Partagez | .
 

 la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
le pinguson message
avatar

Bienvenue à Fairbanks

▪ Âge : 24
▪ Discussions : 201
Voir le profil de l'utilisateur



MessageSujet: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   12.06.14 16:43

Zoey Casey Valentin Klements
la vie humaine est un grand lac qui dort
Participants ✦ Zoey & Valentin.
   Statut ✦ privé.
   Lieu ✦ Kodiak Park.
   Date ✦ mi-juin.
   Moment ✦ soirée.
   Météo ✦ soleil en journée, air un peu frais
   Prévention -18 ✦ non, non, on ne fait rien en dehors de la loi.
   PNJ ✦ ça peut, comme ça peut ne pas se faire.


Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau.
Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau On aura mis deux éléments contraires, Comme tu vois être le feu et l'eau Entre éléments les deux plus adversaires : Je t'avertis qu'ils sont très nécessaires Pour te montrer par signes évidents Que si en moi ont été résidents Larmes et feu, bataille âprement rude : Qu'après ma mort encores ci dedans Je pleure et ars pour ton ingratitude. - blackheart & Maurice Scève.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bienvenue à Fairbanks

▪ Âge : 24
▪ Discussions : 201
Voir le profil de l'utilisateur



MessageSujet: Re: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   12.06.14 16:43

Le week-end est arrivé si vite que Valentin ne l'a même pas vu arriver. Il a enchaîné les horaires sans même les compter, oubliant les douleurs qui ne manquaient pas de surgir en fin de semaine : les maux de dos, de tête, les articulations un peu raides, les coudes râpés, tous ces petits détails qui rendent le corps inconfortable. Et soudain, la pression redescend. C'est le week-end.

Pris d'un mal de tête un peu plus violent que d'habitude, Valentin farfouille dans son armoire à pharmacie pour trouver un petit cachet qui pourrait lui sauver la mise. Malheureusement, il n'y a rien du tout, son exploration minutieuse demeure infructueuse. Il se rappelle alors qu'il a déjà tout utilisé, et se maudit d'abuser encore trop facilement des médicaments. Il n'est plus en France, il ne lui est plus aussi facile de soigner ses petits bobos comme il en a envie. Désormais, il doit faire attention à son budget. Malheureusement, acheter une boîte de médicaments, même si c'est fort utile, constituerait un trop gros achat. La vie est chère, surtout quand on a un salaire de misère, un appartement à payer, et une fâcheuse tendance à acheter un peu trop. Il s'est bien calmé, c'est vrai, depuis son arrivée, il est beaucoup plus économe. Mais après une existence d'abondance, il ne voit pas trop comment abandonner ses habitudes aussi facilement. Dépité, il se lève et décide qu'un peu d'air frais lui ferait du bien. Il ne fait pas trop froid, enfin, pour l'Alaska. En fait, il fait même beaucoup plus chaud que ce qu'il avait imaginé. L'été approche, et visiblement, les amplitudes thermiques sont fortes à Fairbanks. Cela le fait sourire. Il saura parfaitement se satisfaire des températures estivales, il n'en doute pas. Mais supporter le froid de l'hiver, c'est trop lui demander. Il n'oublie pas de fermer la porte de son appartement à clé, même si, pour être honnête, il n'a pas grand-chose à se faire voler. Comme toujours quand les choses ne vont pas trop, il se rend au parc. Il n'a jamais été du genre amoureux de la nature, c'est un vrai citadin ; cependant, il a besoin de son petit coin vert, et ce coin vert, c'est le parc. Le jeune homme n'a pas vraiment peur des jeunes qui peuvent y traîner, vu qu'il n'a plus d'argent, il ne voit pas trop ce qui pourrait lui arriver. Même s'il est déjà assez tard et que le soleil se couchera sans doute assez vite, il n'en a rien à faire. Il s'approche de l'étang et s'allonge dans l'herbe, poussant un soupir de soulagement quand il ferme les yeux. Tout à coup, la fatigue accumulée pendant toute la semaine l'assaille, et, sans même s'en rendre compte, Valentin s'endort.

Il se réveille en sentant des mains toucher son torse, à proximité de ses poches. Valentin grommelle et remue, avant de se rendre compte que quelqu'un est là, et ouvre les yeux. Un jeune vêtu d'un sweat-shirt trempé de sueur, trop grand pour lui, est penché sur son corps, sans doute en train de chercher son portefeuille ou quoique ce soit. Il y a d'autres jeunes gens près de lui, peut-être trois s'ils sont tous dans son champ de vision. Pas très bien réveillé, Valentin décoche un coup de poing au jeune voleur, sans vraiment y faire attention. La réaction est immédiate : les trois autres se jettent sur lui, le plaquant au sol pour l'empêcher de bouger. Valentin comprend tout à coup sa situation, et commence à paniquer. L'un de ses assaillants lui assène un coup de poing en retour, ce qui achève de le réveiller. Il est dans de beaux draps.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bienvenue à Fairbanks

▪ Âge : 34
▪ Discussions : 732
Voir le profil de l'utilisateur



MessageSujet: Re: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   13.06.14 13:01

Valentin Klements & Zoey A. Casey
La vie humaine est un grand lac qui dort. ♪♫


Dernière patrouille de la journée et ensuite je pourrai rentrer chez moi et retrouver mon mari. Kodiak Park, c'était l'un des endroits qu'on aimait vérifiait en dernier, parce qu'en général soit il ne s'y passait rien, soit on avait à faire à un ou deux petits dealers entrain de faire leurs échanges, c'est tout. Bref, ce soir-là, j'étais entrain de patrouiller dans le parc en compagnie de Tyler, quand tout à coup des bruits suspects avaient attiré mon attention. Me précipitant alors vers l'endroit d'où provenait ces cris, j'avais rapidement sorti mon arme et avait sommé aux individus qui était entrain de tabasser quelqu'un qui se trouvait au sol, de s'arrêter de suite. Ces derniers, avaient en effet arrêté de tabasser leur victime cependant ils avaient quitté les lieux en courant, avant même que je ne puisse les arrêter. Pas grave, mon coéquipier se trouvait non loin de là et il n'était pas seul, puisque qu'une autre équipe devait elle aussi patrouiller dans ce parc, à cette heure-là. Bien oui, nous n'étions pas trop de quatre pour quadriller tout le parc et vérifier que rien de grave ne s'y produise. Ces individus ayant quitté les lieux, je m'étais approché du jeune homme qui se trouvait au sol, avant de reconnaître celui-ci. « Valentin ? Est-ce que ça va ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » L'aidant ensuite à se lever, je l'avais invité à venir s'asseoir avec moi, sur le banc qui se trouvait non loin de là, avant de reprendre une énième fois la parole « Qu'est-ce qu'il te voulait ces mecs là ? J'espère que tu ne t'es pas fourré dans une autre de ces situations compliquées dans lesquelles tu as le don de te mettre à chaque fois. » Sortant ensuite mon téléphone portable de ma poche, qui venait de sonner, j'avais répondu à l'appel que je venais de recevoir, avant de ranger mon téléphone dans ma poche et reprendre ensuite la parole « C'était mon coéquipier, ils ont arrêté tes agresseurs. tu pourrais venir avec moi pour témoigner contre eux ? Sauf si tu as envie qu'ils s'en sortent et reviennent pour t'agresser une nouvelle fois ? »

Valentin, c'était un jeune homme que j'avais rencontré il y a quelques temps déjà et si notre première rencontre s'était plutôt mal passée, très vite j'avais su reconnaître mes erreurs et présenter mes excuses à celui-ci. Comment je l'ai rencontré ? Valentin s'était retrouvé en tête de nos suspects sur une affaire de vol, il y a quelques temps de cela et si dans un premier temps j'avais essayé de réunir toutes les preuves pour pouvoir l'inculper, malgré les contestations de celui-ci, j'avais finalement terminé par croire en son innocence après avoir découvert de nouvelles preuves sur les lieux où le vol avait été commis. Bref, depuis ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, je m'étais prise d'affection pour ce jeune homme et après avoir appris que ce dernier était sous la coupe d'un créancier pas très net, j'avais décidé de lui venir en aide et le protéger comme une grande sœur le ferait avec son petit frère. Car oui c'est ainsi que je considérai Valentin aujourd'hui. Comme ce petit frère que je n'ai jamais eu. Oh oui, il m'arrive parfois d'être un tout petit peu trop protectrice avec lui, je le reconnais, mais ce n'est pas pour autant que je laisserai tomber. Hors de question que je ne laisse quelque chose arriver à Valentin, si tel était le cas je m'en voudrai énormément et maintenant que je le considérai comme quelqu'un de ma famille, il était évident que le premier qui s'attaquerait à lui, le paierait sûrement très cher. On ne touche pas à ma famille ou mes amis, sans en payer les conséquences par la suite. Posant ensuite mon regard sur le visage de Valentin, j'avais alors repris la parole, plus sérieusement, tout en lui tendant un mouchoir pour qu'il puisse essuyer le peu de sang qui se trouvait sur celui-ci « Dis-moi, qu'est-ce que tu faisais ici ? Tu le sais pourtant qu'il faut éviter ce parc à cette heure-là. Ce n'est pas la première fois que je te le dis. T'imagine ce qui serait arrivé, si je n'étais pas passé par là ? »

fiche par blackheart. - image par acciosophia|tumblr.


ZOEY ANNALYNNE CASEY.
« Je préfère avoir des yeux qui ne voient pas, des oreilles qui n'entendent pas, des lèvres qui ne peuvent pas parler, qu'un cœur qui ne peut pas aimer. » - blackheart & fyeahshippers & fuckyeahmissbush.
   

 :pingu1:  :) Vote pour SF  :**:  :coeur1::
 


Dernière édition par Zoey A. Casey le 16.06.14 17:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bienvenue à Fairbanks

▪ Âge : 24
▪ Discussions : 201
Voir le profil de l'utilisateur



MessageSujet: Re: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   14.06.14 21:06

Valentin se maudit de sa stupidité. Il n'a jamais eu besoin de faire attention à lui quand il était riche parce qu'il fréquentait des endroits protégés. A présent qu'il est pauvre, il pense qu'il n'a plus besoin de se soucier de sa sécurité, que personne ne viendra lui chercher des noises. Apparemment, c'est faux. Ces jeunes sont incapables de reconnaître des vêtements qui datent de l'année dernière et qui, par conséquent, ne sont plus du tout à la mode. En attendant, ils sont trop nombreux, il ne peut rien faire. Puis une voix féminine leur somme d'arrêter, et ses agresseurs s'enfuient. Le Français se laisse retomber sur le sol dans un soupir. Il ne s'est heureusement pas pris trop de coup, mais cela lui fait tout de même très mal. Il sent cette douleur pulser dans le moindre des muscles qui ont été touchés, et se laisse envahir par celle-ci. Enfin, presque. Une voix familière l'appelle par son prénom, et Valentin lève les yeux, pour apercevoir Zoey. Un léger sourire étire ses lèvres. Toujours à faire son boulot, songe-t-il avec un brin de soulagement. Zoey l'aide à se relever et l'emmène un peu plus loin, s'asseoir sur un banc. Le jeune homme soupire à nouveau quand il s'assoit, ressentant cette douleur de façon désagréable. Zoey lui pose des questions, et Valentin secoue la tête. « J'ai rien fait, moi, j'ai juste dormi au mauvais endroit. Ils voulaient me voler mon portefeuille, je me suis défendu, et voilà. » Valentin touche sa poche où se trouve le portefeuille en question. Soit dit en passant, il n'y a pas beaucoup d'argent dedans, il aurait presque pu le laisser leur prendre. Enfin, il n'était pas assez réveillé pour se rendre compte de ce qu'il faisait. Et puis, il reste quelques petites photographies de France, les seules qui lui restent. Elles sont là pour le soutenir dans ses moments de nostalgie. Valentin ne pourrait supporter qu'on lui vole des souvenirs qui appartiennent à Galahad. Même si c'est lui Galahad, et que c'est de sa propre vie dont il s'agit.

Zoey reçoit un coup de fil et le laisse de côté quelques secondes pour répondre. Le jeune homme s'efforce de ne pas écouter ce qu'elle pourrait dire. Ce serait sans doute très intéressant à savoir, cependant, il a appris quelque chose : mieux vaut ne pas fourrer le nez dans les affaires des autres. Surtout quand il s'agit de travail, comme dans le cas de Zoey. Une fois l'appel terminé, Zoey lui tend un mouchoir, et c'est seulement à ce moment-là que Valentin se rend compte qu'il a un peu de sang sur lui. Le sien. Il grimace. Il espère vraiment qu'il n'a pas tâché ses vêtements, il a du mal à faire partir les tâches de sang - il doit très certainement exister un secret de ménagère pour cela, mais il ne le connaît pas, et il n'a pas internet à la maison, donc il ne peut pas faire de recherches sur le sujet. Il s'essuie puis reprend la parole : « Je sais, Zoey, mais j'pensais pas que ça poserait problème. J'ai pas l'habitude d'être sur mes gardes, c'est tout. A vrai dire, je pensais me reposer un peu car j'avais un mal de crâne abominable, mais je me suis endormi. » C'est la pure vérité. Valentin ne mentirait pas à Zoey, pas même pour avoir l'air de quelqu'un de bien. Non, d'ailleurs, il se fiche un peu de l'image qu'il peut véhiculer. Tant pis s'il a l'air d'un pauvre type paumé, parce que c'est ce qu'il est. Mais de toute façon, il apprécie Zoey. Il sait qu'il peut lui faire confiance, et qu'elle pourrait l'aider. Même si ce dernier point l'agace légèrement, dans la mesure où il n'aime pas beaucoup quand on lui vient en aide. Le mouchoir étant plein de sang, Valentin le jette à la poubelle qui se trouve à côté du banc. « Et toi, pourquoi tu es ici ? En patrouille ? Je te prends du temps sur ton travail, peut-être ? » Ce n'est pas son genre de s'inquiéter pour quelqu'un, mais Zoey est tellement gentille avec lui. Il n'a pas envie d'être un fardeau pour elle, par conséquent, il fait attention à ne pas lui en demander trop. Si elle est en service, elle ferait mieux de le laisser planté, il trouvera bien le chemin de la maison tout seul...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bienvenue à Fairbanks

▪ Âge : 34
▪ Discussions : 732
Voir le profil de l'utilisateur



MessageSujet: Re: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   22.06.14 15:16

Valentin Klements & Zoey A. Casey
La vie humaine est un grand lac qui dort. ♪♫


Après une journée pareille je m'attendais à tout sauf à retrouver Valentin, les quatre fers en l'air, en train de se faire agresser par des abrutis, qui n'avaient rien trouver de mieux que de se sauver en courant, après que je sois intervenue avec mon partenaire. Pff courage fuyons évidemment. Seulement c'était mal nous connaître mon coéquipier et moi, si j'avais pour ma part préféré m'occuper de Valentin, Tyler quant à lui, avait préféré poursuivre les trois zozos et les avait choppé, alors même qu'ils se dirigeaient dans les quartiers peu fréquentables de Fairbanks. Une fois mise au courant et après avoir demandé à Valentin ce qu'il s'était passé, j'avais prévenu ce dernier que j'aurai sans doute besoin de lui au poste pour venir identifier ces trois imbéciles, afin qu'ils soient punis et ne reviennent pas agresser Valentin dans les jours qui suivraient. Parce que oui, il ne fallait pas se voiler la face, comme ils n'avaient pas eu ce qu'ils voulaient et qu'en prime ils s'étaient fait attraper, il y avait de fortes chances que ces derniers cherchent à se venger de Valentin et il était hors de question que je ne les laisse faire.

Ce dernier m'expliquant qu'il avait simplement voulu se reposer, durant quelques instants à cause d'un mal de tête qui l'avait fatigué, mais qu'il s'était endormi, se réveillant alors quand ces trois individus avaient essayé de lui piquer son portefeuille, j'avais alors secoué la tête de gauche à droite avant de prendre à nouveau la parole « Et ta tête ? Ça va mieux ou tu veux que je te donne un cachet pour que ça passe ? Dans tous les cas, tu as de la chance qu'ils n'aient pas réussi à te voler ton portefeuille et qu'on soit arrivé au bon moment, tu dois sûrement avoir une bonne étoile là-haut, qui veille sur toi. » Scrutant ensuite les environs du regard, durant quelques minutes, j'avais finalement reporté mon attention sur Valentin, après que ce dernier se soit à nouveau adressé à moi. Perdre du temps en m'occupant de lui ? Jamais ce ne serait le cas. Pour moi, Valentin c'était un peu comme le petit frère que je n'avais jamais eu et il était hors de question que je ne laisse quelque chose lui arriver. Passant alors une main dans mes cheveux, je m'étais assise à côté de lui et lui avait alors répondu « Ne t'inquiète pas, j'avais quasiment terminé ma journée. Ils ne nous restaient plus qu'à patrouiller dans le parc. Et non, tu ne me prends pas du temps sur mon travail, puisqu'en m'occupant de toi je travaille aussi. Ton cas est un cas comme tout ceux dont je m'occupe durant mes journées de travail, il n'est pas moins important, parce que l'on se connait, tu sais. Et puis, il est hors de question que je laisse ces petits délinquants s'en sortir comme ça de toutes manières. Je n'ai pas envie qu'ils viennent s'en prendre à toi une nouvelle fois. Donc, qu'est-ce que tu décides, tu viens avec nous maintenant au commissariat pour les identifier ou alors tu préfères faire cela plus tard ? »

fiche par blackheart. - image par acciosophia|tumblr.


ZOEY ANNALYNNE CASEY.
« Je préfère avoir des yeux qui ne voient pas, des oreilles qui n'entendent pas, des lèvres qui ne peuvent pas parler, qu'un cœur qui ne peut pas aimer. » - blackheart & fyeahshippers & fuckyeahmissbush.
   

 :pingu1:  :) Vote pour SF  :**:  :coeur1::
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Bienvenue à Fairbanks

▪ Âge : 24
▪ Discussions : 201
Voir le profil de l'utilisateur



MessageSujet: Re: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   26.06.14 19:43

Valentin se sent plus calme désormais. Cela lui fait tout drôle de se dire qu'il peut encore paniquer pour sa propre sécurité, comme si ça comptait vraiment. Il pensait qu'il avait fini par accepter sa situation, mais visiblement, il y a encore des choses qui lui font peur, comme la douleur physique. Ou du moins, pas aussi peur que ce qu'il pourrait penser, mais trop pour une personne complètement vide. Il a encore des émotions, des espoirs, et cela lui fait tout drôle. Heureusement que Zoey est là, même s'il ne voit pas trop comment il pourrait lui expliquer ce qui lui passe par la tête. Il a trop d'émotions par rapport à ce qu'il serait avoir... personne de sensé n'accepterait une explication pareille. Elle lui ferait très certainement un petit sermon comme elle en a l'habitude de faire. Pas désagréable, c'est comme se faire sermonner par une grande sœur. Mais, là, comme ça, ce n'est pas la chose dont il rêve le plus. Il a envie de rire quand elle lui dit qu'il doit avoir une bonne étoile. Un rire amer. Il ne se considère pas comme une personne particulièrement chanceuse. Il avait de la chance quand il vivait dans une grande maison, avec une chambre plus grande que son appartement actuel, que tout l'argent qu'il possède actuellement correspondait à la moitié de son argent de poche et qu'il était aimé par tout un tas de personnes qui désiraient être amies avec lui. Oui, ça, c'est à cela que correspond la vision de la chance pour Valentin. Il est peut-être bien né, mais cela ne lui a servi à rien, sinon à tomber de plus haut. Il finit par hausser les épaules, chose qu'il fait souvent quand il n'a pas envie de montrer que le sujet lui tient à cœur et pourrait le blesser. « Le mal initial a disparu, ce sont plutôt les coups qui me font mal, mais ça ira, tu n'as pas besoin de me payer des médicaments, Zoey. Je survivrai. » Comme toujours, il n'aime pas qu'on lui paie quelque chose. Il ne se considère pas comme une personne particulièrement fière, mais ce point-là est resté sans même qu'il s'en rende compte. Il n'arrive pas à accepter la charité. Cela marque la fin de sa déchéance. « C'est plutôt toi, ma bonne étoile. » : fait-il remarquer en lui souriant. Parce qu'il le pense sincèrement. Une des bonnes choses qui lui est arrivée quand il est venu ici, ça a été de la rencontrer. Même si la rencontre en elle-même n'a pas été des plus agréables, au moins, il se sent mieux à Fairbanks depuis qu'il sait qu'il peut compter sur elle.

Zoey lui assure qu'elle avait quasiment terminé de travailler, ce qui rassure profondément Valentin. Il ne veut pas être un fardeau pour elle. Il veut juste qu'elle soit heureuse de le voir en sécurité, et rien de plus. Il ne veut pas la voir se tracasser à cause de lui. Peut-être que pour faire cela, il devrait commencer par prendre soin de lui-même... mais à son stade, c'est peut-être trop lui demander. Le jeune homme sent son sourire disparaître quand elle lui rappelle son métier et lui dit de venir au commissariat. « Tu n'as pas à t'en faire pour ça, je... » Puis il se stoppe, comprenant tout à coup la logique. Ces jeunes pourraient recommencer sur une autre victime. Et faire du mal à une autre personne que lui. Au fond, cela ne concerne pas que lui. Il soupire, puis se lève. « D'accord, j'ai compris, je vais y aller. Mais, Zoey, je suis jamais allé voir la police américaine... ça ne pose pas problème si je suis Français ? » Question stupide qui est juste là pour cacher le fait que ça le panique complètement d'aller au commissariat, et qu'il préférerait vraiment l'avoir avec lui...
Revenir en haut Aller en bas

Bienvenue à Fairbanks
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)   

Revenir en haut Aller en bas
 

la vie humaine est un grand lac qui dort (zoey)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Les quatre grandes étapes de la Vie Humaine
» Méréwyïn Alaryïn [Grand prêtre d'Arcamenel] {réservé Ambre}
» Tralïn- guerrier nomade grand tueur d'orque
» Un sous-commissariat à Grand'Ravine
» Nouveau lac formé par le séisme en Haïti menace d'inonder Grand-Goâve

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SNOW FALLS 3.0 :: It's a brave new world. :: Braddock District. :: Kodiak Park.-