège qu'il occupait et j'ai eu la chance de le voir. Il allait mourir quelques années plus tard et je me souviens encore du sentiment qui m'avait envahit lorsque j'avais appris son décès...Tandis que je me remémore quelques anecdotes sur ce grand compétiteur, le potentiel acheteur sort Vango de son box. Il le scelle et j'observe la scène tout en nourrissant Bambi un jeune poulain que je projetais de racheter à Léonora avant mon accident.

Natanael parle à Vango et moi j'en fais tomber la carotte que je tenais à Bambi. Ais-je rêvé ou vient-il de parler français? D'un autre coté il s'occupait de Papillon Rouge, monture française, je fais petit à petit le lien. Me rapprochant je jette un coup d’œil à Vango: le résultat est excellent. Je m'en serais doutée. Je m'adresse alors à Natanael.

 Vous-être français Monsieur Blondel?
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   30.06.14 12:29

    L’étalon est d’une grande élégance, ainsi sellé. Il a le port de tête bien droit, et une large encolure musclée, témoignant de sorties régulières. Ses longs crins noirs tombent de chaque côté, sur ses jolis yeux en amande, et le long de ses postérieurs. Je flatte son encolure, gratte son garrot, et me retourne vers sa propriétaire qui a totalement changé d’attitude. Une carotte siège sur le sol, à ses pieds... Probablement tombée dans une surprise qui m’étonne. Qu’a-t-elle ? Ai-je fait quelque chose de mal ? Je hausse les sourcils, puis l’interroge du regard.

    « Vous-être français Monsieur Blondel ? » Me demande-t-elle.

    Mon cœur manque un battement. Comment ai-je été trahit ? Mon anglais est parfait, je n’ai aucun accent… Alors comment est-ce possible ? Ma cervelle fuse, je dois savoir.

    Et alors que je cherche encore et encore ce qu’il a bien pu se passer… Vango vient mettre un bon coup de tête dans mon dos, impatient de s’en aller travailler. Je fais les corrélations, et imagine que comme toujours, mon français revient lorsque j’éprouve de la tendresse. C’est donc forcément le cas quand je m’occupe d’un cheval. Je me dois donc de dire la vérité à la jeune femme.

    « Mes parents sont français. » Dis-je simplement, une pointe de mystère dans la voix.

    Je détache le licol de l’étalon ibérique, puis m’apprête à l’emmener marcher pour l’échauffer. Je ne demande pas à la jeune femme puisqu’elle est trop occupée à reprendre ses esprits de l’aveu que je viens de lui faire. J’ignore ce que le fait d’être un français va lui apporter, mais étrangement, je n’ai aucune envie de l’importuner. C’est une situation très rare, je l’avoue…

    « Pouvons-nous y aller ? »

    Je n’attends pas réellement sa réponse, je la connais déjà quasiment. L’étalon me paraît très actif. Son dos se monte, il trottine sur place d’impatience. Je prends donc les devants et entre dans l’immense carrière du domaine. Je suis étonné de voir que les installations sont aussi propres. Il doit falloir beaucoup d’argent pour mettre son cheval ici… Chose que je serai incapable de faire.

    Sans monter sur le cheval, je me mets à marcher d’un pas déterminé, d’abord à gauche, puis à droite. Je sais qu’elle m’observe, mais cela m’importe peu. Ce qui est le plus important, c’est que Vango se détende un peu.

    Lorsqu’il baisse enfin la tête pour détendre son dos et ses articulations, signe qu’il est un peu moins stressé, je me rapproche de sa jolie propriétaire. De l’autre côté de la barrière, elle m’observe avec beaucoup d’attention et ne semble laisser aucun détail à la trappe. Je décide de ne pas trop en faire, le plus naturel étant de rigueur.

    « Je voulais savoir si vous aviez des exigences particulières avant que je me mette à travailler avec Vango. » J’ai prononcé le nom du cheval avec l’accent espagnol qui va avec, et toujours sans le réaliser. Ces longues années à voyager m’ont légèrement fait perdre les notions d’accents et de langues étrangères.

    Attendant ses indications, je descends les étriers pour les mettre à ma taille –longueur dressage- et je ressangle doucement pour que la selle ne tourne pas sous mon poids. Finalement, je mets le pied à l’étrier et me hisse sur la selle. L’étalon fait un écart, je serre les jambes pour ne pas lui donner raison. Il s’arrête, regardant Mila de ses beaux yeux noirs…
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   03.07.14 12:58

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Il me répond très simplement que ses parents sont français. Il n'a guère d'accent et semble surpris que j'ai pu définir ses origines. J'en déduis qu'il est installé en Amérique depuis un bon moment déjà. Ce pays m'a toujours fascinée! A vrai dire c'est l'Europe entière qui m'intrigue, qui me semble si différente de mon Alaska natale...Et d'un autre coté je ne me sens pas l'âme d'une aventurière, au contraire. Je me sens terriblement bien dans ma petite bourgade tranquille où jamais rien ne se passe et où l'on croise peu de personnes aux origines lointaines. J'avoue qu'à une époque conquérir le monde aurait pu faire partie de mes ambitions car même si je crains les détails pratiques, il n'empêche qu'insouciante comme j'étais je me serais laissée embarquer par une pulsion soudaine si l'occasion c'était présentée. Aujourd'hui je suis bien trop terre-à-terre pour cela. La vie ne me parait plus si simple qu'auparavant et il me semble tout à fait improbable qu'un voyage improvisé puisse bien se dérouler. Cependant, entendre quelques mots de français, langue de ma mère, et ne pas les comprendre me rend quelque peu mélancolique. Je me souviens de mes quelques séjours en France où l'apprentissage d'une dizaine de mots me rendait fière et pleine d’enthousiasme. J'assurais à mes grands parents qu'à peine revenue à Fairbank je m'inscrirais à des cours de langues pour que nous puissions converser...et puis l'idée s'évaporait et je me trouvais toujours bien trop débordée que pour consacrer du temps à une langue qui ne m'aurait pas servi plus d'une fois par an et dont je me passais fort bien puisque ma famille française jonglais parfaitement avec l'anglais! Et aujourd'hui je regrette. Tandis que je me remémorais ce vieux projets d'apprentissage, Vango est en train de piétiner sur place, impatient. Je le reconnais bien là. A vrai dire chacune de mes montures est une véritable petite pile électrique toujours très enthousiaste à l'idée d'être montée. C'est une des raisons pour lesquelles je ne crains pas de leur trouver acheteur. Leurs prix sont plus que convenables pour des bêtes de telles races et d'aussi bonnes constitutions!

Il me demande si je lui donne l'autorisation de mener Vango aux pistes mais n'attend pas ma réponse pour se diriger vers la carrière. Habituée à ces lieux j'ai fini par ne plus m'en émerveiller mais je vois dans le regard de Natanael  que les lieux lui font un certain effet. C'est tout à fait compréhensible. Si le ranch Cleworth a grandement besoin d'être rénové, il n'en perd pas pour autant de sa qualité coté installations et puis les paysages environnants lui donnent un charme incontestable. En résumé il n'est pas étonnant que j'y passe des journées entières depuis dix ans sans jamais me lasser. Je suis surprise par la question qui m'est posée. Des exigences? Quant à son élevage et son entretien oui, bien entendu, mais tant que je ne lui ai pas cédé Vango, je préfère le laisser faire.

 Pas du tout, je vous laisse faire, montrez moi ce que vous savez faire! fis-je avec un premier sourire. Sincèrement qu'il monte bien ou non me semble bien moins important que l'étape précédente: le premier contact avec Vango et ses qualités en tant que palefrenier. Qu'il offre des conditions de vie décente à mon bel étalon c'est tout ce qui importe. S'il monte mal, Vango se chargera lui même de le lui faire comprendre.
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The Way It Was

«If I go on with you by my side can it be the way it was? When we met did you forget about those golden eyes?
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   03.07.14 20:23

    Une fois rassuré, l’étalon se pose entre mes jambes, plus en douceur. Je n’aurai plus qu’à le guider pour l’emmener où je le souhaite. Avant cela, je lance un regard vers Mila, à qui j’adresse un signe de la tête. Ce même signe qu’on fait lorsqu’on salue un jury lors d’un concours. Je sais que pour elle, ce salut sera une révérence, et même un hommage à son passé de championne. Je laisse les rênes longues, laissant à Vango l’opportunité d’aller étirer son dos. Pendant ce temps, je prends ma place dans la selle (une petite merveille, au passage), et positionne mes jambes de façon à ne pas le déranger dans ses mouvements.

    Nous marchons ainsi pendant quelques minutes, sans que je ne demande rien au cheval. Une fois bien échauffés, nous pourrons commencer les choses sérieuses. Je sais que ce genre de méthode n’est employé par peu de personnes, mais pour moi, la réussite se tient à une bonne préparation physique. L’échauffement est donc primordial.

    « Pas du tout, je vous laisse faire, montrez moi ce que vous savez faire ! » me dit sa propriétaire, plutôt confiante.

    Voilà un bon point pour moi. La propriétaire ne semble pas s’arracher les cheveux à me voir sur son cheval, ce qui est plutôt incroyable. Aurais-je affaire à une ancienne championne plutôt humble ?

    Je commence à donner de l’assiette, et des jambes, demandant au bel étalon de monter son dos et se pousser à l’arrière. Cela ne tarde pas à arriver, et me laisse l’opportunité de prendre du contact avec la bouche. Bientôt, l’étalon vient se mettre en place, bien rond, et bien bas. Je gratte son garrot pour le féliciter.

    Après de nombreuses transitions pas-arrêt, arrêt-pas, et figures de manège pour connecter l’animal avec moi-même, je lui demande un départ au trot. Les minutes passent, j’essaie un peu de tout : épaules de dedans, hanches en dehors, travail sur deux pistes, transitions, sessions à la jambe… Le cheval est dressé à la perfection.

    « Vous avez fait du bon boulot ! » Je lance à sa propriétaire.

    Je laisse un peu souffler Vango, en profitant pour ressangler un peu avant de passer au travail au galop. Un coup d’assiette suffit à lui demander le départ. Il se débat un peu, cherchant à fuir ma main qui lui demande de se placer. Je lâche un peu la pression, le met sur un grand cercle et lui demande de se rassembler. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup de force… Mais je sais qu’il en a les capacités. Bientôt, Vango cède, descend la nuque, et vient se poser doucement sur ma main. Je lâche mes rênes, je remet sur la piste à l’aide de mes jambes, puis le félicite longuement en gardant le galop.

    Ainsi lancé à pleine allure, il se défoule. Je sens dans ses oreilles dressées et ses coups de culs joyeux que cela lui fait un bien fou de galoper sans qu’on ne lui demande rien. Après avoir travaillé à l’autre main, je repasse au pas, puis reviens vers Mila.

    « Vango est fabuleux. Mes félicitations… Et merci. » Ce dernier mot a été prononcé en français, avec un léger regard mystérieux, et un sourire de rigueur.

    Merci. Merci parce que je ne suis pas remonté sur le dos d’un cheval depuis des années. Merci parce que celui-ci est incroyablement bon. Et merci, parce que personne ne m’a fait confiance durant toutes mes années de trip dans le monde entier…
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MessageSujet: Re: L'Espagne, douce piqure de rappel.   08.07.14 13:42

Je m'excuse pour le retard  :cry2:   :licks: 

How can I decide what’s right when you’re clouding up my minds? I can’t win you’re losing fight  all the time  [Paramore] ♪♫ - Natanael & Mila
L'Espagne, douce piqûre de rappel

Une fois installé sur Vango, Natanael m'adresse un signe de tête. Comme une révérence. Comme un salut au jury. Cela me ramène un an et demi en arrière lors de ma dernière compétition. J'avais fini quatrième et m'étais mise dans tous mes états. J'en voulais au monde entier en descendant de Frodon, au monde entier sauf à lui bien entendu qui avait été une petite merveille tout au long de la course. Aaron m'attendait à la sortie des écuries et un regard échangé avait suffit à me détendre et à me faire oublier ma rage. J'avais perdu cette course, peut-être mais je partageais ma vie avec l'homme parfait alors peu importait les victoires et les défaites! Eh oui, l'amour me rendait aussi niaise que cela à l'époque. Aujourd'hui c'est l'équitation qui parvient à me faire oublier mes problèmes de couple, les rôles se sont inversés. Abandonnant mes souvenirs là où ils doivent rester ces à dire perdus au plus profond de ma mémoire pour me donner l'occasion d'aller de l'avant, je reporte mon attention sur mon étalon et son cavalier. Les deux personnages semblent bien s'entendre! Je m’appuie contre la clôture et les observe en silence tout en cherchant à ne pas me remémorer le temps où moi aussi je m'amusais sur le dos d ce bel étalon. Si Danny m'a rendu l'occasion d’apprécier la sensation que procure une ballade à dos de cheval, je sais qu'il ne risque plus d'avoir envie de me rendre souvent ce service. Je le comprends mais cela me laisse encore plus dévastée qu'auparavant. Depuis quatre mois je me suis résignée à ce que l'équitation soit hors de portée à cause de mon handicap. Il a brisé toutes mes certitude en m'offrant une promenade avec Frodon et je crains d'en être à nouveau privée à présent...

Natanael me fait remarquer que Vango est fort bien dressé et cela m’arrache un sourire. C'est avec lui que j'ai remporté le plus de concours techniques, rien d'étonnant, c'est une monture terriblement docile. Elle est remarquable mais manque de caractère à mon gout. D'un autre coté elle fut facile à travailler et courageux comme il est Vango ne se plaignait jamais, le résultat est là, un inconnu parvient à lui faire réaliser la moindre figure, le moindre déplacement qu'il souhaite. Cependant je sais que mon étalon n'apprécie pas tout le monde et il s'est parfois rebellé lorsque son cavalier usait de façon différente aux miennes, sa docilité face à Natanael me surprend donc un peu. Ne cherchant cependant pas à comprendre je m'amuse du spectacle. Assez vite les deux amis entament un trop qui débouche finalement sur un galop dont ils semblent tout deux profiter. Je partage leur plaisir, ils sont agréables à regarder.

 Ravie qu'il vous plaise...C'est réciproque d'ailleurs, je l'ai rarement vu s'amuser autant , conclus-je en passant ma main entre les nasaux du bel étalon. Il termine en me remerciant et ce en français avec un sourire amusé bien entendu. Il me nargue c'est évident. Une expression faussement exaspérée sur le visage j'hésite à aborder le sujet, cela lui ferait bien trop plaisir. Et d'un autre coté cela m'intéresse, les français ne font pas légion à Fairbank! Parisien par hasard...?
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