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 Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden

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MessageSujet: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 13:55

Elizabeth Calloway Jayden Mason
Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant
Participants ✦ 2 participans
   Statut ✦ Private
   Lieu ✦ Waterfowl Forest
   Date ✦ Mai 2014
   Moment ✦ Fin d'après-midi
   Météo ✦ Il fait 4°C et le temps est plutôt nuageux
   Prévention -18 ✦ Non


Elizabeth Calloway
Baby I'm gonna put your skin on mine, be inside you all my life and if you let your heart open up your mind. I'm gonna be your satellite and I'll hang over your world at night. And I can hear you sleep beneath the candle light, I can see your dreams like they were mine.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 13:56

Jay & Lizzie

 

 

Depuis que j’étais retournée à l’Université, quelques semaines auparavant, j’avais un mal fou à me concentrer pendant les cours. Au début de la journée, j’étais sérieuse, concentrée, et petit à petit, au fur et à mesure que la journée passait, ma concentration flanchait. J’avais des moments d’absence durant lesquels je regardais par la fenêtre. A quoi je pensais ? Moi-même je n’en savais rien. Je ne m’en souvenais pas spécialement. Je crois que je pensais à un peu de tout et n’importe quoi en même temps : mon père, ma mère, Jenna, Jay, ses problèmes avec Caitlinn… mon avenir aussi. Après mes études, qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire ? Je n’avais aucune idée du boulot que je voulais faire. Qu’allais-je fais de mon diplôme ? L’encadrer. Oui, et ensuite ? Je n’en savais rien. Ne pas savoir ce qui allait m’arriver m’empêchait d’avancer, d’une certaine façon. J’étais là, assise dans cet amphithéâtre ou dans une salle de cours, à prendre des notes, faire tout ce qu’on me demandait de faire. Et ce pourquoi ?

Quand je me surprenais à être repartie dans mes pensées, je me reprenais et essayais de me reconcentrer. Mais il me manquait toujours un morceau de cours. Alors je louchais sur mon voisin. Quand j’avais de la chance, je tombais sur quelqu’un qui écrivait lisiblement. Quand je n’en avais pas, je ne cherchais même pas à déchiffrer. Je demandais à quelqu’un d’autres. Le voisin de devant ou celui de derrière. Moi qui avant détestais compter sur les autres, je me reposais de trop sur ceux en ce moment. Rien n’allait plus. Il allait falloir que je remédie à ça et très rapidement. Sauf que c’était ce que je me disais tous les jours à chaque fois que je me rendais en cours : « Aujourd’hui, je prends toutes mes notes ! J’arrête de demander aux autres ce qu’il me manque ». Et tous les jours, je repartais avec des notes qui ne m’appartenaient pas complètement. Heureusement que j’avais dans mon cursus des personnes assez sympas pour continuer à me les prêter. Mais je savais aussi que ça ne durerait qu’un temps et qu’un jour, tout le monde me dirait non. Il ne fallait pas abuser et je ne pourrais qu’être d’accord avec eux.

Pourtant, j’adorais le cursus que j’avais choisi. Il ne me restait plus que deux ans d’étude et je ne pouvais pas me permettre d’échouer maintenant. J’étais trop proche du but pour ça. J’allais me reprendre. Il me fallait surement plus de temps que je n’aurais cru, mais il fallait bien continuer à avancer. Je ne pouvais pas éternellement rester enfermée dans mon nouveau chez moi à l’abri du monde entier. J’étais plus forte que ça. Mais il me tardait que la journée se termine une bonne fois pour toute. Heureusement, ma journée n’était pas spécialement longue. Parfois, avoir cours jusqu’à 19h/20h, c’était usant. Mais pas aujourd’hui. Je vérifiais presque constamment l’heure et plus je la regardais, plus j’avais l’impression que ça n’avançait pas du tout. Bref, c’était déprimant. J’essayais de faire en sorte de rester concentrer dans mes cours afin de faire en sorte que ça passe plus vite. Ca fonctionnait parfois. Mais quand je repartais dans mes pensées, c’était fini. J’avais l’impression que c’était un cycle sans fin.

Quand enfin la fin de cours sonna, je rangeais mes affaires dans mon sac après avoir récupéré une feuille de note de mon voisin qui avait essayé de faire en sorte que je ne parte pas dans mes rêveries. J’avais presque envie de le remercier parce qu’il me manquait uniquement qu’un seul passage du cours. Peut-être fallait-il que quelqu’un me ramène à la réalité à chaque fois pour que ma concentration ne flanche pas ? Ca pouvait être une solution. Sauf que je ne me voyais pas demander ça à chaque personne qui s’asseyait à côté de moi. Certain d’entre nous ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam alors allez, vous, demander à un inconnu de faire en sorte de vous empêcher de partir dans vos pensées. C’était quelque chose de délicat à demander. Enfin, dans tous les cas, la journée était terminée et je n’avais plus vraiment à m’en faire pour ça, pour le moment. Nous verrons bien demain ce que ça donnerait. Et qui serait mon voisin parce qu’il y avait des personnes qui ne donnaient vraiment pas envie d’aller leur parler. Elles affichaient des visages tellement antipathiques…

Après avoir rangé mes affaires, je quittais la salle de cours sans regarder derrière moi. Dans les couloirs, j’enroulais mon écharpe autour de mon cou afin de me protéger du froid extérieur. Cela faisait vingt-deux ans que je vivais là et le froid de l’Alaska ne m’avait jamais dérangé. On s’y faisait. Mais jamais je ne m’étais risquée à sortir dehors sans au moins un manteau. Je n’avais pas envie de tomber malade. Assez rapidement, je franchis les portes de l’Université et descendis les marches qui avaient été salée afin d’éviter la formation de plaques de verglas et le maintien de la neige. Là où il fallait se méfier, c’était à l’ouverture de l’établissement. Le personnel n’avait pas encore salé les marches et si on ne faisait pas attention, c’était le meilleur moyen de se casser les dents contre le bitume. Mais là, je n’avais pas trop à m’en faire. Et au pire des cas, je n’en serais pas à ma première chute.

Déterminée à me diriger vers la maison, je fus surprise de trouver Jay devant l’Université, visiblement entrain d’attendre quelqu’un. Moi ? Je m’avançais vers lui. La tête légèrement penchée sur le côté, je me demandais ce qu’il faisait là. Néanmoins, plus je réduisais ma distance avec lui, plus je m’en fichais un peu de la raison de sa présence devant l’Université. Un sourire se dessina sur mes lèvres quand j’arrivais près de lui. Je le pris dans mes bras pour le saluer, comme j’avais un peu l’habitude de le faire.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Tu n’as pas entrainement ce soir ? demandais-je néanmoins.

Curieuse un jour, curieuse toujours ! Quand j’avais une question à poser, je ne pouvais pas m’empêcher de la poser. Bon, parfois, je savais aussi me taire parce qu’il y avait des questions qui valaient mieux ne pas poser, parce que ce serait mal venu. J’étais peut-être curieuse, mais quand même, il y avait aussi des limites à la curiosité.
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Elizabeth Calloway
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 18:35


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Lizzie & Jayden

Depuis l’explosion, cet attenta terrible qui avait secoué notre belle petite ville, les choses n’étaient plus du tout comme avant. Comme si une cassure qui prenait de plus en plus de place avait vu le jour dans le cœur des habitants et ne pouvait être réparé. Je le voyais jour après jour. Je le vivais, le ressentais dès que mes yeux s’ouvraient chaque matin. Voir le visage de Lizzie aussi triste, peiner à trouver un semblant de sourire pour nous faire croire que tout allait pour le mieux me rendait triste. De plus, je n’arrivais pas à faire face à la mort de son père. Mon coach. Mon père spirituel. Ce dernier avait laissé un vide immense dans nos cœurs que nous ne pouvions combler. La jeune étudiante le ressentait tous les jours et moi de même. Encore plus lorsque je mettais les pieds dans la salle d’entraînement. Cette salle qui était la sienne. Son aura se faisait ressentir tous les jours et tous les jours, tous les boxeurs présents lui rendaient hommage. Je ne pouvais gérer cette salle aussi bien que lui. En plus de mes propres entraînements pour me permettre de conserver le titre, je devais assurer l’entraînement des plus jeunes et faire en sorte que la salle s’en sorte financièrement. Bon, j’avais de quoi permettre à cette dernière de tenir la route sur le plan financier. Mais sur le plan professionnel, coaching, je me sentais totalement nul. N’arrivant pas à la cheville de ce mentor qui me manquait énormément. Caitlinn quand à elle ne pouvait pas comprendre pleinement la chose. Après tout, il ne s’agissait pas de son père. Même si elle était présente dans nos vie depuis longtemps maintenant et qu’elle avait pu voir et vivre à quel point nous étions soudé les uns aux autres, elle ne pouvait clairement comprendre ce vide qui nous habitait. Mais de toute façon, entre elle et moi tout était aussi différent désormais. Je l’aimais toujours c’était une évidence. Mais… quelque chose était brisé entre nous.

Cette journée, comme toutes les autres, avait été un petit supplice pour ma part. L’entrainement bien qu’intensif et dur se passait dans l’ensemble pour le mieux mais je n’arrêtais pas de voir l’image du coach près du ring, me regardant, m’encourageant, m’engueulant même quand je venais à rater mes exercices ou manquer de concentration. Je souriais parfois, rouspétais contre moi-même et me surprenais même à sentir mes yeux piquer, rendant ma vue un peu plus floue. Un revers de main me permettait de me ressaisir pour continuer. Je n’avais qu’une hâte, rentré chez moi. Ce qui semblait presque grave. Après tout, la boxe était mon métier mais avant tout ma passion. Allais-je continuellement ressentir cette tristesse et ce manque ou allais-je bientôt me ressaisir pour aller de l’avant et faire le deuil ? J’espérais me ressaisir et continuer ma vie pour le rendre fière. Ressentant l’envie de m’éloigner un peu, je fermais rapidement la salle une fois la dernière personne partis, m’assurant que personne ne reviendrais avant de prendre mon 4x4 et de me diriger par instinct, à l’université. Je savais que Lizzie n’allait pas tarder à finir et j’avais besoin de la voir. D’être avec elle. De la retrouver à mes côtés. Cette petite surprise allait certainement lui faire plaisir. Je la connaissais mieux que personne désormais. Fermant le tout, je monter dans ma voiture et roulais tranquillement dans la neige pour me retrouver devant l’université de Fairbanks. Il ne faisait pas très froid aujourd’hui. Certes nous étions dans des températures négatives mais elles n’étaient pas assez froides pour que je ressente ce froid. Avec mes vêtements, je me sentais même assez bien. Je sortais de mon véhicule pour me poser contre ce dernier et attendis patiemment la venue de Lizzie, espérant ne pas la rater avec le nombre d’étudiant présent dans ces lieux. Je me demandais cependant à quoi pouvait ressembler une vie d’étudiant. Ce que c’était que d’être en cours avec d’autre. je n’avais jamais vraiment eu la chance d’être une jeune comme les autres.

Sortant de mes pensées, je regardais alors la foule d’étudiant qui sortait et aperçus assez rapidement Lizzie parmi le lot. Comme si j’aurais pu la manquer de toute manière. Elle se dégageait clairement des autres. Nos regards se croisant, la surprise passant, elle se dirigeait rapidement vers moi pour me sauter dans les bras. Une étreinte que je lui rendais automatiquement tout en souriant, vraiment heureux de la voir. Comme si cela faisait des jours que je ne l’avais pas vu. Ce qui était un peu bizarre en y repensant. L’écoutant, je souriais de nouveau en secouant la tête. « Pas ce soir. Enfin, normalement si mais je me suis entrainé plus tôt et j’ai eu comme l’envie de venir te chercher pour qu’on aille… je ne sais pas moi, faire un tour en dehors de la ville. Qu’en dis-tu ? » Je la savais triste et avais vraiment envie de me retrouver seul avec elle. Qu’on se retrouve rien que tout les deux. Qu’on parle. Qu’on se dise les choses. On ne pouvait continuer sur cette voie. Le silence n’amenait rien de bon. Pas plus que cette façon de faire comme si rien ne s’était passé. Nous devions passer le cap ensemble, je le savais et certainement elle aussi. « On peut s’arrêter pour prendre un chocolat chaud avant de partir si cela te dit. » Je souriais encore tout en lui tendant la main pour l’accompagner à la voiture.

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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:10

Jay & Lizzie



Le monde continuait de tourner, il ne s’arrêtait jamais de tourner pour personne. C’était un fait qu’on ne pouvait pas nier. Mais c'était surtout avec cette nuit qui n’en finissait pas, qui accentuait l'impression que le monde s'était figé. Mais il suffisait de regarder les informations dans le monde pour savoir que le monde n’avait pas cessé de tourner et que d’autres catastrophes arrivaient ailleurs. Sauf qu’on se sentait toujours moins concerné quand ça ne touchait pas les nôtres. Certains affirmeraient qu’ils se sentaient concernés même quand ça touchait n’importe qui, mais tout le monde savait pertinemment que c’était faux. On compatissait à la douleur des autres, mais ça durait dix secondes et la vie reprenait là où elle avait été laissée.

Je croyais sincèrement que, tout comme moi, ceux qui avaient perdu un proche dans l’explosion, n’avaient pas encore passé le cap. Il fallait plus de temps pour ça. Enormément de temps. Bien sur, jamais on ne cesserait de souffrir, on guérissait, mais jamais totalement. Pour le moment, même si j’avais repris les cours et essayais du mieux que je pouvais de suivre chacun d’entre eux, ma blessure était encore trop béante. Cela finirait par passer. Je me souvenais que quand ma mère était partie de la maison, j’avais été malheureuse comme une pierre pendant un bon moment avant de remonter la pente et de continuer à avancer. Mais c’était encore une chose différente parce que techniquement ma mère n’était pas morte. Elle était quelque part, dans le monde. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pensé à elle, d’ailleurs. Que devenait-elle ? Avec qui était-elle ? Pourquoi était-elle partie ? C’était des réponses que je n’avais jamais su et que je doutais un jour savoir.

Enfin, de toute façon, ça n’avait pas vraiment d’importance en ce moment. Ce qui était important, c’était de continuer à essayer de faire bonne figure, de sourire et d’être forte. Certaines personnes avaient besoin de moi et je ne pouvais pas être égoïste trop longtemps. Certes, il fallait que je pense à moi, mais je ne pouvais pas me concentrer uniquement sur moi tout le temps. Je n’étais pas la seule à souffrir de la mort de mon père. Jayden était aussi triste que moi et en plus de ça, il rencontrait une assez mauvaise période avec Caitlinn, ce qui n’arrangeait pas les choses non plus. Alors du coup, je me disais que dans l’histoire, c’était peut-être lui qui souffrait le plus, bien que ma propre douleur soit réelle. Mais enfin… En sortant de cours, j’avais la ferme attention de rentrer à la maison, comme je le faisais chaque jour. C’était le lourd quotidien des étudiants, mais on s’y faisait à la longue.

Sauf qu’au lieu de ça, je retrouvais, non sans une certaine surprise, Jayden juste devant l’Université. Après l’avoir regardé avec une certaine curiosité, un sourire se dessina sur mes lèvres. Je continuais de marcher jusqu’à lui et le serrais dans mes bras. Je sentis les siens m’entourer et me rendre mon étreinte. Pour la première fois de la journée, je souriais sincèrement. Il n’y avait qu’avec les miens que je me sentais un peu mieux, un peu plus légère. En me détachant de lui, je voulus savoir pourquoi il était là et surtout s’il n’avait pas entrainement. Jay avait repris la salle de sport après la mort de papa. Je savais qu’il faisait ce qu’il pouvait pour être à la hauteur. Ce n’était pas moi qui allais lui dire quoi que ce soit là-dessus. D’ailleurs, j’étais contente qu’il ait voulu reprendre le flambeau, mais je ne lui en aurais pas voulu s’il n’avait pas voulu prendre la relève. J’aurais même compris les raisons qui l’auraient poussé à dire « non ».

- Pas ce soir. Enfin, normalement si mais je me suis entrainé plus tôt et j’ai eu comme l’envie de venir te chercher pour qu’on aille… je ne sais pas moi, faire un tour en dehors de la ville. Qu’en dis-tu ?

Je hochais la tête avec un nouveau sourire. Ca pouvait être une bonne idée, en effet. Cela faisait maintenant quelques temps que je n’avais pas réellement pris le temps de respirer. La dernière fois que j’avais accepté quelque chose dans ce genre-là, c’était le soir des illuminations et j’y avais perdu plus que je n’y avais gagné. Mon seul regret dans toute cette histoire, c’était d’avoir dit « oui ». J’aurais dû continuer de refuser pour continuer de réviser mes examens. Papa ne serait jamais allé voir ces illuminations sans moi et il serait sans aucun doute encore en vie à cette heure-ci. Au fur et à mesure que ce genre de pensée défilait dans ma tête, je sentis une nouvelle vague de tristesse m’envahir au point que je me forçais à ne pas y penser plus longtemps. Il fallait que je me ressaisisse !

- C’est une excellente idée, répondis-je. Ca nous fera sans aucun doute le plus grand bien !

Avec mes pensées précédentes, mon sourire s’était légèrement flétri, mais j’essayais de continuer à faire bonne figure. Et puis, je le pensais sincèrement quand je disais que ça pourrait nous faire du bien de faire un tour en dehors de la ville. Où ? Je n’en savais rien. Mais je faisais confiance à Jay pour trouver l’endroit parfait. Sa proposition de prendre un chocolat chaud était extrêmement alléchante également. Si on m’avait demandé de choisir, j’aurais été dans une impasse, mais il semblerait qu’il m’offrait les deux, donc je n’avais aucune raison de m’en soucier.

- Double excellente idée ! m’exclamais-je.

Ma main glissa dans celle qu’il me tendait et je pus sentir la chaleur de ses doigts entourer les miens. La distance jusqu’à la voiture n’était pas bien grande, mais elle ce n’était pas bien important. Le contact de ma main dans la sienne suffit à me mettre un peu de baume au cœur et à voir la vie un peu moins en noir. J’ouvris la portière côté passager et m’installais sur le siège après avoir retiré mon sac de mon épaule et déposé celui-ci à mes pieds. Je bouclais ma ceinture. J’étais enfin prête pour aller prendre un chocolat chaud et un bol d’air frais. Quoi que, même si je ne savais pas où il voulait m’emmener exactement, du moment que c’était en dehors de Fairbanks, ça ne pouvait être qu’un bol d’air frais.

- Dis, tu crois que ce serait abuser si j’ajoutais un muffin au chocolat chaud ou pas ? demandais-je innocemment pendant que Jayden prenait place derrière le volant.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:15


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En sentant la solitude de la journée pointer le bout de son nez j’avais eu dans l’idée et l’envie d’aller chercher Lizzie à la sortie de ses cours pour passer un peu de temps avec elle. Nous retrouver en quelque sorte. Éviter le train-train quotidien qui consistait à se retrouver dans la maison et chacun se consacrer à une activité de son coté. Pour la belle, cela consistait à faire ses devoirs ou réviser ses cours pour essayer de rattraper son retard depuis ce terrible incident. Pour moi, rester dans le canapé à regarder la télévision ou jouer à la console pour m’occuper un peu. Me perdre dans le jeu pour éviter de penser à la peine occasionné par la perte d’un être aimé et adulé. Après un entrainement bref, je m’étais dirigé vers l’université et étais arrivé un peu en avance. Je me mis alors à attendre en regardant autour de moi, appréciant les bâtiments et m’imaginant une vie d’étudiant que je n’avais pas eu. Qu’aurais-je suivis comme cours ? Des cours tournés sur le plan scientifique ? Littéraire ? Sociale ? Economique ? Je ne savais absolument pas, même aujourd’hui. Les études ne m’avaient jamais réellement intéressée. Il faut dire que ma vie en générale n’avait pas pu me mener à un quelconque intéressement de ma part pour les études. De ce fait, bien qu’assez cultivé, je peinais à mort pour aider Lizzie quand elle en avait le plus besoin. Même aujourd’hui parfois je me proposais à l’aider mais très vite je voyais que mes capacités ne me permettaient pas de l’aider correctement. Elle n’en avait que faire, m’annonçait que cela n’était pas grave du tout et était même heureuse que j’ai pu proposer mon aide. Mais j’avais parfois l’impression qu’elle disait cela pour ne pas être désagréable. Après tout, je lui faisais perdre plus de temps sur ses travaux de révision.

Après quelques minutes d’attentes, je vis plusieurs étudiants sortir des bâtiments de l’université et dans la foule, reconnu rapidement ma petite princesse. Elle se démarquait en tout point des autres et lorsque nos regards se croisèrent, je pu lire en elle la surprise, l’incompréhension puis la joie de me retrouver. C’est très rapidement par la suite qu’elle s’approchait de moi pour me serrer dans ses bras. Une étreinte que je lui rendis sans attendre avant de débuter la conversation, heureux de la retrouver. Très rapidement, elle me questionna sur le pourquoi de ma venue et je lui fis donc part de mon idée d’aller se balader tout les deux autour de la ville, dans un endroit tranquille. Elle accepta rapidement, sensiblement très contente de cette idée. « Comme tu dis, le plus grand bien. Parfait alors allons-y. » J’en profitais aussi pour lui dire que nous pouvions bien nous arrêter prendre un chocolat chaud par la même occasion. Connaissant Lizzie plus que bien, je la savais assez gourmande pour se laisser tenter par ce genre de boisson. Son exclamation me fit sourire et rire. « J’étais sûr que tu aimerais. » Attrapant sa main, je la serrais tendrement dans la mienne et l’accompagna alors jusqu’à la voiture où j’ouvrais sa portière, la laissait grimper avant de faire le tour du 4x4 et me mettre à son volant. Je démarrais la voiture et laissais le chauffage nous envahir doucement. « Absolument pas. Un, deux ou trois, comme tu le veux ma belle. » Lui répondis-je alors qu’elle m’avait demandée si l’ajout d’un muffin serait abusé de sa part. Ce n’était pas comme si je courais après l’argent. Champion du monde de boxe, ultra médiatisé et égérie de plusieurs marques, je vivais maintenant à l’abri du besoin et pouvais clairement et facilement faire plaisir à la jeune femme. Elle n’était pas du genre dépensière et profiteuse, loin de là même, ayant toujours peur de trop en demander. Enclenchant la première, je me mis alors doucement à rouler sur les routes enneigées de la ville. « Ta journée s’est bien passé ? » La questionnais-je alors, curieux de savoir comment s’était déroulé cette journée. curieux de savoir aussi comment elle se sentait maintenant en allant en cours.

Les routes étaient vides quasiment ce qui me permis d’arriver plus rapidement devant le café dans lequel nous allions pouvoir prendre nos chocolats chauds à emporter ainsi que ses muffins. Lui promettant de faire vite, je la laissais au chaud dans la voiture et l’abandonna cinq petites minutes, revenant avec deux grand gobelets de chocolat chaud et un sachet de muffins qu’elle pouvait alors déguster avec plaisir. « Et voilà ma belle. » Je souriais, reprenant le volant pour sortir de la ville ce qui se fit très rapidement. Exit les maisons et autres petits commerces, place à la nature, ses nombreuses étendues blanches et ses sapins magnifiques.



Listen to your heart.
Une citation, des paroles de chansons, de belles paroles pour illustrer ta signature. Une citation, des paroles de chansons, de belles paroles pour illustrer ta signature. Une citation, des paroles de chansons, de belles paroles pour illustrer ta signature. - blackheart & tumblr.  
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:17

Jay & Lizzie



Le quotidien me semblait tellement monotone qu’il avait pris une saveur poussiéreuse. Avant tout ça, je vivais aussi dans le quotidien, mais ça ne me semblait pas aussi pénible. Heureusement qu’autour de moi, il y avait des personnes sur lesquelles je pouvais compter et qui me permettaient de garder la tête en dehors de l’eau. Mais malgré tout, leur présence ne faisait pas tout, il fallait que je donne de moi-même et c’était ça le plus compliqué. Parfois, quand mon réveil matin sonnait, je n’avais qu’une seule envie, l’éteindre, me rouler en boule et rester au fin fond de mon lit à me morfondre. Mais au lieu de ça, je prenais mon courage à deux mains et me levais pour affronter cette nouvelle journée. On pouvait dire que c’était tout à mon honneur, mais moi, je ne voyais pas réellement les choses de cette façon. La vie était devenue grise.

Voir Jayden m’attendre à la sortie de l’Université contribua à me remonter le moral et à me faire sourire sincèrement. C’était surement la première fois de la journée que je souriais sincèrement. En ce moment, il n’y avait que lui et sa sœur qui arrivaient réellement à me mettre de bonne humeur. Je me dirigeais rapidement vers lui pour le serrer dans mes bras tout en m’étonnant malgré tout de sa présence. Depuis le temps qu’on se connaissait, je connaissais plus ou moins son emploi du temps par cœur et en théorie, il finissait plus tard sa journée, mais la raison qui l’avait emmené jusqu’ici me plut énormément. Faire un tour en dehors de la ville était sans aucun doute la meilleure proposition qu’on avait pu me faire depuis des semaines. D’habitude, en sortant de cours, je rentrais directement à la maison pour faire mes devoirs ou essayer encore de rattraper mon retard.

J’acceptai très rapidement cette proposition, affirmant que ça nous ferait le plus grand bien. Ce n’était pas comme si tout était rose en ce moment dans nos vies, surtout à la maison. Mais on faisait avec la plupart du temps. Donc oui, j’étais réellement contente que Jay me propose d’aller prendre un bol d’air frais quelque part en dehors de Fairbanks. Et si à cela s’ajoutait un chocolat chaud alors j’étais doublement partante ! Je ne résistais jamais à un bon chocolat chaud. Le chocolat, c’était la vie de toute façon. D’ailleurs, je ne comprenais pas du tout comment cela se faisait que certaine personne n’aimait pas ça. Dans ma petite tête, c’était impossible de ne pas aimer le chocolat, peu importe sa forme. Mon entrain fit rire Jayden et entendre ce son me mit énormément de baume au cœur au point que je ne pus m’empêcher de me dire que je paierai cher pour l’entendre rire encore et encore.

Ma main dans la sienne, je le suivis jusqu’à son 4x4 et m’installais du côté passager tout en plaçant mon sac de cours à mes pieds. Tandis que Jay démarrait la voiture, je lui demandais si se serait abuser de lui réclamer un muffin en plus du chocolat chaud qu’il m’avait proposé. Les mains enfoncées dans mes poches, j’attendais que le chauffage envahisse un peu plus l’habitacle pour les en sortir. On se faisait au froid à force de vivre ici, mais parfois, la chaleur était fortement appréciée. Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres quand il m’assura que c’était une demande tout à fait possible. Ca c’était cool ! La gourmandise me tuerait un jour, peut-être, mais pas tout de suite. Pas du haut de mes 22 ans en tout cas.

- Génial ! C’est toi le meilleur ! répondis-je.

Habituellement, je ne demandais jamais rien, je prenais ce qu’on m’offrait, mais j’avais réellement envie d’un muffin avec ce chocolat chaud. C’était une envie qui m’avait pris soudainement et l’idée de pouvoir satisfaire cette envie me rendait heureuse. Parfois, il suffisait de pas grand-chose pour contribuer au bonheur de quelqu’un. Alors que Jay enclenchait la première pour nous mettre en route, la question sur comment s’était passé ma journée tomba. Je restais légèrement silencieuse face à cette question, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Les choses n’allaient pas aussi bien que ça, même si pour une fois, je n’avais pas demandé l’intégralité d’un cours à mon voisin de table. Quelque part, ça voulait dire que ça allait un peu mieux, que je retrouvais ma concentration, mais encore une fois, les choses n’étaient plus pareilles.

Pourtant, j’adorais mes études universitaires, ça m’intéressait, mais j’avais encore besoin de temps pour réellement me pencher dessus à nouveau avec autant de sérieux qu’avant. Jugeant que j’étais restée assez silencieuse comme ça, et que si je continuais à me taire ça allait finir par inquiéter Jayden, j’ouvris la bouche pour répondre :

- Oui, plus ou moins. Disons que j’essaie de rester concentrée aussi longtemps que possible.

J’avais des difficultés de concentration, en ce moment, et ce n’était un secret pour personne. Mais ces quelques progrès m’encourageaient à continuer et me persuadaient que mon cas n’était pas aussi désespéré que ça. Rapidement, nous arrivâmes devant le café et Jay se désigna pour aller chercher les chocolats ainsi que les muffins. Je restais donc au chaud dans le 4x4. En attendant qu’il revienne, je fis passer mon sac sur la banquette arrière pour avoir plus d’espace pour étendre mes jambes. Bon, pas de beaucoup parce que ce n’était pas une chaise longue non plus, mais c’était plus confortable. Au bout de cinq minutes environ, je vis Jay revenir vers la voiture avec deux grands gobelets et un sachet qui devait sans aucun doute contenir des muffins. Afin qu’il puisse reprendre le volant, je posais le sachet de muffins et les gobelets dans mes mains.

- Je t’ai déjà dit que t’étais le meilleur ?

L’odeur de chocolat chaud envahissait déjà l’intérieur de la voiture. Et je savais que si j’ouvrais le sachet avec les muffins, il y aurait aussi leur odeur. Sauf que je me retenais de faire tout ça parce que si par malheur il y avait une bosse ou quoi et bien le chocolat chaud irait inonder le siège, le tapis de la voiture et mon pantalon au passage. Et j’y gagnerai une magnifique brûlure. Par la fenêtre, je regardais les rues de Barlow défiler. Nous avions presque la route pour nous tout seul. Quitter la ville ne fut pas bien long et nous nous retrouvâmes sur une route bordée de forêt recouverte de neige. Enfin de compte quand je voyais une telle beauté, je me disais que je vivais dans un véritable coin de paradis. Pour rien au monde je ne me lasserais de ces paysages tous aussi magnifiques.

- Tu as une idée de l’endroit où tu nous emmènes ou pas du tout ? demandais-je en tournant la tête vers lui.

Quand on n’avait pas de destination définie, on pouvait rouler pendant des heures et des heures sans jamais s’arrêter. Mais je savais que l’endroit où Jay voulait qu’on aille ne se trouvait pas aussi loin que ça. Dans les abords, dirons-nous. Néanmoins, il y avait tout de même plusieurs endroits où on pourrait aller et je n’avais aucune idée de l’endroit où il voulait qu’on aille. Enfin n’importe où serait parfait.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:26


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Lizzie & Jayden

Je la regardais. Elle était magnifique à sourire comme ça. Je ne pouvais que sourire et être heureux. Retrouver du réconfort à ses côtés et me sentir pleinement en vie. La tristesse s’effaçait doucement à son contact et sans vouloir me vanter, j’avais l’impression que c’était réciproque de son coté. Après tout, je connaissais Lizzie depuis des années, et savais donc pertinemment quand cette dernière souriait pour de vrai ou pour de faux. Quand elle était vraiment heureuse ou faisait semblant de l’être pour être poli envers ses interlocuteurs. Heureux donc de la retrouver et de pouvoir passer un petit moment avec elle, je la laissais grimper dans la voiture avant de prendre le volant et de nous conduire lentement vers un bar pour nous acheter chocolat chaud et même muffin. Chose que je ne pouvais pas lui refuser. Arrivant donc sur place, je lui demandais de m’attendre quelques secondes et partis chercher les chocolats et muffins avant de la rejoindre deux petites minutes après, retrouvant la chaleur du 4x4. Lui tendant le tout, je souriais et riais en l’entendant me demander si elle m’avait déjà dit que j’étais le meilleur, et acquiesçais avec un signe de tête. « Oui oui, je sais. Personne ne m’arrive à la cheville. » Je lui lançais un petit clin d’œil, amusé. Je me rendais cependant compte que je n’avais pas relevé ou relancer concernant sa journée. Nous venions tout juste d’arriver sur place quand elle m’avait répondu et du coup, je n’avais pu lui répondre à mon tour. Je me remémorais sa réponse et la regardais alors du coin de l’œil, faisant tout de même attention à la route. Bien qu’il y ait que peu de monde sur les routes ou dans les rues, la glace et la neige étaient durablement installées et la moindre erreur pouvait me faire perdre le contrôle du véhicule. Seul, cela ne me poserait aucun problème. Mais avec Lizzie à bord, je ne pouvais faire preuve d’inattention. « Et je suis certain que tu fais de ton mieux ma belle. Mais après … tout ça… c’est normal de manquer d’inattention en cours. » Lui dis-je, essayant tout de même de la réconforter un peu. Je ne voulais pas qu’elle s’en prenne à elle-même sur ce point. Qu’elle perde toute motivation ou toute envie parce qu’elle n’était plus aussi compétente dans ses études. Tout ceci n’était qu’une mauvaise passe. Une mauvaise période qui allait passer.

« Je sais que… tout est difficile ces derniers temps. Je ne suis certainement pas le mieux placé pour t’aider mais je veux que tu saches que je suis là. Je serais toujours là pour toi. Tu ne me dérange pas et peux venir me voir quand tu le souhaites, à n’importe quelle heure du jour comme de la nuit. Tu n’es pas seule. » Lui dis-je alors que nous sortions de la ville. Il fallait qu’elle le sache. Qu’elle l’entende clairement. Même si elle le savait déjà, je me devais de le lui dire. Son père venait de disparaître dans des circonstances tragiques. Elle devait se sentir seule depuis même si elle vivait sous le même toit que moi désormais. Je me devais d’agir pour son bien et ma présence à ses côtés était pour le moment la seule chose capable de l’apaiser et la calmer dans sa détresse et sa tristesse. « Aucune idée. Je roule un peu et on voit où cela nous mène. On ne se perdra pas ne t’en fais pas. » Je n’étais pas très optimiste sur ce dernier point. Rouler tout droit nous permettrez certes de pouvoir faire demi tour et rentrer en ville en allant tout droit mais avec un paysage aussi somptueux et surtout… aussi blanc, se perdre était chose très aisé. J’espérais donc tout de même ne pas nous perdre aujourd’hui. Dormir dans la voiture ne m’enchantait guère. « En tout cas, ça fait vraiment très longtemps que je n’étais pas sortis autour de la ville. C’est si… calme. Si apaisant. » Soufflais-je alors que mes yeux balayaient la nature qui nous entourait. Après plusieurs minutes de route, je ralentissais et me garais doucement sur le coté, laissant le moteur tourner encore un peu avant de l’éteindre et de regarder la belle assise à mes côtés. « Je crois qu’on peut descendre ici on est assez loin de la ville et trainer dans les alentours sera pas mal du tout. » Je lui souriais puis ouvrais ma portière pour descendre. Il faisait vraiment froid ici. Loin de la ville, la nature avait reprit totalement sa place et le froid y régnait. Je faisais le tour et ouvrais la portière du côté de Lizzie, lui tendant la main pour la hisser à mes côtés et ainsi fouler doucement les neiges sauvages qui nous entouraient. « J’espère qu’il n’y a pas de loups dans le coin. »




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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:30

Jay & Lizzie



Pour moi, ce n’était pas un secret, Jay savait pertinemment quand je mentais et quand je disais la vérité. Il me connaissait depuis toujours alors ce n’était pas très difficile pour lui de le savoir. Du coup, quand je disais que j’allais bien et que ce n’était pas vrai, il le savait. Néanmoins, là, en ce moment, je souriais sincèrement et j’étais réellement contente de passer un peu de temps avec lui. Ca nous permettrait un peu de nous échapper de cette triste réalité pendant quelques heures. Et je devais bien avouer que le chocolat chaud et les muffins étaient un petit plus à ma joie de passer un moment avec Jayden. Sincèrement, il n’y avait qu’avec lui que j’arrivais un peu à oublier toute cette peine qui pesait sur mes épaules et qui me ‘gâchait’ la vie. Quand il revint avec les muffins demandés, je ne pus m’empêcher de lui faire remarquer combien il était génial. Je le pensais sincèrement et pas que parce qu’il avait accepté de m’acheter des muffins.

Depuis aussi loin que je pouvais me souvenir, Jay m’apparaissait comme l’homme parfait et pour plusieurs raisons, d’ailleurs. Il était gentil, prévenant, à l’écoute… Il avait réellement tout pour plaire et Caitlinn avait énormément de chance de l’avoir, mais je doutais qu’elle s’en rende compte. Enfin, leurs histoires de couple ne me regardaient pas et j’essayais de m’en mêler le moins possible, mais c’était assez compliqué quand on vivait sous le même toit qu’eux. Mais enfin, le but de cette petite sortie, c’était justement d’oublier tout ça et pour cela, il fallait éviter de trop y penser. Sa réponse à propos de mon compliment me fit rire. Quoique rien ne l’empêchait de répondre une telle chose parce que c’était difficile de le contredire pour le coup.

- Fais attention que ton statut de champion du monde ne te monte pas trop au cerveau, répliquais-je malgré tout. Mais c’est un bon point pour toi !

Avec un titre de champion du monde, c’était assez difficile d’affirmer qu’il y avait quelqu’un qui vous arrivait à la cheville. Quoi que mon père me disait souvent qu’il y avait toujours plus fort que soit. Donc techniquement, cela voulait dire qu’il y avait forcément plus fort que Jay, sauf que jusqu’à présent, on ne l’avait pas encore trouvé. En attendant, absolument rien ne l’empêchait d’affirmer qu’il était le meilleur sans paraître avoir la grosse tête. Notre petite escapade en voiture avait repris et ce fut ce moment-là que Jayden choisit pour reprendre notre conversation à propos de ma journée. Quand je lui avais répondu, nous venions d’arriver devant le café, alors il n’avait pas vraiment eu l’occasion de me répondre, alors cela sembla logique que la conversation soit relancé. Même si je n’avais pas spécialement envie de m’étendre là-dessus, entendre Jay m’affirmer qu’il avait confiance en moi contribua à me remonter un peu plus le moral.

Je lui offris un léger sourire reconnaissant. C’était dans ces moments-là que je m’estimais chanceuse de l’avoir. Tout en écoutant Jay, mon regard alla se perdre dans le paysage des abords de Fairbanks. Déjà, rien que de voir un paysage un peu plus différent que celui de la ville me fit du bien. Il avait réellement eu une idée de génie en me proposant d’aller faire un tour parce qu’avoir Fairbanks dans mon dos, ça me donnait l’impression de laisser tout ça derrière moi.

- Je le sais bien que tu es là et contrairement à ce que tu penses, il n’y a que toi qui puisses réellement m’aider avec tout ça.

Après tout, Jay était le seul membre de ma famille qu’il me restait puisque c’était mon parrain. J’avais Jenna aussi, que je considérais comme ma sœur. Du coup, si je comptais bien, il ne me restait plus que deux personnes pour ne pas terminer sans famille. Une personne extérieure pourrait presque trouver ça dramatique, mais moi pas, je m’estimais chanceuse de ne pas être encore totalement seule. Je pris une inspiration que j’expirais le plus lentement possible. Je préférais changer de sujet de conversation et lui demander s’il avait une idée sur l’endroit où il nous emmenait parce qu’en me proposant d’aller faire un tour à l’extérieur de la ville, il ne m’avait pas dit où, si bien que je me demandais s’il savait. Et en posant la question, j’eus la réponse qui me confirma ce dont je me doutais. Je n’avais rien à redire à ça. Aller dans l’inconnu, ça donnait l’impression de se lancer dans une aventure quelconque. C’était cool !

- Je te fais confiance, t’inquiète pas. Tu pourrais m’emmener au Machu Picchu que je n’y verrais aucun inconvénient, répondis-je honnêtement.

Tout en tenant les gobelets de chocolat et les muffins dans mes mains, je regardais le paysage blanc défilé sous mes yeux. Jay venait de dire tout haut ce que je pensais tout bas. Un peu comme une transmission de pensée, ce qui m’amusa pendant quelques secondes. Sauf que contrairement à lui, je sortais très rarement de Fairbanks. La ville se suffisait un peu à elle-même, du coup, ce n’était pas comme si on avait besoin d’aller ailleurs pour vivre correctement. Le seul vrai voyage que j’avais fait, c’était quand nous avions accompagné Jayden, mon père et moi, à New York où il était devenu champion du monde. Mis à part cela, j’étais toujours restée dans le froid de l’Alaska.

- C’est vrai… il faudrait peut-être s’organiser un week-end quelque part, non ? Ca pourrait être cool de changer d’air pendant 48h.

Par contre, en disant cela, je n’avais pas vraiment de destination à proprement parlé. J’avais dit ça un peu sur un coup de tête, mais je le pensais en disant que ça serait sympa. Mais pour l’instant, on allait se contenter de ces quelques heures passées hors de Fairbanks, ça ne pourrait être que bénéfique. Au bout de quelques instants, le 4x4 ralentit et Jay se gara sur le côté. Nous venions d’arriver apparemment. Je détachais ma ceinture de sécurité et posais les gobelets sur le tableau de bord pour pouvoir descendre du véhicule. Mais le temps que je fasse tout ça, Jayden eut le temps de faire le tour et de m’ouvrir la portière. Je le remerciais et sortis de la voiture. Une fois sur mes deux jambes, je sortis les gobelets et les muffins.

- Je crois qu’ils ne seront pas de trop ! C’est moi où il fait plus froid qu’en ville ?

Depuis le temps que je vivais ici, le froid ne me faisait plus grand-chose. J’y étais habituée. Mais j’avais l’impression qu’il faisait quand même plus froid. Ce qui ne serait pas bizarre quand on savait qu’en ville, il y avait des bâtiments, le chauffage des maisons… Mine de rien, ça contribuait un peu à réchauffer l’atmosphère. Là, nous étions au beau milieu de la nature, rien d’industriel pour réchauffer la température qui était bien en-dessous de zéro. Je donnais son gobelet à Jay tandis que nous nous mîmes en route, défaisant le lit de neige parfait sous nos pas. A nouveau, je tenais sa main dans la mienne quand il commença à parler de loups. Je le dévisageais pendant quelques instants tout en me demandant s’il plaisantait ou pas. Quoi que non, il ne devait pas plaisanter parce que tout le monde savait qu’il y avait des loups en Alaska, mais de là à tomber sur une meute de loups… Ouais, il fallait espérer !

- J’ai plus qu’à prier pour qu’ils s’intéressent à toi alors, répondis-je pour plaisanter. Quoi, c’est vrai ! A côté de toi, j’ai la peau sur les os. Je crois pas que je ferais un bon repas.

Je bus une gorgée de chocolat et cela répandit une légère chaleur dans mon corps qui était la bienvenue. Nous continuâmes d’avancer tranquillement quand je pris la parole pour demander quelque chose qui n’était pas vraiment rose, mais comme il avait voulu savoir comment moi j’allais de mon côté, alors j’avais bien le droit de savoir comment lui il allait, n’est-ce pas ? Autant vider notre sac chacun de notre côté.

- Toi, de ton côté, comment est-ce que ça va ? Tu sais, par rapport à tout ça... demandais-je.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:41


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Je souriais en la regardant avant de rire en l’entendant. Elle me mettait en garde concernant mon statu de champion du monde de boxe. Que ce titre ne me monte pas trop à la tête. Je lui lançais un clin d’œil alors tout en haussant des épaules. Elle était bien placée, très bien placée même, pour savoir que je rigolais en disant cela. Que je ne le pensais pas le moins du monde. Depuis toujours, je me sous estimais. Je n’arrivais pas à m’aimer et m’affirmer à ma juste valeur d’après les dires de mes proches. Surtout de Lizzie qui me voyait souvent comme un… je ne sais quoi. Un prince ou autre. Pour moi, elle me mettait sur un piédestal ce qui pouvait l’empêcher elle de me voir tel que j’étais vraiment. Mais je ne lui en voulais absolument pas pour ça. Chacun avait sa façon de voir les gens ou les choses. Comme moi par exemple qui voyais la jeune étudiante comme un petit ange. Alors que je me faisais peut-être des idées et qu’elle était peut-être un véritable démon avec ses camarades de classe. Je l’imaginais alors en mode rebelle, perturbante, vilaine et cela me faisait sourire. Non, définitivement non, elle n’était rien d’autre qu’un véritable petit ange à mes yeux.
« Et tu sais de quoi tu parles hein ? » Lui dis-je en souriant. Pas besoin d’un titre de champion pour pouvoir s’apprécier plus. Mais cela m’aidait beaucoup pour tout dire. Depuis cette fameuse nuit et l’obtention de ce titre tant convoité, les choses avaient littéralement changé. Et Lizzie avait été aux premières loges ce soir là. Elle avait pu voir exactement ce qu’était un combat de championnat, voir les coups que j’avais pu prendre mais aussi ressentir avec émotion toutes les sensations du combat. L’envie de se battre, de gagner. Un très bon souvenir en soit. Même si aujourd’hui j’étais toujours le champion et avais défendu mon titre à de nombreuses reprises, rien ne valait mon premier combat pour l’obtention de ce titre. Absolument rien.

Au chaud dans la voiture, les chocolats chauds achetés ainsi que les muffins, nous nous dirigions vers la sortie de la ville tranquillement tout en parlant entre nous. De tout, de rien. D’elle surtout. Cependant, ce qu’elle me dit m’interpela légèrement. Selon elle j’étais la seule personne capable de l’aider après tout ce qui s’était passé. J’en étais fier dans un sens mais avais aussi peur dans un autre de merder, de la décevoir et de faire qu’elle se sente par la suite totalement seule. Elle devait s’ouvrir de nouveaux aux autres. A son entourage. Se faire des amis, renouer des liens, sortir, voir du monde. Je savais cela difficile. Après tout, son père n’était pas le miens mais je l’avais toujours considéré comme. Et touché par sa disparition, je n’osais imaginer comment elle le vivait à son âge. « Je ferais de mon mieux en tout cas. » Lui répondis-je simplement tout en la regardant avec un petit sourire, ma main resserrant doucement la sienne.
Tout continuions de rouler, sortant de la ville, nous perdant presque dans l’étendue blanc qui nous entourait. « Aucun inconvénient c’est vrai ? Je vais peut-être réfléchir alors à te kidnapper pour aller voyager partout dans le monde et revenir ici que dans… disons… quelques mois. »[/color] Un sourire joueur. J’étais bien prêt à le faire pour tout dire. Mais je ne pouvais faire vivre ça à la belle. Elle avait encore ses études à finir. Et puis cela voudrait dire vivre vingt quatre heures sur vingt quatre avec moi et seulement moi pendant des mois. Non je ne pouvais l’obliger à ça. Et pourtant, en pensant à ce genre de voyage qui me trottait en tête, je ne voyais qu’elle pour m’accompagner. Pas même Caitlin.

Enfin arrivés sur place, nous nous garâmes pour descendre de la voiture et contempler pleinement ce paysage. Histoire de m’amuser à lui faire un peu peur, je parlais d’une meute de loup ce qui la fit réagir aussitôt. Sa main se glissa dans la mienne alors que son corps se resserra tout contre le mien. Même si elle ne le montrait pas, l’idée lui faisait peur. « Ne te dénigre pas voyons. Même si je suis plus costaux, en rapport à mon job, tu restes très bien foutue hein donc … tu ferais un très bon repas aussi. » Lui dis-je alors en souriant. Elle était un peu comme moi dans le sens ou elle se dénigrait souvent et ne se voyait pas à sa juste valeur. Elle le faisait physiquement là, comme souvent même, alors qu’elle n’avait rien à se reprocher. Elle était vraiment très belle, un corps somptueux avec des formes où il le fallait et un visage vraiment angélique et beau à contempler. Des yeux magiques et perçants. Sa voix glissa de nouveau dans mes oreilles et sa question me tétanisa sur place l’espace d’une petite seconde. Moi. Comment je me sentais avec tout ça. Il était vrai que je n’en avais jamais réellement parlé. « C’est… c’est dur. Je me sens coupable Lizzie. Coupable de tout. si je ne m’étais pas engueulé avec ton père à ce moment là, peut-être m’aurait-il suivit et peut-être serait-il toujours en vie. Je me sens mal vis-à-vis de toi. Et en plus, pour ne rien arranger, les engueulades avec Caitlin… je suis désolé de te faire vivre tout ça. Vraiment désolé. » Finissais-je alors en serrant un peu plus sa petite main dans la mienne, dégouté d’être son bourreau dans un sens.



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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 19:42

Jay & Lizzie



La plupart des gens croyait que quand on devenait champion du monde, peu importait la discipline, on devenait imbattable, le meilleur. En clair, ils prenaient tous la grosse tête et c’était impossible de les contredire quand ils affirmaient être les meilleurs. Pour ce qui était de Jay, c’était tout le contraire. Là, s’il m’affirmait qu’il était le meilleur, c’était parce que je l’avais dit et aussi parce qu’il plaisantait. C’était ce qu’il y avait de bien avec lui, d’ailleurs. Il était peut-être champion du monde de boxe, mais Jayden restait Jayden. Je ne me souvenais pas avoir remarqué un quelconque changement chez lui. Il était resté lui-même et c’était ce que j’aimais chez lui. Quand il m’affirma que je disais ça parce que je savais de quoi je parlais, je ne pus m’empêcher de rire. C’était vrai dans un sens. Ca faisait vingt-deux ans que je le connaissais donc je pouvais presque affirmer n’importe quoi tout en étant plus ou moins sure d’avoir ‘raison’.

- Tout à fait, répliquais-je.

Admirant le paysage qui défilait sous mes yeux, je bavardais tranquillement avec mon parrain. Ce n’était pas spécialement une conversation joyeuse, mais au moins, ce n’était pas un blanc permanent qui envahissait l’habitable. Et puis, de toute façon, il fallait bien qu’on discute de tout ça à un moment ou un autre. Les autres jours, on simulait la « joie de vivre », on faisait comme si tout était normal, on vivait avec des œillères. Ni plus, ni moins. Cet éloignement de la ville allait vraiment faire du bien, même si nous parlions de toutes ces choses qui nous tracassaient. Vider son sac avait du bon, en théorie. De plus, que Jay m’offre son aide afin d’aller mieux, me permettant ainsi de continuer à avancer, me faisait chaud au cœur. Je lui assurais d’ailleurs qu’en ce bas monde, il était le seul qui pouvait m’aider. C’était le seul qui me connaissait depuis longtemps. J’avais Jenna aussi, mais… ce n’était pas pareil, bien que je l’adorais comme si c’était ma sœur.

Ce qui était assez drôle parce que si je n’avais jamais pu voir Jay comme mon frère, je n’avais pas eu de mal à considérer Jenna comme ma sœur. Je ne cherchais pas spécialement à comprendre pourquoi. Parfois, les choses n’avaient pas vraiment de logique. Je ne doutais pas un seul instant qu’il ferait du mieux qu’il pourrait afin de m’aider. J’avais une totale confiance en lui, et cela se prouvait bien puisque je ne savais pas du tout où il m’emmenait et ça ne me dérangeait pas. D’ailleurs, je le lui fis bien savoir en prenant le Machu Picchu comme exemple. Néanmoins, j’étais honnête quand je disais que je ne verrais aucun inconvénient à ce qu’il m’y emmène. En fait, se serait même plutôt cool. Mais bon, ce n’était pas d’actualité, même si honnêtement, je ne dirais pas non à un dépaysement.

- Est-ce qu’un kidnapping consentant ça s’appelle un kidnapping ? demandais-je. Puis, ça me dérangerait pas de partir à l’aventure ! Le Pérou, ça doit être cool ! Y’a pleins de lama ! Mais si on y va, fais moi penser à acheter le guide de l’espagnol parce qu’à part si señor, je sais rien dire !

C’était le pays des lamas à ce qu’on disait. Je n’en avais jamais vu. D’habitude, on en voyait dans les cirques, mais l’Alaska n’était pas l’endroit rêvé pour un cirque avec des animaux. Il faisait très froid. Enfin, pour le moment, le Pérou n’était pas d’actualité, mais plutôt les alentours de la ville. Je laissais Jayden choisir l’endroit où il souhaitait qu’on s’arrête et je n’eus pas spécialement longtemps à attendre car il s’arrêta à côté de la forêt. Une fois sortis du 4x4, nous commençâmes à marcher dans la neige, ma main dans la sienne, je ne pus m’empêcher de me rapprocher de Jay quand il se mit à parler de loup. Je me rapprochais de lui tout en plaisantant sur nos conditions physiques respectives. A côté de lui, j’avais sans aucun doute moins de viande, c’était un fait exact. Je me figeais l’espace d’une micro seconde quand il m’annonça que j’étais « bien foutue ». Aussitôt, je sentis le rouge me monter aux joues.

- Oh… Je… Merci… enfin… je crois ?

C’était un peu bizarre comme compliment. Normalement on disait « jolie » ou « mignonne », mais « bien foutue », c’était assez peu commun quand ça venait de la part d’une personne qu’on côtoyait depuis toujours. Néanmoins, cela me fit plaisir. Mon changement de sujet fut un peu brutal, mais un peu plus tôt, il m’avait posé la question alors je pouvais la lui rendre Surtout que j’étais vraiment intéressée par la question. Nous étions deux à souffrir dans toute cette histoire. Peut-être pas de la même façon, mais le voir dans cet état-là me brisait réellement le cœur. Je doutais de pouvoir aller réellement mieux s’il n’allait pas mieux de son côté. Je le sentis se figer à mes côtés. Automatiquement, je levais la tête vers lui. J’étais désolée de poser la question, mais quitte à ce qu’on vide notre sac, autant le faire dès le départ, comme ça, on pourrait passer à autre chose et voir la vie d’une façon un peu plus différemment.

A ses premiers mots, je baissais mon regard, fixant ainsi mes pieds qui foulaient la neige, détruisant son homogénéité. Généralement, j’écoutais assez religieusement les gens quand ils me parlaient pour essayer d’aider du mieux que je pouvais, mais là, c’était au-delà de mes capacités. Je comprenais le point de vue de Jay ; sa dispute avec mon père avait été assez violente et elle n’avait pas aidé à ce qu’il l’accompagne, c’était vrai. Mais est-ce que les choses auraient dû se passer autrement ? Dans tous les livres que j’avais pu lire, changer le passé apportait toujours quelque chose de mauvais. Et puis dans le monde réel, changer le passé était impossible. On faisait avec, quoi qu’il arrivait. Je sentis les larmes me monter aux yeux au fur et à mesure qu’il parlait. Et ce fut pire quand il serra légèrement la main dans la sienne. Aussitôt, je lâchais sa main et passais mes bras autour de lui, me serrant contre lui pour la deuxième fois de la journée, mais vraiment pas pour la même chose.

- Ne soit pas désolé pour moi parce que ce n’est pas à toi que j’en veux… réellement pas ! On ne sait pas ce qu’il se serait passé si les choses avaient été différentes.

C’était vrai, on ne savait pas du tout. On m’avait dit un jour que chaque personne avait une heure et qu’on ne pouvait pas changer les choses. Qui m’assurait que mon père ne serait pas mort s’il n’avait pas été en ville ce soir là ? Absolument personne et jamais nous ne pourrons le savoir.

- Quant à ce qu’il se passe avec Caitlin… Je donnerai n’importe quoi pour pouvoir t’aider, pour pouvoir arranger les choses, mais je ne sais pas quoi faire.

Mis à part être là, c’était tout ce que je pouvais faire et ce n’était pas suffisant. Clairement pas.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 20:04


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Question piège ? J’en avais bien l’impression. Un kidnapping consentant pouvait-il être un kidnapping ? Aucune idée. Pour le coup, je ne savais que répondre. La logique voudrait que non. Après tout elle était majeure et savait ce qu’elle faisait. Si elle décidait de me suivre lors d’une virée autour du monde, cela était son choix et en rien une obligation de ma part. Je souriais donc, entendant ensuite la suite de sa réponse, la belle m’annonçant que cela ne la dérangerait pas de partir, de visiter. Le Pérou par exemple. Je regardais alors ma filleule en levant un sourcil, surpris par cette envie de visiter le Pérou. « Un dictionnaire Espagnol et aussi un k-way. Tu n’es pas sans savoir qu’un lama sa crache de partout. » Lui dis-je alors en souriant avec un petit clin d’œil. Certes je rigolais un peu mais dans un sens c’était vrai. Les lamas… je n’aimais pas ce genre d’animaux d’une part car ça ne ressemblait à rien et que ça avait l’air… tellement con. Cette manie de te cracher dessus. J’en souriais cependant en y pensant tout en regardant la jeune femme, continuant de rouler doucement dans la neige en nous éloignant de la ville. « Le Pérou donc pour commencer. Ensuite ? Je pense qu’on devrait se faire toute l’Amérique Latine. Faut que je pense à prendre une arme quand même on ne sait jamais. Avec tous les enlèvements dans cette zone… L’Europe après ? » Lui demandais-je tout en riant. C’est clair que nous n’étions pas totalement sérieux dans ce délire mais … pourquoi pas ? Qu’est-ce qui nous retenait de ne pas nous lancer dans un road trip de plusieurs jours, semaines, mois, à travers le monde ? Nous étions jeune, surtout elle d’ailleurs, et elle pouvait très bien reprendre ses études après. Elle avait tout le temps pour ça.

Une fois assez loin de la ville, j’arrêtais le 4x4, éteignais le moteur et sortais de la voiture, très vite suivi par Lizzie qui attrapait ma main avant de se serrer tout contre moi suite à ma petite blague concernant les loups. Elle se doutait un peu qu’il n’y en avait pas dans le coin mais une petite part d’elle en avait tout de même peur. Sans en avoir peur, je restais cependant sur mes gardes. Etant assez loin de la ville, il était très plausible de voir une créature sauvage dans le coin et une petite meute de loup arctique en faisait partie. Nous comparions nos physiques et c’est à ce moment que je fis une boulette. Sans trop m’en rendre compte, mes mots avaient été quelque peu cru pour elle et c’est en voyant son visage devenir rouge, l’hésitation dans sa voix et sa phrase que je me rendais compte de l’erreur. Très rapidement, je sentais la honte m’envahir et m’excusais rapidement. « Désolé je… j’ai été un peu trop direct dans mes mots. Mais tu as compris ce que je voulais dire. Désolé. » Je me sentais un peu mal je l’avouais. Pourquoi balancer ça comme ça ? Qu’est-ce qui te prend Jay sérieux ? Je ne me reconnaissais pas. Je ne me reconnaissais plus de toute manière en sa présence depuis quelques temps maintenant. Lizzie était jolie. Très jolie même et elle s’était rendue compte maintenant par mon erreur qu’elle me plaisait. Mais elle restait ma filleule et je ne devais pas dire ce genre de chose. Pas à elle en tout cas. Il fallait que je me ressaisisse pour que le reste de la journée se passe au mieux. Gardant toujours sa main dans la mienne, nous continuions de marcher dans la poudreuse pour nous enfoncer encore plus loin dans les pleines enneigées d’Alaska. C’était magnifique et je ne regrettais pas être ici aujourd’hui avec Lizzie.

Rapidement cependant, la belle reprit la conversation que nous avions eue dans la voiture. Du moins, que nous avions débuté sans vraiment entrer dans les détails. Je soufflais un peu avant de lui expliquer mon point de vue et lui dire que je me sentais réellement coupable pour tout ce qui s’était passé dernièrement dans nos vies. Concernant son père surtout. Si j’avais été moins con, moins bornés, peut-être que la dispute n’aurait pas eu lieu, peut-être m’aurait-il suivi à Los Angeles et peut-être ne serait-il pas mort. Trop de « si ». Aucune certitude. Mais je me sentais réellement mal. Même après avoir entendu ses mots. Dans un sens, cela me réconfortait. Mais je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable. J’acquiesçais cependant ses mots d’un signe de tête et d’un léger sourire reconnaissant, avant de la laisser continuer sur le sujet Caitlin. « Ne t’en fais pas. Je sais que tu veux aider mais tu ne peux rien y faire. C’est entre elle et moi. Mais cela me tue de te faire vivre nos disputes alors que ce n’est clairement pas le moment. J’aimerais tellement pouvoir t’apporter plus de bonheur et de joie de vivre. Te faire retrouver plus souvent ce magnifique sourire qui orne ton visage. Mais avec ce qui se passe à la maison c’est… compliqué. » J’étais loin d’être le meilleur avec elle mais j’étais là. Elle ne savait pas le pourquoi de ces disputes incessantes entre Caitlin et moi mais elle voulait aider et c’était aussi pour ça que j’adorais cette petite.



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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 20:08

Jay & Lizzie



La perspective d’un voyage en dehors de l’Alaska était alléchante, je devais bien le reconnaître. Ca me donnait envie. J’adorais ma ville natale, même si elle était enfouie sous la neige et qu’on ne voyait pas le jour pendant plusieurs mois. Mais voir le monde, voir d’autres civilisations, c’était une expérience unique au monde. Peut-être qu’un jour, j’aurais les moyens de voyager et que je le ferais. Où irais-je en premier ? Je n’en avais aucune idée. Il y avait tellement de destinations intéressantes. Du coup, la perspective d’un kidnapping qui serait cent pour cent consentant me plaisait ; partir comme ça, à l’aventure, sur un coup de tête, c’était cool. Ma question sur le kidnapping consentant posa un blanc à Jay qui ne trouva rien à répondre. La réponse était pourtant évidente. Etant donné que j’avais commencé par parler du Machu Picchu, je lançais le Pérou comme destination. Mais cela pouvait être le Pérou comme n’importe quel autre pays, d’Amérique Latine ou pas. Je ris en entendant la remarque de Jay à propos des lamas. Il n’avait pas totalement tord.

- Techniquement, ça crache quand ça se sent menacé. Mais on n’est pas obligé de s’en approcher ! On peut passer au large, donc se passer de k-way ! En plus, il doit faire chaud au Pérou, non ?

Nous parlions de ça comme si nous étions actuellement, réellement, entrain de nous diriger vers ce pays d’Amérique Latine et que nous prévoyions ce que nous allions faire une fois sur place. Bizarrement, sans trop savoir pourquoi, ça m’attristait un peu de savoir que ce n’était rien de plus qu’un délire et pas un vrai voyage. Changer d’air nous ferait réellement du bien, autant à lui qu’à moi. Mais ce n’était pas pour autant que nous nous arrêtâmes là dans notre petite conversation car Jay souhaita savoir où nous pourrions aller par la suite. Je le regardais alors avec un grand sourire de dessiné sur mes lèvres. Un tour du monde ! Magnifique perspective ! Ca me plaisait beaucoup ! Mais pour cela, il fallait sans aucun doute avoir pas mal d’argent. Quoi que certains partaient faire le tour du monde et faisaient la manche pour manger. Sauf que je ne me voyais pas du tout faire une telle chose ! Si je devais un jour partir, se serait avec les fonds nécessaires pour tenir le coup jusqu’au bout, sinon, autant rester chez moi et regarder des images sur Google.

- Tous les pays d’Amérique Latine ? Trop cool ! Mais il nous faudra genre… Un an pour tout faire ! Et on pourra parfaire notre espagnol ! Ca c’est cool ! Je m’en fais pas pour les enlèvements ! Tu seras avec moi, non ? Ils ont plus de souci à se faire qu’autre chose. Quant à l’Europe, je suis totalement partante ! La France, l’Italie, l’Allemagne… Quand on va revenir, on va être multilingue !

Là où Jay s’arrêta, ce n’était pas le Pérou, ni même le Mexique, mais c’était en dehors de la ville : destination initiale après tout. Lorsqu’il eut coupé le moteur, nous pûmes sortir dehors. Instinctivement, je m’étais resserrée contre lui quand il s’était mis à plaisanter à propos des loups. De ce que je savais des loups, ils ne s’en prenaient pas à l’Homme, mais sait-on jamais ! Et puis, ce n’était pas comme si nous étions à côté de la civilisation alors mieux valait être méfiant. Quant à savoir qui ils dévoreraient en premier, je plaisantais sur le fait que Jay avait un physique beaucoup plus avantageux que le mien pour faire un bon repas. Sauf que je ne m’attendais pas à ce qu’il réplique quelque chose qui me fasse rougir de la tête aux pieds. C’était bien la première fois qu’on m’affirmait que j’étais bien foutue. Néanmoins, je lui adressais une espèce de remerciement en cafouillant un peu tellement ça m’avait surprise. Bien évidemment, Jay ne mit pas longtemps à comprendre que son compliment avait eu un certain effet sur moi.

- Non, non, t’excuses pas ! C’est pas grave. Ca m’a juste pris au dépourvu, c’est tout.

Est-ce que j’avais réellement compris ce qu’il voulait dire ? Je n’en étais pas sûre. Est-ce que ça avait la même signification pour lui que pour moi ? Aucune idée. Néanmoins, je préférais prendre ça dans le premier sens qu’on pourrait le comprendre et ne pas vraiment chercher plus loin. Je restais silencieuse pendant quelques instants, le temps que les rougeurs se calment et que mon teint redevienne normal. Un compliment comme celui-ci était loin d’être déplaisant, mais n’était-il pas censé être « mal venu » de la part de son parrain ? Pourtant, je n’en avais pas la sensation. Enfin bon… Progressivement, je repris contenance et posais une question qui plomba l’ambiance. J’en avais bien conscience, mais il fallait bien qu’on en parle une bonne fois pour toute. Ca nous ferait du bien et on pourrait passer à autre chose. Ce serait une étape pour aller de l’avant. Alors aussi désagréable que pouvait être la conversation et bien j’étais prête à l’encaisser.

Jay se sentait coupable par rapport à l’incident qu’il y avait eu. Mon père y avait laissé sa vie et mon parrain pensait sincèrement que si les choses s’étaient déroulées autrement, il serait encore là aujourd’hui. Sauf que ça, malheureusement, nul ne pouvait le savoir… On disait que lorsque l’heure arrivait, on aurait pu tout faire pour l’éviter, c’était impossible. Mais ça… Absolument personne n’avait pu vérifier cette théorie. Je n’étais pas celle qui en voulait à Jay pour ne pas avoir écouté ce qu’on lui disait à propos de ce combat. Je ne lui en voulais réellement pas et je ne voulais pas qu’il se mette dans cet état à cause de moi. Après, je ne pouvais pas l’empêcher de s’en vouloir et c’était le plus triste. Je ne pouvais que le rassurer et cela devait être suffisant. Quant au sujet Caitlinn, c’était sans aucun doute le plus délicat de tous. J’étais sérieuse quand j’affirmais que je donnerai n’importe quoi pour l’aider à aller mieux. Sauf que j’étais impuissante et c’était ce qui me dérangeait le plus.

Je comprenais parfaitement que cela ne regardait que Caitlinn et lui et que je n’avais pas à m’en mêler, mais j’étais-là, je vivais chez eux. Et par conséquent, j’étais là. Un léger sourire se dessina sur mon visage lorsqu’il parla de mon sourire. Je ferais réellement n’importe quoi pour le rendre heureux. Tout ce qui était en mon pouvoir, en tout cas. Sauf que je ne savais pas trop comment faire, c’était ça le plus dramatique dans cette histoire. Je n’étais pas « dieu »…

- Ma vie n’est pas si moche que ça… Ca pourrait être cent fois pire et je suis contente de ce que j’ai.

Ce n’était pas un mensonge ! Ma vie n’était pas si laide. J’avais un toit, trois repas par jour, voir quatre quand l’envie me prenait de prendre un gouter et je ne manquais de rien. Mais que demande le peuple ?! Non, vraiment. Il y avait des gens qui étaient dans une situation bien pire que la mienne, j’en étais certaine. Je remis ma main dans la sienne et nous continuâmes à marcher droit devant nous. Puis brusquement, une idée me vint. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres et aussitôt je me détachais de Jay et me dirigeais vers un arbre assez gros. Je me tournais vers Jay et lui offris un sourire avant de disparaître derrière l’arbre qui était assez gros pour mettre mon plan à exécution. Je me penchais pour ramasser de la neige et en fis une boule assez compacte pour la rendre solide mais pas trop pour ne pas qu’elle fasse mal. Une fois chose faite, je sortis légèrement de derrière mon arbre et m’écriais :

- Te laisses pas surprendre !

Puis je lançais ma boule de neige sur Jay avant d’éclater de rire.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 20:10


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Un petit voyage. Commencer par l’Amérique Latine avant de visiter d’autres régions du monde. Cela me tentait beaucoup. Mais empêcher Lizzie de continuer ses études pour ça, et mettre en pause ma carrière sportive… cela m’empêchais quand même de mettre ce petit plan à exécution. Ce qui était dommage car j’étais sûr dans un sens qu’il nous permettrait de faire le deuil et de penser à autre chose. Nous retrouver, débuter une nouvelle vie. Du moins, repartir avec un nouvel état d’esprit.
« Tu as l’air d’en savoir beaucoup sur les lamas… » Lui dis-je alors avec un petit air interrogatif et moqueur. « T’es animaux préférés ? Tu peux le dire si tu es une lamaphile » Finissais-je alors en souriant et en riant. Lizzie était du genre à s’intéresser à beaucoup de chose. Et a retenir encore plus d’information. Cela ne m’étonnait donc pas de la voir en savoir autant sur ces animaux assez atypiques. Beaucoup de personnes auraient pu en être déroutés et très surpris, se demandant même pourquoi en savoir autant sur ce genre d’animaux, pour ma part, cela était simplement une habitude et un état normal des choses. Nous continuions sur notre lancé, sur ce petit délire entre nous, en énumérant les autres endroits à visiter. Si par mon « métier » j’avais pu visiter pas mal de pays, je devais avouer ne pas réellement connaître tous les endroits que mes pieds avaient foulés. Entre les pubs, les interviews d’avant et après combat etc… je n’avais pas le temps à consacrer aux loisirs de la découverte et du tourisme. C’est pourquoi la perspective de faire un tour du monde avec Lizzie pour seule compagnie me plaisait énormément. Etre ensemble sans aucune autre contrainte que de voir ce dont on avait envie était relativement très tentant.

« Un an ? Peut-être plus même je dirais. Tu te rends compte de tous les pays qu’il y a à visiter ? Et puis si on veut faire les choses correctement et tranquillement, il va nous falloir prendre notre temps. Ça me plait bien à moi en tout cas… Mais pour les enlèvements, n’oublie pas que n’importe quel champion du monde dans n’importe quel art martial n’est rien en face d’une arme. Mais bon, rien que pour ça, j’en prendrais une si nécessaire. » Lui dis-je avec un clin d’œil. Je ne savais pas trop ce qu’elle pensait des armes. Après tout, son père était contre ces dernières et elle devait sans nul doute penser comme lui. Ici, à Barrow, je n’avais pas besoin d’arme. Ma renommé me suffisait. Dans mes déplacements, j’avais toujours autour de moi des gardes du corps qui eux possédaient au moins une arme à feu, pour me protéger de n’importe quel danger. Mais dans des pays plus pauvre et plus enclins à la violence comme certains pays d’Amérique Latine, je ne pouvais pas me balader sans aucune protection et mettre Lizzie en danger… Quoi qu’il en soit, je devais arrêter de suite de rêver et fantasmer sur un voyage qui ne se ferait pas d’ici peu. Même si je décidais de garder ce dernier en tête. « Multilingue ? Ça me plait bien ça aussi. Mais tu le seras plus rapidement que moi en tout cas. Je n’ai jamais été très bon pour les langues vivantes. »

Sortant de la voiture, se serrant l’un à l’autre d’une part par peur de cette dernière concernant la présence possible d’une meute de loup, d’autre part, pour nous réchauffer un peu aussi il fallait l’admettre, nous marchions dans la poudreuse en souriant et riant avant que je ne sorte une phrase qui la bloqua rapidement et la fit rougir. Ne comprenant pas au début, c’est après une demi-seconde que je me rendais compte de mes mots et me confondais en excuse. Je ne savais pas du tout ce qui m’avait prit pour le coup… Mes mots avaient dépassé ma pensée. En quelque sorte… Car en toute honnêteté, en la regardant, je voyais face à moi une jeune femme vraiment belle et pleine de charme. M’excusant tout de même de l’avoir mis dans l’embarras, je souriais faiblement en l’entendant me répondre qu’il n’y avait pas de quoi m’excuser et continuais notre route dans les plaines enneigées autour de la ville. Par la suite, nous nous mîmes à parler de ce que nous avions sur le cœur. Je me sentais coupable de la mort de son père, mon coach, mon ami, comme un père pour moi aussi. Je me sentais réellement coupable. Mais elle ne voulait pas le savoir. Pour elle, je n’avais rien à me reprocher. Cela faisait du bien de l’entendre. Surtout venant d’elle. Mais cela ne suffisait pas à retirer totalement la culpabilité que j’avais sur le cœur. L’entendre me dire qu’elle était tout de même contente d’avoir ce qu’elle avait maintenant me faisait chaud au cœur. Elle en avait vu de toutes les couleurs entre la disparition de son père, son pilier, et les disputes incessantes de Caitlin et moi… Je souriais alors doucement en la regardant, la serrant un peu plus contre moi, la remerciant de ce petit geste amicale d’être là, présente.
Soudainement, voilà qu’elle se détachait de mon emprise pour courir près d’un gros sapin. Je la regardais faire en souriant tout en regardant autour de nous. L’endroit était vraiment superbe. Alors qu’elle me parlait, je me retournais vers elle pour la voir et c’est à ce moment là que je reçus une boule de neige sur le haut de mon torse, cette dernière explosant à l’impacte sur mon visage. Surpris, je restais deux petites secondes sans rien faire tout en riant avant de me baisser pour ramasser à mon tour de la neige. « Tu vas voir. » Lançais-je en sa direction alors qu’elle allait sans nul doute se cacher derrière l’arbre ou dans la forêt lui faisant dos. Une fois la neige en main, je la tassais un peu et la jetais fortement contre l’arbre pour que cette dernière explose et la touche tout de même. Je ramassais rapidement une seconde boule pour me tenir près alors que j’avançais en courant, du moins j’essayais dans cette poudreuse, vers la jeune femme.



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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.05.14 20:13

Jay & Lizzie



Même si c’était simplement une façon de plaisanter, nous avions un sacré programme de voyage. Déjà, il y avait l’Amérique Latine avec le Pérou. Comme quoi, il suffisait de donner une destination au hasard pour en résulter à la planification d’un voyage qui n’aurait pas lieu, tout du moins, pas dans l’immédiat. Est-ce qu’un jour nous partirions réellement en vacances, quelque part, même si ce n’était pas en Amérique Latine ? Je n’en savais rien. En tout cas, je prenais réellement plaisir à avoir cette discussion avec Jay. Un rire avait franchi mes lèvres lorsqu’il avait fait mention des lamas. J’avais bien entendu dans sa voix qu’il n’aimait pas spécialement ces animaux-là. Quant au fait que ça crachait à la moindre occasion, je n’avais pas pu m’empêcher de lui rappeler que les lamas crachaient uniquement lorsqu’ils se sentaient menacés. Il n’y avait rien d’impressionnant à connaître ça. Un nouveau rire m’échappa lorsqu’il prononça le mot « lamaphile ».

- Non, non ! répondis-je toujours en riant. Tu sais bien que mes animaux préférés sont les chiens. Mais si j’en sais autant c’est parce qu’il m’arrive de regarder des documentaires animaliers, ni plus, ni moins. Tu le saurais pour les lamas si tu passais moins de temps sur ta console.

J’avais dit ça pour le taquiner, mais c’était vrai que depuis quelques temps, Jay passait du temps sur ses jeux vidéos. Mais qui étais-je pour l’en blâmer ? Absolument personne. Et puis, cela aurait été malhonnête de ma part de dire que je n’y jouais pas. Parfois, je me joignais à lui pour décompresser et ça fonctionnait plutôt bien, surtout quand je me prenais la tête à rattraper mon retard dans mes études. Un jour, j’arriverai à être à jour. Je ne désespérais pas. Il fallait simplement que je poursuive mes efforts. Cela paierait à un moment ou un autre. J’en étais certaine. Papa me le disait souvent : redouble d’effort pour avoir du résultat. Il n’avait jamais tord là-dessus alors pour cette raison, je continuais de travailler d’arrache pied. Mais prend un bon bol d’air frais, c’était aussi fortement utile. Ce n’était pas le tour du monde, ni le voyage dont on parlait, mais Jay avait eu une idée formidable en me proposant de faire un tour en dehors de la ville.

- Bon, alors disons… trois ans ? Ce serait suffisant ? Je pense qu’on peut faire les choses bien en trois ans, non ?

Je pouvais bien comprendre la crainte de Jay face aux soucis de terrorisme que connaissaient les différents pays d’Amérique Latine. Mais, franchement, ça ne me faisait pas peur tout en sachant que je l’aurais prêt de moi. Et ce, pas parce qu’il était champion de boxe, mais parce qu’il était lui, ni plus, ni moins. Avec lui, je me sentais toujours en sécurité, de toute façon.

- On prendra toutes les précautions nécessaires. Mais normalement, si on fait gaffe, il n’y a pas de raison qu’on rencontre le moindre souci, même en temps que touriste.

Ce n’était que des suppositions, mais bon. La perspective de nous promener avec une arme n’était pas forcément plaisante. Surtout que dans certain pays, il fallait une autorisation du port d’armes. Ce papier-là devait être très long à obtenir… Cependant, il ne fallait pas que j’oublie que notre discussion sur ce voyage était purement fictive. Mais cette discussion nous permettait de nous changer un peu les idées et c’était agréable. Surtout que si nous partions réellement en voyage, nous deviendrions multilingue et c’était ça qui était cool. La perspective d’apprendre d’autres langues était alléchante, parce qu’avec ça, nous pourrions voyager partout ailleurs et ce, plusieurs fois. La barrière du langage ne serait plus un souci. Cela plaisait également à Jay, mais il se plaça en arrière plan quant à ma capacité d’apprentissage. Je haussais les épaules en guise de première réponse. Cela ne voulait rien dire « être bon en langue ». C’était juste une question de volonté.

- Si c’est réellement ce que tu crois, alors je veillerai à te rappeler tes mots manquants.

Quoi qu’à deux, nous devrions bien nous en sortir, non ? Si jamais l’un de nous avait un trou, l’autre pouvait l’aider à remplir le blanc et vis versa. Du coup, Jay ne serait pas plus nul qu’un autre dans une telle situation, j’en étais persuadée. En attendant le jour où nous ferions ce voyage, nous marchions à présent dans la neige, bien l’écart de la civilisation. Après une petite blague sur les loups, qui ne me rassura pas réellement, je ne m’étais pas attendue à ce que Jay me fasse un compliment comme celui-ci. J’avais senti mes joues rougir instantanément. Je ne savais pas trop s’il fallait que je le remercie ou pas, mais dans le doute, je l’avais fait et c’était à ce moment-là qu’il se confondit en excuse. J’étais légèrement déroutée, mais je refusais que Jay s’excuse parce que ça m’avait fait rougir. Je me rendais seulement compte que c’était la première fois qu’il me faisait un compliment comme celui-là.

Enfin bref, après ce petit épisode qui m’avait fait monter le rouge à mes joues, je lançais un sujet nettement moins agréable puisque je lui demandais comment lui, il vivait les choses de son côté. Ce n’était pas vraiment une conversation que j’adorais, mais il m’avait posé la question, il était donc normal que je lui retourne celle-ci. Même si ce n’était pas le bon moment. En fait, quand on y réfléchissait bien, il n’y avait jamais de bon moment pour une conversation comme celle-ci. Je comprenais absolument chaque chose qu’il ressentait. En réalité, nous nous comprenions sans aucun doute mieux que quiconque. Personnellement, je n’en voulais pas à Jay d’être parti à Los Angeles et de s’être disputé avec mon père. Ce n’était pas de sa faute. Jamais on ne saurait ce qui se serait réellement passé si les choses avaient été différentes. En tout cas, je tenais à ce qu’il sache que je ne lui en voulais pas. Cela ne changerait peut-être rien à ce qu’il ressentait, mais je préférais être honnête avec lui.

Je préférais ne pas m’attarder sur cette conversation plus que nécessaire. Chacun de notre côté, nous avions dit ce que nous avions sur le cœur, je ne voyais pas vraiment de raison de continuer. Nous souffrions déjà assez comme ça en temps normal, je ne comptais pas faire de cette balade un moment pénible pour l’un, comme pour l’autre. Nous fîmes encore quelques pas quand une idée me traversa l’esprit. Mais pour cela, il fallait que je me détache de lui. Je lâchais sa main pour aller me réfugier derrière un sapin assez gros pour pouvoir me cacher. J’attrapais une boule de neige et une fois sure qu’elle tiendrait le choc, je surgis et lui jetais la boule tout en le prévenant. Certes, c’était un peu de la triche, mais je m’en moquais. J’éclatais de rire en voyant la boule de neige éclater contre son torse, mais ce qui amplifia mon rire, se fut la tête de Jay, surpris. Quand je le vis se pencher pour ramasser à son tour de la neige, je reculais légèrement vers l’arbre derrière lequel j’avais surgi. Quand Jay la lança, je n’étais pas encore tout à fait derrière, si bien que je me pris de la neige.

Par réflexe, je me tournais sur le côté pour me protéger, mais le temps que je me tourne vers mon adversaire du moment, celui-ci avait déjà ramassé une autre boule de neige et venait de se lancer à ma poursuite. Rapidement, je me baissais pour ramasser de la neige, une fois ma boule de neige prête, Jay s’était considérablement rapproché et je n’eus pas d’autre choix que de battre en retraite. Je me mis à courir afin de lui échapper, mais progresser dans la poudreuse, c’était comme courir dans l’eau : c’était difficile. Je me retournais pour le voir gagner du terrain et automatiquement, je lui jetais ma boule de neige dessus, sans vraiment savoir si j’avais réussi à atteindre ma cible. J’étais trop occupée à essayer de lui échapper. J’ignorais ce qu’il me ferait s’il m’attrapait, mais cela n’avait pas d’importance. Progressivement, je réussis à atteindre un autre arbre au tronc assez gros pour que je me réfugie de l’autre côté. Je me tournais vers Jay qui se trouvait de l’autre côté. Je continuais de rire, un peu essoufflée par ma course dans la poudreuse.

- Ca va être dur de m’attraper autour d’un arbre, hein Champion ? demandais-je.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   15.05.14 20:18


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Lizzie & Jayden

Connaisseuse en lama. Je souriais et riais même juste après avoir dis ça. Je connaissais bien Elizabeth pour savoir qu’elle avait une mémoire à toute épreuve. En plus d’être très intelligente, il ne lui suffisait que de quelques minutes pour se rappeler à jamais de tout ce qu’elle avait pu lire ou voir. Elle me choquait même parfois, n’avait de cesse de me surprendre. Mais j’aimais beaucoup ça. Le fait qu’elle en sache comme ça autant sur les lamas, des créatures plus que banales, me choquait tout en me rappelant ô combien sa mémoire était fascinante. « Je le sais bien oui. D’ailleurs tu as une préférence pour une race en particulière ou pas du tout ? Comme je le pensais, une simple vision sur un documentaire et voilà que tu sais tout sur ces bêtes. Ca me surprend toujours. » Lui avouais-je alors tout en lui souriant. Les chiens. Il est vrai que depuis toute petite, elle avait toujours démontrée une attirance et un attachement pour ces bêtes. Elle les adorait tout simplement. Du genre à jouer avec le premier qu’elle pouvait croiser dans la rue sans avoir la moindre peur. Certains pouvaient être effrayant, de part leur taille ou leur physique disgracieux, mais cela ne repoussait pas Lizzie. Jamais. « Ma console ? Avoue que tu adores quand on y joue. D’ailleurs je crois que tu es la seule fille au monde à aussi bien y jouer. » Il était déjà rare de voir des filles jouer aux consoles vidéos. Quoi que… depuis quelques années maintenant, ces dernières devenaient de plus en plus nombreuses et certaines mêmes battaient avec aisance les hommes. Lizzie était très douée et aimait beaucoup, parfois, se lancer avec moi dans des aventures palpitantes, manettes en mains.

« Trois ans ? Je pense que c’est pas mal du tout oui. » Ce serait assez long pour visiter le monde. Pas tout certes. Il faudrait bien plus d’année pour cela. Mais une grande partie du monde. Les meilleurs endroits. Cela me plaisait assez et gardais alors cette idée en tête. Peut-être qu’un jour nous pourrions nous lancer dans ce projet qui sait. « C’est clair que je prendrais toutes les précautions nécessaire. Je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit. » Je ne partirais pas de toute façon si je savais que tel ou tel endroit représentait un risque pour Lizzie. Jeune, belle, très séduisante, elle représentait un danger pour elle-même dans certains pays et ne pouvais donc pas lui faire courir ce risque. Ce voyage se préparerait minutieusement de toute manière. La barrière de la langue me faisait peur cependant. Je n’étais pas ce genre d’Américain à vouloir à tout prix trouver quelqu’un qui parle l’anglais. Même s’il s’agissait de la langue internationale, faire un tour du monde impliquer de s’immiscer dans la culture des pays visiter. Et donc, utiliser la langue de chaque pays pour se faire comprendre. Ce qui allait être vraiment délicat. Mais je comptais bien sûr sur Lizzie pour nous sortir de là et nous permettre aisément de voyager. Qu’importe la langue. « Je compte sur toi de toute manière. » Un voyage en équipe. Un travail en équipe. Cela me plaisait. Je nous imaginais déjà au soleil, les pieds dans le sable avant de profiter d’une eau chaude et claire. J’avais les moyens de lui offrir ce genre de chose et n’allais pas lui refuser son envie. Cependant, nous étions pour le moment dans la neige, au froid, autour de Fairbanks. Le paysage était aussi très somptueux même si la température n’était pas la chose la plus attrayante de l’endroit.

Tout en rêvassant ici, je reçu par surprise une boule de neige en pleine figure. Lizzie riait, contente d’elle. je souriais aussi, avant de rire une fois la surprise passé. Elle voulait jouer ? Nous allions jouer. Sans attendre, je m’élançais à ses trousses avant d’être arrêté par un arbre autour duquel elle tournait pour éviter que je ne l’attrape. « Parce que tu crois qu’un arbre pourra suffire ? » Lui demandais-je alors que je passais par la droite. Elle ne se fit pas prier pour tourner dans le même sens et ainsi, éviter mes doigts qui frôlaient pourtant son vêtement. Bien plus grand qu’elle, j’avais une allonge plus importante et pouvait me permettre de l’utiliser pour l’avoir. Je n’étais pas passé loin et tout en souriant, essayais de nouveau. J’attrapais par la même un peu de neige dans ma main, essayant de la lui tirer dessus pour faire diversion et utiliser ce temps pour l’attraper, même si ce n’était pas facile, la poudreuse empêchant toute action vive et rapide.

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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   21.05.14 16:12

Jay & Lizzie

 

 

Parce que je connaissais quelques petits trucs à propos des lamas, voilà qu’on me collait l’étiquette de lamaphile. Est-ce que même c’était un mot qui existait ? J’en doutais fortement. En fait, il était tellement facile d’inventer des mots avec ce qu’on avait que si on s’écoutait réellement parler, le dictionnaire serait trois fois plus gros que ce qu’il n’est déjà aujourd’hui. Néanmoins, cette petite comparaison avait eu le don de me faire rire avant que je ne me lance dans ma petite explication sur le pourquoi je savais tout ça. En fait, il n’y avait rien de bien sorcier à retenir une information telle que celle-ci après avoir regardé un bête documentaire. Sérieusement, la chaîne des documentaires, je devais être la seule à la regarder aussi souvent, mais c’était beaucoup plus cool que ça n’y paraissait en fait. Puis, au passage, je rappelais à Jay que mes animaux préférés n’étaient pas des lamas mais les chiens, ce qui n’avait absolument rien à voir !

- Je ne crois pas avoir de préférence. Quoi que je trouve les chiens nus qui ont une touffe de poils sur la tête vraiment très moches. Mais il ne faut pas juger selon les apparences.

C’était vrai, quoi ! Un chien répertorié comme dangereux pouvait se montrer d’une gentillesse infinie, non ? Donc un chien moche pouvait très bien être beau à l’intérieur. Comme les humains en fait. Enfin, passons. De toute manière, si on me disait demain : « Viens, on va acheter un chien », je ne saurais même pas lequel choisir ! C’était le désavantage de ne pas avoir de préférence… Pour en revenir à nos moutons, je rappelais à Jay que des informations telles que les lamas pourraient se trouver dans sa mémoire s’il ne passait pas autant de temps sur sa console. Certes, c’était un peu exagéré, il n’était pas H24 dessus, mais il y passait surement plus de temps que devant un documentaire. Cependant, j’étais mal placée pour parler parce qu’il m’arrivait de débarquer et de prendre une manette pour me joindre à lui, peu importait le jeu, suffisait simplement de connaître les combinaisons et comment ça fonctionnait pour savoir y jouer.

Un franc sourire se dessina sur mon visage quand Jay me complimenta sur ma façon de jouer. Ce n’était pas pour jouer les fanfaronnes, mais il m’arrivait d’être douée et de battre mon parrain quand je jouais contre lui, ou alors quand on faisait équipe, d’aller vers la victoire. Mais il m’arrivait de perdre aussi. C’était les aléas du jeu. Parfois, l’ordinateur était trop fort ! Heureusement que dans les jeux vidéos, on pouvait recommencer un certain nombre de fois parce que sinon, je n’imaginais même pas le nombre de fois où il faudrait tout recommencer depuis le début ! Curieusement, je ne jouais jamais toute seule à la console. Toutes les fois où j’y avais joué, c’était en compagnie de Jay. Allez savoir pourquoi, mais je ne prenais pas vraiment de plaisir à y jouer toute seule, en fait. C’était plus drôle à plusieurs, à mon humble avis.

- Merci du compliment ! Mais j’en conviens que j’aime bien quand on y joue.

Ca nous permettait de passer du temps ensemble, parce qu’entre mes études (même si en ce moment, ce n’était pas trop ça) et lui son boulot, parfois, on passait plus de temps chacun de notre côté donc jouer aux jeux vidéos, ça permettait d’être un peu ensemble. Ce qui n’aurait strictement rien à voir si nous partions réellement faire le tour du monde. Si en effet nous partions, nous n’aurons pas de jeux vidéos, pas de véritable confort personnel… Je trouvais ça cool ! Se serait une espèce de Pékin Express mais sans les caméras, sans les directives ni la compétition. Se serait un voyage qu’on ferait à notre rythme. Du coup, trois ans serait une marge de temps assez bonne pour pouvoir faire plein de chose et Jay semblait être du même avis que moi. C’était mieux que la période de temps que j’avais proposé précédemment. Enfin, même si cette discussion n’était qu’une façon de s’évader un peu de la réalité dans laquelle nous vivions, elle me donnait vraiment envie de m’évader.

- T’en fais pas, il ne nous arrivera rien. Si on part sur cette optique, autant rester chez nous !

Après tout, si on ne faisait que penser au danger que présentait un tel voyage, autant rester chez soi et continuer de vivre notre petite vie banale. Quoi que même à côté de chez nous, on risquait notre vie ! Il n’y avait pas besoin d’être à des milliers de kilomètres de chez soi pour être en danger, Jay et moi étions bien placés pour le savoir, n’est-ce pas ? Il y avait un dernier point à éclaircir pour ce voyage et c’était la barrière de la langue. Nous avions tout de même un sacré avantage de parler la langue internationale, mais tout le monde ne savait pas parler cette langue. Je voyais mal le vieil homme d’un village isolé parler une autre langue que la sienne. Mais de toute façon, dans un voyage tel que celui-ci, c’était un peu à nous de nous adapter. Enfin en attendant, Jay comptait sur moi pour surmonter la barrière de la langue, mais mes connaissances aux autres langues n’étaient que rudimentaires, du coup, j’ignorais s’il fallait réellement compter sur moi à cent pour cent.

- On improvisera le moment venu ! répondis-je.

De toute façon, ce n’était pas comme si nous étions sur la route. Pour l’instant, notre objectif, c’était de nous rentre en dehors de Fairbanks histoire de changer d’air juste le temps de quelques heures. La forêt n’avait strictement rien à voir avec une plage ensoleillée, mais elle ferait l’affaire, surtout qu’elle offrait pleins de possibilité. Jugeant un peu qu’on avait assez parlé de choses qui fâchent pendant le trajet et une fois arrivé dans la forêt, je lançais une boule de neige en plein dans la tête de Jay. Si je n’avais pas été aussi surprise d’avoir réussi à atteindre ma cible, j’aurais crié un magnifique « STRIKE », mais en voyant la tête qu’il avait faite, je n’avais pas pu m’empêcher d’éclater de rire. Sauf que quand Jay se mit à bouger, je compris que la vengeance pouvait être terrible et aussitôt, je me mis à bouger. Mais pas assez rapidement puisque je me pris tout de même un peu de neige dessus.

Après une petite course poursuite dans la poudreuse, je retrouvais refuge derrière un autre arbre un peu moins épais que celui dont je m’étais servie pour lui envoyer la première boule de neige, mais il ferait l’affaire. Je lui fis remarquer qu’autour d’un arbre, ça allait être dur de m’attraper, mais je savais que ça n’arrêterait pas Jay pour autant. Un grand sourire se dessina sur mes lèvres lorsqu’il confirma ce que je faisais déjà. Quand il se mit en marche, contournant l’arbre par la droite, je me mis en route dans le même sens que lui pour conserver une certaine distance avec lui. J’essayais tant bien que mal d’esquiver ses doigts qui frôlaient souvent mon blouson. Je continuais d’essayer de fuir quand je commençais à me prendre de la neige dessus. J’attrapais à mon tour de la neige et la lançais vers Jay en espérant qu’elle atteindrait sa cible, mais autant avouer tout de suite que je tirais un peu à l’aveuglette. Restait plus qu’à savoir si ma bonne étoile continuerait de veiller sur moi !

- Alors Champion ?! C’est mou tout ça ! clamais-je en continuant de rire et de lui envoyer de la neige.

Certes, je jouais peut-être la carte de la provoc, mais ce n’était pas le plus important, je continuais d’avancer comme je pouvais dans la poudreuse qui ne facilitait pas les choses. J’ignorais combien de temps j’allais pouvoir tenir comme ça, mais Jay allait bien finir par me rattraper.
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Elizabeth Calloway
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   26.05.14 13:20


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Un petit chien. C’était une idée de cadeaux. Je n’avais rien contre personnellement. Peut-être que Caitlin quand à elle n’était pas pour mais à ce moment précis, je n’en avais rien à faire de son point de vu. Ce qui pouvait semblé assez méchant de ma part j’en convenais. Mais je ne le voyais pas ainsi pour le moment. Un petit chien donc. Ou un gros. Je ne savais pas encore. D’après ses dires, elle se fichait un peu de la race, n’ayant pas de préférence. Même si elle voulait éviter ceux à poil ras. Peut-être devrais-je lui en offrir un de la sorte juste pour l’embêter un peu ? Mais la connaissant, elle en tomberait amoureuse et s’y attacherait alors la blague ne fonctionnerait pas. Non, je lui offrirais un chiot, je le pensais réellement. J’étais désormais sûr que ce genre de cadeau lui ferait très plaisir.
« Un chien nu avec une touffe sur la tête ? Hum… je pense alors trouver le chien parfait pour toi ma belle. » Lui fis-je avec un clin d’œil en souriant. « Non mais je pense que si c’est quelque chose que tu veux vraiment alors on peut toujours s’arranger pour. Après tout, la villa est grande et il y a de l’espace dans le jardin non ? » Encore fallait-il qu’elle réussisse à convaincre Caitlin maintenant. Pour ma part, je n’allais pas en parler, n’ayant pas spécialement envie de parler avec la jeune femme depuis quelques semaines. Au contraire, je m’enfermais depuis des semaines dans mes entrainements et mes jeux vidéo, allant me coucher des plus tard pour ne pas avoir le loisir de me confronter à la belle brune dans notre chambre.

D’ailleurs, malgré ses cours et révisions, il arrivait à Lizzie de venir me prêter main forte dans les jeux, choppant une manette en m’ordonnant de l’a faire participer. Un plaisir qui se lisait sur mon visage alors qu’elle venait avec intérêt et plaisir joindre ses forces aux miennes. Des jeux en tout genre. Tout y passait et on passait donc un agréable moment. Cela nous permettait d’oublier tout le reste. D’oublier ce qui s’était passé dernièrement dans notre vie. « Tu aimes bien ? Alors on jouera encore ensemble quand tu le souhaites. Comme tu dis, c’est bien plus marrant à deux. » Lui dis-je avec un clin d’œil. Ce serait avec grand plaisir. Après tout ces derniers temps nous nous voyions que très peu souvent. Certes elle habitait chez moi, nous mangions ensemble souvent, mais ses études, ses révisions et le tout couplé à mes entraînements ne nous permettaient pas de nous voir aussi souvent qu’on le voulait. Elle avait besoin de moi tout comme j’avais besoin d’elle. Nous le savions sans avoir pour autant besoin de nous le dire. Partir dans les alentours de la ville pour une après-midi ensemble était une façon pour nous de nous retrouver. Et partir pendant quelques années faire le tour du monde aussi. Cela semblait fou et infaisable mais j’étais certain que nous pouvions le faire, une fois Lizzie en ordre avec ses études. Chose que j’avais bien envie de réaliser.
« Tu as raison, autant ne pas penser à mal et faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Ce serait bête de rater ce genre d’expérience tout de même. »

Une fois enfoncés dans les profondeurs des pleines enneigées, voyant le 4x4 au loin, la belle se mit à me jeter de la neige dessus puis courir se cacher. Surpris, je restais sur place l’espace de quelques secondes avant d’en faire autant et de me lancer à sa poursuite. Malgré mon entraînement, il était tout de même difficile de se déplacer aisément dans la poudreuse. Nous n’avions aucun appuie. Aucun repère. On pouvait facilement s’enfoncer de plusieurs centimètres en un seul pas et revenir à une hauteur acceptable le pas suivant. C’est pourquoi je ne pu la rattraper avant de la voir se cacher derrière un gros sapin et faire le tour de son tronc pour éviter que mes mains ne se referment sur elle. Mes doigts frôlaient ses habilles à chacune de mes tentatives, mais je n’arrivais pas à l’attraper correctement. J’essayais tant bien que mal de venir lui jeter de la neige histoire de la surprendre et de profiter de cet effet de surprise pour l’attraper mais mes essais essuyaient échec après échec. De plus, elle s’en amusait à venir me taquiner là-dessus, me jetant ensuite de la neige pour fuir de nouveau dans la poudreuse. Ceci était son erreur. J’étais suffisamment proche d’elle pour pouvoir la rattraper désormais. Un sourire naquit sur mes lèvres alors que je jetais de la neige dans son dos et m’élançais dans des pas plus grand histoire d’amoindrir les mètres qui nous séparaient. Ce qui marchait assez bien. Je la rattrapais… encore un peu et… Dans un saut plein de désespoir, je me jetais alors sur la jeune femme. Si je la ratais, j’allais m’écroulais complètement dans la poudreuse. Comme une merde. Cependant, mes doigts sentirent le tissu de son blouson et je les refermais complètement, tirant sur ce dernier pour la faire tomber avec moi dans la poudreuse. Je l’avais eu. Enfin. Roulant avec elle, je me retrouvais sur le dos alors qu’elle était allongée sur moi. Un sourire marqua mon visage alors que je me mis à rire tout en venant étaler de la neige sur son visage. « Je t’ai eu. »




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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   01.06.14 16:26

Jay & Lizzie

 

 

Il était vrai que le chien était mon animal préféré, et ce depuis aussi loin que je pouvais me souvenir. Je n’avais pas de préférence pour une race ou une autre. Les gens qui avaient les chiens pour animal préféré n’étaient sans doute pas courant. En règle générale, les gens étaient attirés par des animaux qu’on ne pouvait pas avoir chez soi : tigre, panthère, loup etc… Cheval aussi ! Mais avoir un cheval était possible. Il fallait de l’argent, non pas seulement pour l’acheter, mais aussi pour la pension et tout ce que cela impliquait. Avoir un chien ou un chat était nettement moins contraignant niveau argent. Enfin bon, un jour peut-être aurais-je un chien et surtout de quoi l’assumer !

Quand Jay m’avait demandé quelle race je préférais, j’avais été incapable de lui répondre. Le seul que je pouvais à la rigueur critiquer, c’était les chiens nus, surtout ceux qui avaient des touffes de poils sur la tête. Je pensais que quitte à avoir un chien sans poil, autant retirer cette touffe de poils qui enlaidissait l’animal plus qu’autre chose. Un air surpris se dessina sur mon visage lorsque Jay m’annonça avoir trouvé le cadeau parfait pour moi. Je ne pouvais pas voir ma tête, mais elle devait valoir le coup. Je devais ressembler à une gamine à qui on proposait une montagne de glace mais aussi tous les jouets du monde. Mon cœur manqua plusieurs battements quand il ajouta qu’on pouvait toujours s’arranger.

- Tu… T’es pas sérieux ?! m’exclamais-je. Un chien ? Vraiment ? Tu veux bien ? Même si c’est un chien nu, je l’aimerai, tu peux en être certain !

Un peu plus et je jurerai qu’on était Noël. Un chien ! Depuis toujours je rêvais d’en avoir un, mais je n’en avais jamais eu parce que ma mère était allergique aux poils et puis quand ma mère était partie de la maison, nous n’avons toujours pas eu de chien parce que mon père partait souvent aux championnats. Enfin, il y avait des causes à effet qui avaient toujours empêché mon souhait le plus cher de se produire. Donc imaginez un peu l’état dans lequel je me trouvais, maintenant que Jay me parlait de la possibilité d’en prendre un ! C’était encore mieux que la fête nationale à n’en pas douter ! Mais il ne fallait pas que je me fasse trop d’illusions tout de suite. Rien était encore sur. Il y avait Caitlin, et il fallait aussi lui en parler. J’espérais vraiment qu’elle accepterait !

Du coup, j’essayais de rester un minimum calme et de ne pas m’emballer. Si jamais la réponse finale était un « non », j’allais être encore plus déçue. Je préférais donc me concentrer sur la suite de la conversation qui dévia vers sa console de jeux vidéos et du temps qu’il passait dessus. C’était évident pour presque tout le monde que depuis qu’il s’était violemment disputé avec Caitlin, il passait plus de temps sur sa console plutôt qu’à s’occuper des habitants de la villa. Mais je le comprenais. Une situation comme la sienne n’était pas facile. Moi-même je me serais sans aucun doute plongée dans quelque chose pour me vider l’esprit si j’avais été à sa place ou dans une situation similaire à la sienne.

Par contre, quand j’avais moi aussi du temps à tuer, je me joignais à lui pour lui offrir mon aide, ou jouer contre lui, parce que c’était marrant aussi. L’avantage principal que j’avais trouvé aux jeux vidéos, c’était leur capacité à faire oublier pendant un temps tous les soucis que j’avais en tête. J’étais tellement concentrée dans la partie en cours que du coup, je ne pensais à rien d’autre. J’avouais à Jay que j’aimais bien jouer avec lui. En même temps, toute seule, je n’y jouais jamais. Soit il avait une manette dans les mains et je jouais avec lui, soit il n’en avait pas et la console restait éteinte jusqu’à ce qu’il décide de s’amuser avec. J’étais contente que lui aussi aime bien y jouer avec moi. Ca nous faisait un point commun en plus, dirons-nous !

- Oui j’aime bien y jouer. Mais pas toute seule, c’est moins drôle. Donc t’en fais pas pour moi, à chaque fois que je pourrais, je me joindrais à toi.

Je devais bien reconnaître qu’on ne passait pas beaucoup de temps ensemble. Certes, on se voyait tous les jours (difficile de faire autrement quand on vivait sous le même toit), on partageait nos repas, mais mis à part ça… J’étais souvent enfermée dans ma chambre à étudier, et lui s’entrainait de son côté. Du coup, les quelques moments qu’on pouvait passer ensemble faisaient réellement du bien alors savoir que nous allions peut-être en passer un peu plus ensemble me faisait plaisir. D’ailleurs, passer du temps ensemble, c’était exactement le but de cette petite virée. Certes, elle ne ressemblait en rien au projet de faire le tour du monde dont nous parlions mais c’était déjà énorme ! Surtout qu’en ce moment, c’était exactement ce dont j’avais besoin.

C’était marrant de voir que nous avions ce même désir de voir d’autres horizons. Jay voyageait beaucoup plus que moi par son statut de champion de boxe, mais je savais qu’il ne voyait pas vraiment le paysage quand il bougeait. Tout du moins, la fois où nous avions été tous ensemble à New York, en 2006, je n’avais pas visité la ville, ou très peu. Pas assez pour satisfaire ma curiosité en tout cas. Enfin, Jay avait raison de dire que certains endroits étaient assez « dangereux » dans le sens où les pays connaissaient des guerres de quartiers et des actes terroristes, mais si on s’arrêtait à ça, autant rester chez soi et ne pas bouger. Personnellement, ça ne me faisait pas peur plus que ça d’être dans un pays à risque. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce que je savais que je serais entre de bonne main ?

Cette promenade au milieu des arbres enneigés, je ne voulais pas qu’elle se passe sous le signe de la tristesse ou bien-même sous le poids des remords. Du coup, j’avais trouvé le bon moyen de détendre l’atmosphère en lui balançant une boule de neige dessus. Et comme il fallait que je m’y attende, Jay se vengeait en me jetant de la neige tout en essayant de m’attraper. A quelques reprises, il avait failli m’attraper, mais le sol sous nos pieds était tellement inégal que parfois, on s’enfonçait plus que prévu. C’était le désavantage de la neige : on ne savait pas où on mettait les pieds. Etant donné ses quelques échecs, je ne pouvais pas m’empêcher de le taquiner là-dessus, mais je savais bien qu’à un moment ou un autre, il allait me mettre la main dessus. Cela n’aurait rien d’étonnant étant donné que face à Jay, je ne ferais jamais le poids.

Sauf qu’à peine lui avais-je dit qu’il était mou, je le vis se rapprocher à grand pas. Mon « arrêt de mort » allait sonner bien plus tôt que prévu ! Néanmoins, je continuais d’essayer de m’éloigner jusqu’à ce que je sente des doigts se refermer sur mon blouson puis aussitôt ma chute en direction de la couche de neige. J’éclatais de rire tout en me laissant tomber avec Jay. Au final, nous nous retrouvâmes au sol, moi allongée sur lui. Je continuais de rire lorsqu’il m’étala de la neige sur la figure. Je tournais la tête pour éviter de limiter les dégâts, mais c’était déjà tout froid sur mes joues. Enfin, il put clamer qu’il m’avait eu. Je reportais mon attention sur lui, toujours en souriant.

- Oui, tu m’as eu, répondis-je.

Je m’essuyais légèrement les joues qui avaient été mouillées par la neige puis, je le regardais dans les yeux. Dans les films, c’était à ce moment-là que le couple s’embrassait tout en se jurant presque un amour éternel. Du coup, rien qu’à cette pensée, je sentis mon palpitant louper un ou plusieurs battements avant de se mettre à battre plus fort. Non, mais c’était totalement ridicule ! Ri-di-cu-le ! Sors-toi ça immédiatement de la tête, Lizzie ! m’ordonnais-je. Assez brusquement, peut-être, je roulais sur le côté, me retrouvant allongée sur la neige, à côté de lui. Avant que mon « malaise » ne s’installe plus en avant, un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres puis j’attrapais une poignée de neige pour lui lancer dessus.

- Mais ne te réjouis pas trop vite, non plus ! Tu as gagné cette fois-ci seulement.

D’accord, il gagnerait peut-être la manche suivante, si manche suivante il y avait, bien évidemment. Puis, machinalement, je me mis à battre des jambes et des bras dans la neige pour dessiner un ange de Noël. J’avais toujours vu ça dans les dessins animés, mais je m’étais toujours demandé si ça marchait vraiment en vrai, ou pas. Il fallait bien tester pour le savoir, même si nous étions encore assez loin de la période de Noël, en fait. D’ailleurs, en y repensant, la période de Noël, comment serait-elle, cette année ? A quoi allait-elle ressembler ? Fixant le ciel au-delà des branchages, je demandais :

- Dis, l’avenir, tu le vois comment ?
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   15.06.14 19:49


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

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Si j’étais sérieux ? Bien entendu. On ne peut plus sérieux. Je souriais en voyant son air si surprise et cette joie qui se lisait amplement dans ses prunelles. Elle ne la laissait pas ressortir encore, de peur d’être déçue si jamais je lui avouais que ce n’était rien d’autre qu’une mauvaise blague de ma part. Je souriais un peu plus, ne pouvant retenir un petit rire amusé de la voir ainsi. J’étais aussi très heureux de la voir sourire de la sorte. Elle était prête à accepter n’importe quel chien de ma part, même ceux qu’elle n’aimait pas trop en général. Ce qui montrait ô combien elle en voulait un. Je n’avais aucune peur à me faire sur ce dernier, connaissant la maitresse, il serait très bien traité. La regardant donc, je bougeais la tête de haut en bas avant de lui répondre.

« Je suis très sérieux oui. On ne peut plus sérieux Lizzie. Je ne sais pas quelle race et quelle taille, le mieux que je puisse faire, c’est de t’amener à l’animalerie et tu choisiras toi-même celui qui te plait le plus. Et pour le matériel etc… ne regarde pas les prix, ne te gêne pas, prends ce qu’il te faut. »

Je ne comptais pas la restreindre sur ses envies. L’argent n’était pas un problème. Loin de là même. Avec mes sponsors et mes contrats, en plus de ce que je pouvais gagner en remportant un combat, j’étais largement à l’abri du besoin. Offrir un chien et tout ce qu’il y avait avec à Lizzie n’allait nullement me trouer le portefeuille. J’avais conscience de ces privilèges là. Mais comme j’aimais à me le dire, je me suis longuement battu pour mériter ce privilège. En faire profiter Lizzie me faisait alors grandement plaisir. Même si elle n’aimait pas trop d’elle-même en profiter. Ce que je pouvais comprendre la connaissant depuis toujours.

« Colliers, laisses, paniers, niches, couvertures, jouets et j’en passe certainement. Tu pourras prendre vraiment tous ce que tu veux et tous ce que tu auras besoin pour ton chiot. Autant le prendre bébé non ? »

Lui demandais-je finalement sans réellement trop savoir. Après tout, certaines personnes préféraient les chiens déjà âgés ou d’un certain âge, ne voulant pas s’encombrer avec un bébé. Peut-être était-ce le cas de la belle mais je n’en savais trop rien. Chose que nous verrons une fois sur place. Un autre cadeau me venait rapidement à l’esprit alors que nous dérivions sur les jeux-vidéo. Je la savais assez douée dans ce domaine. Assez forte et bonne joueuse. Je me disais que lui offrir une console aussi pour qu’elle s’entraîne et se détente lorsque je n’étais pas là pouvait être plaisant. Mais après l’avoir entendu me dire qu’elle préférait et de loin jouer avec moi et non seule, l’idée me paraissait alors plus que minable.
« Ca me va alors. On fera quelques parties sympas dans ce cas. Mais pas si cela entrave tes révisions. » Finissais-je alors avec un petit clin d’œil. Je ne voulais pas que ce petit plaisir nuise grièvement à la vie scolaire de ma filleule. Je la savais très intelligente. Certainement au dessus de la moyenne. Et ne voulais pas qu’elle se prive de révision et de ses cours simplement pour passer du bon temps manettes en mains. Même si ce genre de moment ensemble me faisait aussi bien plaisir.

Alors que nous marchions en parlant de nos envies d’évasion, de découvrir d’autres villes, pays et coins du monde, la belle se décida d’improviser une petite bataille de neige. L’endroit s’y prêter grandement et cela nous permettait alors d’oublier tous les petits tracas de la vie quotidienne. Rapidement, nous nous retrouvâmes allongés dans la poudreuse, moi dans la neige, la belle tout contre mon torse. Clamant haut et fort que j’avais gagné et l’avais attrapé, j’en profitais aussi pour étalé consciencieusement de la neige sur ses joues qui se mirent à rougir instantanément. Le froid aidant beaucoup. Son visage se ferma quelques secondes, sans que je ne comprenne trop pourquoi. Je la regardais dans les yeux, ne souriant plus alors que je détaillais par la suite son visage. Punaise ce qu’elle était belle… Je m’en rendais vraiment compte ainsi. Son visage était délicieusement attirant. Soudainement, je vis une gifle s’écraser sur mon visage. Projection de mes pensées, rien de plus. Je ne devais pas penser comme cela. Après tout, il s’agissait de Lizzie, ma filleule. Je devais me ressaisir et le pu lorsqu’elle décida subitement de se retirer, s’allongeant à mes côtés. Merci… lui dis-je alors silencieusement. Elle venait sans le savoir d’éviter une gaffe monumentale de ma part. je recevais alors de la neige, qu’elle venait de me lancer en m’annonçant de ne pas me réjouir trop vite. Je souriais.

« Oh j’ai confiance en tes capacités de vengeance ma belle. Je vais faire attention à mes arrières maintenant. » Ceci n’était qu’un jeu certes. Rien de bien méchant. Mais je savais qu’elle allait s’en rappelait et lorsque je m’en douterais le moins, elle agirait. Certainement. Nous restions alors ainsi sans trop bouger. Enfin pour ma part puisque Lizzie avait envie de dessiner un ange dans la neige en agitant ses bras et jambes. Sa question m’interpela un peu. L’avenir… qu’entendait-elle réellement par là ? Que voulait-elle vraiment savoir ? Je ne savais pas trop quoi lui répondre. Elle me prenait vraiment au dépourvu. « Il va être bien différent de ce qu’on a pu vivre jusqu’à maintenant. Mais on fera avec… Je vais continuer quelques mois voir quelques années avant de raccrocher les gants. Tu vas finir tes études et pour le reste… on verra bien. Pour tout ce qui est des fêtes il y aura toujours un manque mais tant qu’on ne l’oubliera pas, il restera avec nous dans nos cœurs à chaque instant. » Elle savait de qui je voulais parler. Et c’était sans nul doute ce qu’elle voulait savoir. Ce qu’elle voulait entendre. Jamais je n’oublierais cet homme incroyable qu’il put être. Soudainement, un bruit assez bizarre se fit entendre. Du moins pour ma part. Me redressant légèrement, je regardais autour de nous. J’avais cru entendre un grondement. Le bruit d’une brindille se cassant se fit entendre par la suite et je tournais ma tête vers l’endroit. Sans rien voir malheureusement. La forêt était assez dense à cet endroit et ne me permettait pas de voir clairement s’il y avait quelque chose. croyant avoir rêvé, je m’apprêtais à me recoucher dans la neige lorsque le grondement se fit plus bruyant. Me redressant alors totalement, je me relevais rapidement tout en m’adressant à Lizzie, les yeux fixés sur les bois.

« Il faut qu’on bouge… je crois qu’on n’est pas seul… »




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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   21.06.14 11:40

Jay & Lizzie

 

 

Un chien, un chien, un chien, un chien, j’allais avoir un chien… Cette idée tournait et retournait en boucle dans ma tête si bien que j’étais incapable de penser à autre chose qu’à ça. Absolument tout le reste n’avait plus aucune importance. Cette information était entrée par une oreille et elle n’était certainement pas sortie par l’autre ! Ca s’était même très bien incrusté dans mon esprit. Cette nouvelle fut clairement la meilleure de toute la journée, voir même celle de ces derniers mois. Si vraiment cela se faisait, j’allais réaliser le rêve de toute ma vie. Jamais je n’avais vraiment eu la chance d’en avoir un à moi. Non pas parce que personne ne le souhaitait, mais il y avait eu des événements qui avaient fait que nous avions été dans l’incapacité d’en avoir. Quand je repris suffisamment mes esprits, je demandais quand même à Jay s’il était sérieux. Je n’avais pas envie de me faire une fausse joie inutilement.

Mais mon sourire ne put que s’élargir lorsqu’il affirma être sérieux. Et quand il parla de m’emmener à l’animalerie pour que je puisse choisir moi-même celui qui me conviendrait, je me mis à taper dans mes mains comme une gamine de cinq ans à qui on promettait d’aller à Disneyland. D’ailleurs, je n’avais jamais été à Disneyland et ça aussi, je comptais bien régler ça un jour, mais avoir un chien était devenu ma priorité numéro un. Je n’osais pas demander à Jay ce qu’il en serait de l’avis de Caitlinn parce que je n’avais pas envie de plomber l’ambiance qui s’était installé. Du coup, je restais silencieuse là-dessus, supposant que Jay y avait pensé de son côté et que par conséquent, il aviserait comme il le faudrait. Pour l’instant, j’étais pleinement concentrée sur ce que me disait mon parrain à propos du matériel qu’il faudrait acheter. Oui parce qu’acheter un chien, c’était bien, mais il lui fallait une laisse, deux gamelles, un panier ou deux, un collier, de la nourriture, et tout, et tout !

- Tu sais que si je n’étais pas attachée, je serais déjà entrain de te faire un immense câlin, hein ?! fis-je. Merci la ceinture de sécurité !

Personnellement, je m’y voyais déjà ! Je m’y voyais même très bien ! Un sourire s’était imprimé sur mon visage et il n’était pas prêt de s’en aller. Il faudrait être fou pour faire la tête dans un moment pareil ! Quel chien est-ce que j’allais bien pouvoir choisir ? Un gros ? Un petit ? Un moyen ? Un husky ? Un cocker ? Un épagneul ? Un Shi-Tzu ? Aucune idée ! Comme je l’avais déjà dit, il y avait tellement de races différentes et je n’avais tellement pas de préférence que du coup, choisir allait être dur. A coup sur, j’allais vouloir repartir avec tous. Mais bien sur, c’était impossible. Et puis, il fallait aussi des chiens pour d’autres familles. Il ne fallait pas être égoïste ! Du coup, il allait réellement falloir que j’en fasse un de choix. Mais je verrais ça le moment venu. Pour l’instant, je faisais le registre dans ma tête de choses qu’il faudrait que je prenne pour le chien. Déjà, est-ce que se serait un mâle ou une femelle ? Grande question ! Ca aussi je n’en savais rien !

- Euh… et bien je suppose qu’il y a plein de chiens à la SPA qui attendent une famille, mais… j’adorerai faire une bonne action, mais pour mon premier chien, je voudrais un chiot, reconnus-je, les joues rosissant légèrement. Peut-être que le jour où je reprendrai un chien, il viendra d’un refuge, non c’est même sur, il viendra d’un refuge. Mais pour mon premier… et bien voilà… Je crois que je me suis un peu perdue dans mes explications, non ?

Disons que ce premier chien serait ma première expérience en tant que propriétaire d’un animal, donc je voulais absolument tout connaître de l’évolution d’un chien. Bien évidemment, je ne voyais pas ça comme un test, bien au contraire ! Mais cela me semblait tout simplement logique. Enfin, je n’allais pas vraiment aller plus en avant dans ma réflexion parce que je risquais de m’y perdre. Du coup, je me concentrais sur la suite de la conversation qui avait dévié sur la console de jeux vidéos que Jay possédait. Je devais bien avouer que j’aimais bien les parties qu’on se faisait quand j’avais un moment de libre entre deux ou trois révisions de cours. Je n’étais pas une accro de la console, mais quand j’y jouais, ça me permettait d’oublier pendant quelques instants la réalité et de décompresser. Mais les seuls moments où j’aimais y jouer, c’était quand Jay y jouait aussi. Sinon, je n’y prêtais pas vraiment attention.

- Promis, répondis-je. Pas de console si jamais je n’ai pas fini mon boulot pour la fac !

Bien évidemment, je pouvais faire confiance à Jay pour m’empêcher d’y jouer si jamais j’avais encore une tonne de cours à travailler. Pour le moment, les parties que je faisais avec lui c’était principalement pour me changer les idées. Moi seule était juge du moment que je souhaitais faire une pause et j’étais assez responsable pour ne pas en abuser. Donc, je ne me faisais pas trop de souci là-dessus. Mon année, j’étais très loin d’être sure de l’avoir, mais j’allais tout faire pour valider un maximum de matière. Comme ça, si jamais je redoublais, j’aurais moins de cours à suivre et je pourrais même travailler à temps partiel pour me faire un peu de l’argent. Après la mort de mon père, j’avais reçu un héritage, du coup, j’avais de l’argent dans mon compte en banque, mais j’étais tellement peu habituée à ça que… et bien que je ne dépensais rien. Sincèrement, si j’avais pu choisir, j’aurais préféré avoir mon compte en banque de vide et mon père toujours en vie.

Lorsque nous nous retrouvâmes dans la forêt recouverte d’une bonne couche de neige, je n’avais pas pu résister à lancer une bataille de boules de neige. Mais comme il aurait fallu que je m’y attende, Jay ne tarda pas à répliquer et du coup, les choses furent nettement moins faciles. Tellement moins facile que je ne tardais pas à me faire attraper. Mais malgré ça, je trouvais que je m’étais plutôt bien défendue face à un champion de boxe. Lorsqu’il m’attrapa, nous nous retrouvâmes allongés dans la neige. Jay avait pris le soin de m’épargner de la neige en se retrouvant sous moi et à ce moment-là, j’eus une espèce de flash. Une vision que je ne pouvais pas me permettre d’avoir. Pas avec Jay en tout cas… Non mais sérieusement qui irait penser que ça pourrait être comme ça avec un homme avec qui on avait grandi, dont tout le monde pensait que c’était le grand frère (même quand je leur répétais cent mille fois que non ce n’était pas mon grand frère mais mon parrain) et qui en plus de ça était fiancé ? Il fallait vraiment être complètement maboul ! Ou alors, la neige m’avait congelé le cerveau un peu plus que prévu… Du coup, avant que cette vision de lui et moi nous embrassant ne s’ancre plus en avant dans mon esprit, je me décalais pour m’allonger à mon tour dans la neige.

Avoir mis un peu de distance entre lui et moi me permit de voir un peu plus clair et prendre conscience que ce genre de pensée n’était vraiment pas normal. Ou alors, c’était simplement une vision que j’avais eu et qui aurait pu arriver avec n’importe qui d’autre que Jay… Oui, c’était surement ça ! Après tout, quelle fille ne rêverait pas d’un moment pareil ? Avec toute la neige qu’on avait ici la plupart du temps, ce n’était pas dur de voir ce genre de fantasme naissant surgir comme ça, d’un coup, dès que l’occasion se présentait. Sérieusement, il faudrait peut-être que je pense un jour à consulter… Je voyais déjà la tête du psychiatre quand je lui dirais : « Et bien je me suis imaginée mon parrain et moi entrain de nous embrasser. Est-ce grave docteur ? Cela peut-il être contre nature malgré le fait que nous n’ayons absolument aucun lien de sang ? Et depuis quand est-ce proscrit d’aimer ainsi les gens de sa famille ? Les plus grands rois du monde s’étaient bien souvent mariés avec leurs cousines afin de conserver la pureté du sang, n’est-ce pas ? Ce qui a donné des déformations et beaucoup de cas de trisomie, ainsi que des héritiers à la santé fragile, j’en conviens mais ça ne les a pas empêché de continuer. N’est-ce pas docteur ? » A coup sur, tout ce raisonnement le mènerait tout droit vers l’asile et moi, je serais toujours là, en attente d’une réponse qui ne viendrait pas. Pauvre de moi… Non ?

Pour éviter de trop y penser, j’attrapais de la neige dans ma main et la jetais sur Jay tout en lui faisant remarquer qu’il ne devait pas crier victoire aussi rapidement. Nul ne savait ce que le destin pouvait vous réserver ! J’allais peut-être gagner la prochaine manche et là, se serait à moi de lui étaler de la neige sur la figure ! Plan diabolique pour un esprit si peu machiavélique le mien, en fin de compte. Un léger sourire se peignit sur mes lèvres lorsqu’il m’assura une future victoire dont j’étais tout à fait capable d’obtenir. Ce qu’il y avait de bien, avec lui, c’était que lorsque moi je doutais de mes capacités, lui ne faisait qu’y croire encore plus. Et c’était réciproque. D’une certaine manière, nous nous complétions ou bien était-ce parce que nous nous connaissions si bien au bout de vingt-deux ans passés à se côtoyer ? Quand Jay avait quitté la maison, nous ne nous voyions plus autant qu’avant, mais jamais nous n’avons perdu ce lien qui nous unissait. Parfois, j’avais passé une semaine sans le voir et quand on se voyait, j’avais l’impression qu’on s’était vu la veille. Stupide comme sensation, n’est-ce pas ? Mais j’avais dans l’idée que c’était comme ça qu’on savait qu’il y avait entre deux personnes un vrai lien, peu importe la nature de leur relation. Surement avais-je une vision idéologique des choses, mais c’était bien avoir une même quand celle-ci était purement utopique.

Machinalement, je m’étais mise à faire un ange de Noël dans la neige. Puis, toute une série de pensées défila dans mon esprit jusqu’à ce que je demande à Jay comment il voyait l’avenir. Je devais l’avoir pris un peu au dépourvu étant donné qu’il y eut un petit silence entre ma question et sa réponse. Néanmoins, je restais figée dans la neige, regardant le ciel par de-là les branches nues des arbres, attendant tranquillement qu’il parle. Je savais qu’il me répondrait. Il me répondait toujours. Tout comme moi, Jay voyait les choses de façons différentes à présent. Un quotidien s’était brisé pour qu’un autre puisse s’installer en vue, peut-être, de jours meilleurs ? Je l’écoutais silencieusement. C’était clair que les fêtes familiales n’auront plus vraiment la même saveur. Se remettait-on réellement de la perte de quelqu’un ? Honnêtement, je pensais que non. C’était une blessure dans l’âme qu’on porterait avec soi tout le long de notre vie. Avec le temps, c’était simplement moins pénible, probablement.

- Moi, je n’arrive pas à me projeter au-delà de demain. Quoi que tout à l’heure, tu m’as donné une raison de me projeter un peu plus loin en me disant qu’on pourrait prendre un chien, mais ça ne va pas plus loin que le moment où je vais mettre les pieds dans l’animalerie. Après, c’est le flou le plus total. Peut-être que c’est pour ça que j’ai perdu toute motivation ? Parce que je ne me vois plus dans l’avenir que je m’étais un peu forgée ?

Quand j’affirmais que j’avais peut-être besoin de consulter, je n’étais pas très loin de la vérité. Etais-je entrain de devenir dépressive ?! Oh non ! J’espérais bien que non ! Si j’avais été dépressive, je ne me serais pas sentie pleine de joie quand Jay avait parlé de l’idée de prendre un chien. Un dépressif restait neutre à toute situation, en théorie. Non ! Je devais simplement avoir un gros coup de blues et du coup, j’avais un peu besoin d’évacuer pour ne pas que ça devienne oppressant. Je savais qu’avec Jay, j’aurais une oreille attentive. Quel genre de parrain ferait-il s’il n’écoutait pas mes problèmes ? Parler à Jay avait toujours été beaucoup plus facile qu’avec n’importe qui d’autre. Avec Jenna aussi, c’était simple parce que je pouvais lui parler de trucs de filles qu’un garçon ne pouvait pas forcément comprendre. Du coup, je me trouvais incroyablement chanceuse d’être aussi bien entourée malgré tout. Et j’étais fière de chacun d’eux. Complètement perdue dans mes pensées, je revins à la réalité quand je vis Jay bouger et regarder autour de nous. Je me redressais sur mes coudes pour savoir ce qui avait bien pu l’alerter et me figeais lorsque j’entendis une brindille se briser.

J’eus l’impression que mon sang se glaça, mais il y eut par la suite un moment de silence. Parfois, ça arrivait que les branches des arbres se cassent à cause du froid, du coup, peut-être nous étions-nous alertés pour rien ? Oui, ça c’était avant qu’un grondement ne se fasse entendre. A la suite de Jay, je me redressais, complètement d’accord sur le fait qu’il valait mieux qu’on bouge. Une fois sur mes deux jambes, je me postais près de lui, lui agrippant le bras. Je regardais un peu autour de nous, m’attendant à voir surgir une quelconque créature d’une seconde à l’autre. Sauf que rien ne se produisit dans l’immédiat. Mais j’étais totalement d’accord avec Jay ! Mieux valait qu’on bouge ! Sauf que dans ma panique, je ne bougeais presque pas d’un poil et lâchais :

- Tu crois que c’est un loup ? Si c’est le cas, normalement, ça attaque pas les hommes ! Sauf si ça a très très faim ou si ça se sent en danger. Peut-être un sanglier ? Tu crois qu’il y a des sangliers ? Une mère voulant protéger ses petits ? Je sais pas si ça grogne. Si ? Non ? Peut-être ? Un ours ! Nounours ! Là, on est mort !

Qui aurait cru que la panique me ferait dire n’importe quoi ?! Il fallait battre en retraite ! Mais où ? Quelle direction prendre ? On ne savait même pas d’où provenait le grondement. Enfin, moi je n’en savais strictement rien en tout cas !

- On retourne à la voiture ? Tu crois ?
FICHE PAR STILLNOTGINGER.


Elizabeth Calloway
Baby I'm gonna put your skin on mine, be inside you all my life and if you let your heart open up your mind. I'm gonna be your satellite and I'll hang over your world at night. And I can hear you sleep beneath the candle light, I can see your dreams like they were mine.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   09.07.14 22:53


Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant

I do not like seeing you like this. We will lose to better meet us. I need you and I know that it is mutual. I'm here for you.
Lizzie & Jayden

L’énonciation de ce cadeau avait l’air de lui faire énormément plaisir. Je pouvais clairement distinguer les étoiles qui pétillaient dans ses yeux. Son si beau sourire revenait enfin et la voir ainsi, heureuse, sans se soucier du reste me faisait du bien. De ce que je comprenais, il s’agissait pour elle d’un rêve qui allait se réaliser. Et tout en y repensant, en revoyant son père qui disposait de pas mal d’argent vu ce que je le payais comme coach et agent, je me demandais alors pourquoi n’en avait elle pas eu plus tôt. Était-il allergique ou complètement contre les animaux ? En avait-il peur même ? Tout un tas de petites questions qui me démontraient que je ne connaissais pas complètement cet homme qui avait vécu une bonne partie de ma vie à mes côtés. En pensant à lui, je m’excusais donc silencieusement du cadeau que j’allais faire à sa fille. Peut-être allais-je contre ses croyances ou autre concernant son enfant mais je ne pouvais aller contre les envies de Lizzie. Cela lui faisait plaisir et je comptais bien lui apporter ce plaisir recherché et espéré. Pas même Caitlin pourrait me faire changer d’avis. Tout en lui parlant de ce qu’il faudrait ensuite acheter pour le chien, je ne pu me retenir de sourire alors qu’elle m’affirmait qu’elle m’aurait sauté dans les bras pour un câlin si la ceinture ne la retenait pas.

« Je ne remercierais pas la ceinture alors parce que je le veux moi le câlin. »

Lui dis-je alors en continuant de sourire. je voulais par la suite savoir quel chien elle allait choisir. Serait-ce un gros ? Plein de poil ? A poil ras ? Un tout petit comme un rat ? Un qui ressemblait à un loup ? Je voyais très bien bon nombre de race dans ma tête sans savoir clairement dire ce qu’ils étaient mais cela ne m’aidait pas à savoir clairement quel genre elle préférait. Elle m’annonçait alors vouloir faire une bonne action mais préférer pour une première acquisition un chiot. Ainsi elle pourrait forger un lien très fort avec l’animal d’une part mais aussi en apprendre davantage sur son élevage et autre chose. je me mis à rire alors qu’elle croyait s’être perdue dans ses explications. Secouant la tête de gauche à droite, je regardais la belle avant de lui répondre.

« Pas du tout. J’ai très bien compris ce que tu voulais me dire. Tu préfères prendre un chiot pour te faire la main et plus tard tu feras ta bonne action en adoptant un chien de la SPA. C’est très clair et très bien pensé. Surtout que je vais te laisser entièrement t’occuper de lui, il sera ta responsabilité. »

Je voulais qu’elle prenne réellement conscience de ça. Que tout ceci n’était pas un jeu. Que je ne cédais pas à un caprice. Je la connaissais cependant et savais qu’elle allait prendre tout ceci avec un sérieux exemplaire. Mais je voulais tout de même en tant que tuteur légale, lui faire part des choses.
Nous baladant dans la neige, je fus surpris de voir la belle débuter une bataille de neige. Tellement surpris qu’elle pu partir se cacher derrière un arbre avant que je ne tente quoi que ce soit. Cependant, étant assez gamin dans ma tête de temps en temps, je m’étais très rapidement prêté au jeu au point de venir lui courir après et lui jeter quelques boules en espérant la toucher. Une nouvelle course s’en suivit mais étant plus sportif que ma filleule, je pu avoir le loisir de l’attraper et la mettre au sol, roulant avec elle avant de me retrouver sur le dos, le corps de la belle tout contre le mien. Un moment de silence s’installa alors entre nous. Nous ne parlions pas. Ne bougions pas. Nous restions simplement ainsi en nous regardant dans les yeux. A ce moment là, je vis Lizzie comme une femme différente. Une jeune femme pleine de charme. Si sur le fait, je ne pris pas la dangerosité de la chose, lorsqu’elle s’échappa de mes bras pour s’allonger à son tour dans la neige, je me rendis compte de ce que je venais de penser et eu alors honte de moi. Mais qu’est-ce qui avait bien pu me passer par la tête ? Mais rapidement nous nous mîmes à parler d’autres choses.

« Qui sait… Peut-être oui. Je ne saurais l’affirmer. Il nous faudrait peut-être travailler là-dessus non ? Je suis prêt à aider si tu veux. »

A peine eu-je le temps de finir ma phrase qu’un bruit de craquement se fit entendre. Je me mis alors rapidement en alerte et me mis à regarder autour de nous. Rien. Absolument rien. Nous étions seuls dans cette étendue blanche. Du moins, c’est ce que je pensais jusqu’à entendre un grondement sourd. Il était désormais clair que nous n’étions plus seul et peut-être même les proies d’un prédateur caché dans la forêt. Me redressant, j’invitais Lizzie à en faire de même et elle ne se fit pas prier pour me suivre, regardant autour d’elle et autour de nous pour repérer cette bête. Ses mains se serrèrent autour de mon bras alors que je faisais barrage de mon corps. Je l’écoutais attentivement tout en regardant continuellement autour de nous, m’attendant à voir surgir la bête d’une minute à l’autre. Tout en faisant ça, je marchais lentement vers la voiture, sans faire de pas trop brusque.

« Aucune idée… je dirais un ours mais je n’espère pas. Quoi qu’il en soit, ne fais pas de geste brusque et avance prudemment vers la voiture, on va vite aller s’y enfermer. »

Lui dis-je alors en marchant près d’elle. Je plissais des yeux en voyant une branche de sapin bouger dangereusement. Merde… de quoi s’agissait-il à la fin ? Dans un sens, je voulais le savoir. Mais dans un autre, cela voudrait aussi dire de faire face à cette créature. Un nouveau grondement bien plus fort se fit entendre. Il ne s’agissait clairement pas de loup. Je pressais alors un peu plus le pas, attrapant le bras de Lizzie pour l’entrainer vers la voiture, elle qui était bien plus tétanisée qu’autre chose face au danger. Alors que je fermais la portière derrière elle, contournait la voiture pour rejoindre ma place, je vis la bête. Immense. Toute blanche. C’était pour cela que je ne l’avais pas vraiment vu dans la forêt.

« Merde… » Lançais-je en montant dans la voiture alors que j’essayais de démarrer, la bête s’avançant vers nous en cavalant.




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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden   13.07.14 20:14

Jay & Lizzie

 

 

C’était Noël avant l’heure. Un véritable conte de fées s’offrait à moi. J’adorais ça ! Au début, je n’avais pas eu envie de trop m’enthousiasmer au cas où les choses ne se dérouleraient pas correctement, mais à force d’en parler, c’était dur de rester calme. Du coup, je trépignais presque sur le siège de la voiture. Si je n’avais pas un minimum de retenue, j’aurais demandé à Jay de faire demi-tour pour retourner en ville et nous rendre à l’animalerie. Cependant, je savais bien que ce n’était pas possible dans l’immédiat. Il faudrait au moins prévenir Caitlinn de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, même si ce n’était qu’un chien. Tout ce que je pouvais espérer, c’était qu’elle ne s’opposerait pas à cela, ni même qu’elle avait une quelconque allergie aux animaux parce que sinon, ce serait bien ma veine…

Ne voulant pas être défaitiste avant même que tout cela se fasse, je gardais que le bon côté de la nouvelle dans ma tête. Pas besoin du mauvais ! Jay semblait aussi content qu’on prenne un animal parce qu’il me parla immédiatement des différents accessoires qu’on pourrait acheter. Mentalement, je me faisais une liste. Mais j’étais certaine qu’une fois dans l’animalerie, je saurais ce qu’il lui faudrait. Peut-être même qu’on en prendrait de trop, mais honnêtement, je préférais de trop que pas assez. Je n’avais pas du tout envie que cet animal soit malheureux dès son premier jour parce qu’il lui manquerait un truc… J’en aurais le cœur brisé, sérieusement. Bien sur, je partirai immédiatement lui prendre ce qu’il manquait, mais je m’en voudrais d’être passé à côté… Enfin, j’étais pressée et ça me semblait plus qu’évident.

- D’accord, je te le ferais ce câlin, c’est promis, répondis-je. Mais pas pendant que tu conduis parce que je n’ai pas envie qu’on aille dire bonjour au fossé !

Un accident était si vite arrivé. Surtout qu’avec de la neige, les routes étaient glissantes. Je n’avais pas envie de mourir ou bien d’atterrir à l’hôpital parce que j’avais été blessée. Alors quelque part, il fallait quand même remercier la ceinture de sécurité pour m’empêcher de provoquer un accident. Par la suite, Jay souhaita savoir si je comptais prendre un chiot ou bien un chien aillant déjà atteint l’âge adule. Je lui fis donc par de mon raisonnement sur ce propos. Pour mon premier chien, je souhaitais réellement un chiot afin de pouvoir tout vivre de A à Z. Puis le jour où je devrais reprendre un chien, alors oui, là, je ferais ma bonne action en prenant un chien qui avait eu une vie malheureuse. Je savais qu’il y en avait des milliers de chiens qui attendaient une bonne âme pour pouvoir revivre, mais pour une première fois était-ce un mal ?

Jayden semblait comprendre parfaitement ce que je voulais dire. Je hochais la tête lorsqu’il résuma la situation pour moi. Il avait tout compris en fait ! Il ajouta même que ce chien serait le mien et que j’en serais responsable. Cette fois-ci, je hochais la tête un peu plus énergiquement tout en continuant de sourire de toutes mes dents. Oh pour ça, il n’avait aucun souci à se faire. J’en prendrais soin comme à la prunelle de mes yeux. J’avais tellement rêvé de ça que ce n’était pas pour jouer les irresponsables maintenant ! Déjà que je m’étais résignée à prendre un chien que lorsque j’aurais mon propre chez moi… Maintenant qu’il allait arriver beaucoup plus tôt que prévu, ce n’était pas le moment de tout faire capoter.

- Hé, tu m’as bien regardé ? J’ai 22 ans, tu me connais mieux que personne et tu sais très bien que je prends vraiment ça à cœur, non ?

Autant mettre les choses au clair, non ? Je rêvais d’un chien depuis que j’étais haute comme trois pommes et je n’avais jamais été du genre à ramener un poisson rouge de la fête foraine parce que je savais que si je ne m’en occupais pas, personne ne le ferait. Or un poisson rouge, ce n’était décidément pas mon souhait. Du coup, tous les poissons rouges étaient restés à la fête foraine… Et tout le monde savait que les parents offraient des poissons rouges à leurs enfants quand ils faisaient un caprice pour avoir un animal de compagnie. Les poissons ne duraient pas longtemps lorsqu’on les négligeait et les parents n’étaient pas du genre à se souvenir qu’il fallait nourrir le poisson… C’était triste pour les poissons, mais c’était malheureusement ainsi. Moi, j’étais certaine que si j’avais un poisson, je m’en occuperai correctement aussi. Disons que j’avais le sens des responsabilités. On m’avait élevé comme ça.

Tout cela me sortit un peu de la tête lorsque je commençais une bataille de boules de neige. Je n’avais pas beaucoup de chance de surpris face à Jayden, mais je lui avais tenu tête quand même un peu de temps et j’en étais fière. Cette bataille s’était terminée, nous deux roulant dans la neige avant qu’une idée plus que saugrenue ne me traverse l’esprit, me déstabilisant énormément. J’avais mis un peu de distance entre nous deux afin d’y voir un peu plus clair et je n’avais rien trouvé de mieux que de lui demander comment il voyait l’avenir. C’était un peu imprévisible comme question, mais ça m’angoissait un peu de ne pas savoir ce que j’allais faire demain. Je confiais tout cela à Jay parce que je n’avais personne d’autre à qui en parler. Puis, il s’avérait souvent de bons conseils alors je savais que je misais juste en lui en parlant.

- Merci, je savais que je pouvais compter sur toi ! répondis-je.

Au pire des cas, si rien ne fonctionnait, je pouvais toujours aller voir un psy. Bon, je devais bien avouer que ce n’était pas vraiment le plan idéal à mes yeux parce que ça coutait une fortune, mais s’il n’y avait pas le choix et bien ma foi, il n’y avait pas le choix ! Je ne pus aller plus loin dans ma réflexion car un bruit nous fit tous les deux sursauter. J’avais d’abord vu Jay réagir avant de faire de même. Me plaçant juste derrière lui, je regardais un peu autour de nous pour voir qu’est-ce qui faisait ce bruit. Mon cœur battait à cent à l’heure. Inutile de préciser que j’avais la trouille. Il y avait un animal dans le coin. Un animal fort peu sympathique. J’émis la possibilité que cela soit un loup et que dans ce cas-là nous n’avions pas à nous en faire, mais si ce n’était pas un loup… Là, il y avait de fortes chances qu’on y laisse notre peau.

Absolument rien ne venait et pourtant, je savais que nous n’étions pas en sécurité. Lorsque Jay m’ordonna de marcher prudemment vers la voiture, je mis un peu de temps avant que mes jambes acceptent de se mettre en route. Lentement, je marchais à côté de mon parrain, lui tenant le bras comme si cela pouvait changer quelque chose à notre sort… Disons que savoir qu’il était là me rassurait. Je n’étais pas toute seule… Alors que nous avions le dos tourné, un grondement plus fort encore se fit entendre si bien que je me crispais, m’agrippant un peu plus fermement à Jay. Ca ne ressemblait pas un grognement canin ça. Tout du moins, pas si je me fiais aux reportages… Jay m’agrippa le bras pour me faire avancer plus rapidement. Quand la voiture fut en vue, j’étais soulagée. Nous étions encore en vie !

Je grimpais sur le siège passager tandis que Jay refermait la portière derrière moi pour faire le tour de la voiture afin de s’installer à son tour sur le siège conducteur. Sauf qu’avant qu’il ne soit rentré, la bête surgit et mes yeux s’écarquillèrent automatiquement. Oh mon dieu ! Je lançais un regard affolé vers Jay qui n’était pas vraiment resté bloqué face au danger car il vint s’enfermer lui aussi dans la voiture. La voiture refusait de démarrer et l’animal avançait droit sur nous. De plus en plus, la distance qui nous séparait de l’animal se réduisait. Je sentais la panique qui commençait à monter de plus en plus puis brusquement une idée me vint.

- Jay ! Jay arrêtes, touches plus à rien. Reste tranquille et ne fais pas de bruit !

J’avais posé une main sur son bras qui essayait encore de démarrer la voiture. Dans mes oreilles, j’entendais mon cœur battre à cent à l’heure. J’essayais de rester calme. Lentement, je soufflais :

- Il faut faire le mort. S’il pense qu’on est mort, il nous laissera tranquille…
FICHE PAR STILLNOTGINGER.


Elizabeth Calloway
Baby I'm gonna put your skin on mine, be inside you all my life and if you let your heart open up your mind. I'm gonna be your satellite and I'll hang over your world at night. And I can hear you sleep beneath the candle light, I can see your dreams like they were mine.
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Une bouffée d'air frais pour aller de l'avant ▬ feat Jayden

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